Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
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 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Mardi 18 avril 2006
"Prendre le pouvoir pour vous le rendre", voilà ce qui guidait les pères de la décentralisation. Les différentes lois qui se sont succédé avaient toutes pour objectif de rapprocher l'action publique du citoyen. Plus proches donc plus efficaces, plus près, donc plus lisibles, les collectivités locales devaient créer le renouveau d'une République à bout de souffle, République engourdie par la longueur de ses procédures, la distance entre la décision et le terrain. Chaque gouvernement a donc, depuis 1982, transféré, décentralisé, compétences, services, responsabilités aux collectivités locales dans cette logique. Somme toute, hélas, les finances suivent de moins en moins les compétences transférées.

La loi du 13 août 2004, puis les décisions de plafonnement de la taxe professionnelle sont de véritables coups de grâce assénés à l'esprit de décentralisation. Pas une collectivité n'est épargnée, toutes prises en otage par les promesses de baisses d'impôts de Jacques Chirac qui tente de sauver le budget de l'Etat par un jeu de transferts de charges aux collectivités. Les transferts massifs de personnels de l'Etat vers ces dernières ont été imposés sans vision pour l'organisation de la République.

Ces changements seront pourtant lourds de conséquences : en multipliant par 5 le nombre d'agents gérés par les régions c'est la nature même de ces collectivités qui a été bouleversée. A cela s'ajouteront les rattrapages inéluctables concernant les équipements mal entretenus par l'Etat, à l'image de l'expérience passée avec les transferts des lycées, collèges et TER, qui alourdiront les charges de ces collectivités. Et que dire face aux transferts du RMI et de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) aux départements, qui n'ont pas reçu à ce jour les compensations promises ?

L'égalité de droit des citoyens, fondement de la République, sombre avec cette impossibilité à surmonter les fossés qui séparent collectivités riches et collectivités pauvres. Cette situation a une conséquence : la triste fin de la décentralisation comme nous l'avons vécue.

Il est dorénavant impossible de penser une réforme de cet édifice bringuebalant sans imaginer une remise à plat totale de ce schéma institutionnel et démocratique. Le nouvel âge de la décentralisation, porté par le Parti socialiste, doit viser sans a priori la recherche de l'intérêt général et non pas l'intérêt propre de nos collectivités locales.

Désunies, concurrentes, les collectivités locales ne seront plus que des proies face à un Etat prédateur.

Que ferons-nous de notre mille-feuille institutionnel ? Poserons-nous les questions de création d'une péréquation réellement corrective des inégalités territoriales ?

Nous intéresserons-nous à l'instauration de blocs cohérents de compétences revus et simplifiés, comme par exemple un bloc scolaire global avec un gestionnaire unique du primaire au lycée, une compétence transports de la route au chemin de fer ou une collectivité unique en charge du développement économique et de l'aménagement du territoire ? Affronterons-nous la question de la clause de compétences générales ?

Quelles perspectives pour les fonctions publiques, aurons-nous enfin une fonction publique ? Quels nouveaux services, nouvelles directions et organismes d'Etat à déconcentrer demain ? Quel périmètre, quel rôle pour l'Etat ?

Fixons les objectifs politiques et faisons moins de technique : proposons un texte qui réorganisera l'ensemble de notre République en passant des pouvoirs du Parlement et du président de la République à la nouvelle organisation territoriale. Une République nouvelle garante du droit et de l'accès au droit. Garante de l'égalité de droit, elle doit être aussi garante de l'égalité de fierté d'avoir une langue ou une culture, garante de l'ouverture aux autres, correctrice des inégalités sociales et territoriales.

Voici les défis qui se posent à nous. Répondons à chacune de ces interrogations et nous réussirons à bâtir la République des territoires que nous appelons tous de nos voeux. Faisons comme si ces questions n'existaient pas et nous serons voués à l'échec.

Nous aurons le loisir de démontrer que le nouvel âge de la décentralisation ne sera pas une marotte pour élus et initiés mais bien une réforme pleine de sens visant à revivifier notre pacte démocratique et républicain au seul et unique profit : celui des citoyens.(NDLR on croirait du S. Royal dans le texte...)

*Marylise Lebranchu est députée PS du Finistère  © Le Monde.fr

par Ségolène for ever publié dans : Contribution au projet
Jeudi 20 avril 2006

Succès pour la gauche modernisatrice

Avec la victoire de Romano Prodi, aussi étroite soit-elle, en Italie, la gauche est désormais au pouvoir dans douze Etats de l'Union européenne, soit qu'elle dirige le gouvernement, soit qu'elle le partage avec la droite. Les sociaux-démocrates sont aux commandes dans quatre pays d'Europe de l'Ouest - la Suède, la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal - et dans trois pays de l'Est - la Hongrie, la Lituanie, la République tchèque. Ils participent à des gouvernements de coalition, sous la direction de la droite, dans cinq autres Etats : l'Allemagne, la Belgique, Chypre, la Finlande, le Luxembourg.

Certes le temps de "l'Europe rose" n'est pas encore revenu, mais l'espoir renaît. Avant l'ouverture, dimanche 9 avril, des scrutins législatifs en Hongrie et en Italie, le président du Parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen, ancien premier ministre danois, affirmait que ces élections pourraient "changer le visage de l'Europe" en modifiant l'équilibre des forces.

