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Désirs d'Avenir 76

Ségolène Royal estime imméritée sa défaite à La Rochelle

3 Septembre 2012 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Ségolène ROYAL

 Le Monde.fr 

La présidente de la région Poitou-Charentes est en Afrique du Sud pour le congrès de l'Internationale socialiste.La présidente de la région Poitou-Charentes est en Afrique du Sud pour le congrès de l'Internationale socialiste. | REUTERS/GONZALO FUENTES

 

Ségolène Royal estime que sa défaite à La Rochelle aux élections législatives de juin est une humiliation violente imméritée, selon des déclarations faites en Afrique du Sud et publiées lundi 3 septembre par Le Figaro.
 

"La Rochelle, c'est une injustice. Un crash. Un accident de parcours. Je ne mérite pas ça", assure Ségolène Royal, au Cap, où elle a assisté au congrès de l'Internationale socialiste. "Subir une humiliation comme cela, sous plusieurs angles, c'est violent", dit-elle encore.

Le Figaro explique que la formule "sous plusieurs angles" se réfère au fait que "la défaite politique a été doublée d'un tweet de soutien à [Olivier]Falorni signé de Valérie Trierweiler", la compagne de François Hollande, qui a en effet envoyé ce tweet au candidat socialiste dissident, qui a battu Ségolène Royal.

"UN DOUBLE CHOC"

"Cela reste un double choc", pour Mme Royal. Il n'était donc pas question pour elle de revenir à La Rochelle pour l'université d'été du PS le mois dernier. "J'aurais été pourchassée par les médias. Tout le monde m'aurait guettée, scrutée", assure-t-elle.

A propos de sa défaite, Ségolène Royal estime qu'elle a été victime d'une"convergence d'intérêts entre la droite et la gauche dissidente" que Maxime Bono, le maire de La Rochelle, qui lui a proposé sa circonscription, et elle n'avaient pas anticipée.

Elle raconte que François Hollande, au lendemain de la présidentielle, lui a offert le poste de ministre de la justice mais qu'elle a préféré poursuivre son objectif de présider l'Assemblée nationale, brisé par sa défaite. Le gouvernement envisage d'ailleurs de lui trouver une "fonction", a déclaré lundi Najat Vallaud-Belkacem sur Canal +. "Elle a eu une année difficile", a dit la porte-parole du gouvernement. "Son utilité est d'ores et déjà avérée et on saura sans doute lui trouver une fonction, une responsabilité qui permette aux Français de continuer à bénéficier de son expérience et de son volontarisme."

"Je ne vais pas entrer au couvent !" ironise Ségolène Royal à propos de son avenir, mais, dit-elle, "je ne veux pas qu'on parle d'un point de chute, c'est dégradant. (...) Je n'ai pas besoin d'un lot de consolation." Quoi qu'il en soit, pour Ségolène Royal, "arrêter ? C'est impensable. J'ai trente ans de vie politique. C'est ma passion."

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