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Désirs d'Avenir 76

Avec B Delanoë , la liste des pro-primaires s'allonge au PS !

22 Août 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Espoir à Gauche

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Montebourg qui en a fait son cheval de bataille, avait menacé, mercredi, de démissionner du PS si le dossier était enterré. Delanoë, Valls, Bianco et Peillon ont, eux aussi, plaidé pour ce mode désignation du candidat de 2012.

En menaçant avec fracas de quitter le PS s’il n’était pas écouté, Arnaud Montebourg semble avoir réussi à inscrire à marche forcée la question de primaires pour 2012 au programme de rentrée du PS.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'est à son tour déclaré favorable samedi à ce mode de désignation du candidat de la gauche à la présidentielle, une solution selon lui, pour faire face à «la crise de crédibilité et de leadership» au PS. «Les primaires sont un élément possible de notre rénovation. Je suis pour. Je ne dis pas que nous aurons résolu tous nos problèmes de crédibilité seulement par les primaires, mais les primaires font partie» des solutions, a-t-il expliqué sur RTL, précisant qu’il allait signer la pétition de la fondation Terra Nova, proche du PS, en faveur de ces primaires. Interrogé sur la date idéale pour les organiser, Delanoë a répondu: «un an avant la présidentielle eut été la bonne période mais si la crise de la crédibilité et du leadership se prolongeait, il faudrait peut-être les faire avant.»

L’ex-candidat au poste de premier secrétaire au congrès de Reims, est-il lui-même sur la ligne de départ de ces primaires ? Sans vouloir «ajouter [son] nom au bal des égos», il ne l’exclut pas: «J'apporterai mon expérience, mes idées […] A quelle place? je n'en sais rien.»

«Un débat de vie ou de mort» pour le PS

Selon Manuel Valls, présent ce samedi à Marseille aux ateliers d’été du courant PS, L’Espoir à gauche, le dossier des primaires est «un débat de vie ou de mort pour» le PS: «Dans ce cycle politique qui commence, c'est la dernière tentative pour nous sauver.»

Avec les primaires, «on crée les conditions d'une dynamique nouvelle et c'est l'occasion d'un autre rapport à la démocratie», vante le député-maire d’Evry, premier, en juin dernier, à s’être déclaré candidat aux primaires, qui appelle à «imposer» cette «formidable occasion de mobiliser».

Deux autres proches de Royal, Jean-Louis Bianco et Vincent Peillon, leader du courant L'Espoir à gauche y étaient déjà allés, vendredi, de leur plaidoyer pro-primaires. Sans pour autant approuver la méthode de Montebourg, jugée «inopportune» par Bianco. «Les menaces ne servent à rien, je ne crois pas que ce soit la bonne méthode», a également commenté Peillon.

«Il faut aller assez vite. Il faut que nous en parlions très sérieusement dans les prochaines semaines», a déclaré l'eurodéputé sur France-Inter, tandis que Bianco réclame un vote «des militants à la rentrée» sur les modalités, puis la mise en place de ces «primaires après les régionales». Lui assure cette position largement partagée au sein du parti, citant Ségolène Royal, Benoît Hamon, les amis de Dominique Strauss-Kahn et une partie de ceux de François Hollande et de Bertrand Delanoë.

Peillon insiste enfin, sur la nécessité d’élargir ces primaires au-delà des socialistes, pour faire participer «tous les protagonistes: les Verts, les Radicaux, les citoyens et bien entendu le plus grand nombre de français.» Il se veut optimiste quant à la participation: «l'idéal c'est d'aller vers trois, quatre millions» de votants.

En revanche, Benoît Hamon, sans s’opposer au dispositif - les primaires peuvent «permettre d'atteindre l'objectif» de battre Nicolas Sarkozy – refuse de se précipiter. «Le PS n'est pas sommé de résoudre la question du mode de sélection du prochain candidat dans les trois mois sous peine de disparaître», temporise son porte-parole dans un entretien, samedi, au quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France.

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