Mais quelle est donc cette gauche qui gouverne une partie de l'Europe et tente d'y imprimer sa marque ? Ce n'est pas la gauche radicale, altermondialiste et anticapitaliste, c'est plutôt une gauche modérée, qui demande aux pays d'Europe de s'adapter, comme l'a déclaré Ségolène Royal au Nouvel Observateur (daté 6-12 avril), à la "nouvelle étape de la modernité mondialisée", sans subir, ajoutait-elle, "je ne sais quelle fatalité sous prétexte de mondialisation". Une gauche qui a voté oui au projet de Constitution européenne et qui souhaite une relance de l'entreprise communautaire. Une gauche qui ne craint pas de parler de flexibilité, de marché, de concurrence et qui n'hésite pas non plus à se référer à Tony Blair, ce travailliste aux accents libéraux honni de la "gauche de gauche". Une gauche qui refuse de s'enfermer dans un "modèle", aussi glorieux soit-il, et plaide pour l'efficacité économique.....

......En France, les candidats à la candidature au sein du PS devront dire aussi clairement que possible s'ils s'inscrivent dans ce mouvement ou s'ils s'en désolidarisent au nom du particularisme de la culture nationale.
Thomas Ferenczi                       texte intégral                                     © Le Monde.fr  21.04.06
par Ségolène for ever publié dans : Contribution au projet
Samedi 6 mai 2006

L’affaire Clearstream a relégué trop vite aux oubliettes de l’actualité la lutte s’agit pourtant de prendre la mesure de ce qui s’est passé pour, notamment, s’interroger sur les dysfonctionnements du système universitaire français. A l’évidence, il ne joue plus son rôle « d’ascenseur social » pour une classe moyenne française qui a pourtant tout misé sur lui.

 Je soumets donc au débat une chronique que j’ai signée dans Libération le 25 avril dernier, précisément le jour où Dominique de Villepin a « installé » la Commission Université-Emploi à la Sorbonne.

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Tiraillé entre ses vocations sociales et scientifiques, l’enseignant supérieur dessert les intérêts professionnels des étudiants…

 Par Alain LORET

Professeur à l’université de Rouen

 

Et si les revendications des étudiants représentaient surtout une marque de défiance envers les objectifs et le fonctionnement de l’université ? L’expression d’une angoisse qui marquerait d’abord leur volonté d’exister au sein d’un système universitaire qui ignore très largement leur motivation principale : l’insertion professionnelle. Dans ce cas, la lutte contre le CPE devrait se traduire très vite par une réflexion générale sur la nécessité d’une professionnalisation accrue des études universitaires. Car, soyons clair, l’impression prévaut que les étudiants doutent que l’université soit aujourd’hui capable de les insérer dans une vie professionnelle qui soit en relation avec leur niveau de formation. II est nécessaire de prendre la juste mesure de cette situation. Elle est inacceptable pour tous ceux qui, bac en poche, avaient pourtant cru que le plus dur était fait puisqu’ils étaient enfin « entrés à l’université ». Se profile ici un véritable effet de génération. Il a déjà une conséquence majeure : la déqualification des emplois occupés par tous ceux qui sortent pourtant du système universitaire en situation de réussite. Dans de nombreux cas ils doivent accepter un emploi sous payé au regard de leur « niveau de formation » qui n’est que rarement « un niveau de qualification ».

     On mesure alors les problèmes d’insertion que rencontrent ceux qui sont en échec. Certes, ce qui est en cause ici c’est un système de formation qui, par nature, ne peut être que sélectif. C’est oublier que la sélection est officiellement bannie à l’entrée de l’université. Elle est pourtant omniprésente. Elle se niche dans l’anonymat des amphis surchargés et se repère dans l’incapacité de nombreux étudiants à assumer une autonomie subie plutôt que recherchée. La sélection se débusque aussi dans la façon dont les enseignants, qui sont aussi des chercheurs, choisissent à juste titre les meilleurs éléments. Ils viendront gonfler les rangs des « thésards » dont on constate également les difficultés d’insertion professionnelle.
 

Ce n’est pas le moindre des paradoxes de l’université française que de poser fréquemment le même type de problème à ceux qui réussissent et à ceux qui échouent : les uns et les autres se retrouvent trop souvent dans l’embarras face aux employeurs. On comprend alors sans trop de peine l’effet déclencheur du CPE car il est venu se surajouter à des difficultés qui apparaissent déjà insurmontables aux yeux de la majorité des étudiants. Comment interpréter ce phénomène sinon en observant que le système universitaire français a deux missions à remplir et que, loin d’être complémentaires si l’on considère la faiblesse chronique de ses moyens, celles-ci pourraient bien s’avérer contradictoires.

 -La première est issue d’une volonté politique déjà ancienne d’en faire une université de masse accueillant en toute théorie 80% d’une classe d’âge. Dans quel but ? A cette question, parents et étudiants répondent sans ambiguïté : « pour améliorer les conditions de professionnalisation ». Il s’agit là du véritable défi social de l’université.
 -La seconde est liée à l’obligatoire engagement des enseignants dans un processus de production des connaissances scientifiques par nature hyper sélectif : donc immédiatement en contradiction avec un système universitaire de masse. Car, on l’oublie trop, les universitaires sont d’abord des enseignants-chercheurs qui sont évalués en tant que chercheurs tout au long de leur carrière. Le contenu de leurs cours est donc alimenté par les résultats de leurs recherches qui sont eux-mêmes strictement régulés par les conditions de publication imposées par les revues scientifiques internationales.
 Une question se pose : en matière de formations orientées vers des débouchés professionnels massifs qui ne soient pas liés au secteur public (à l’enseignement, notamment), les besoins de connaissances directement liés à « l’employabilité » potentielle des étudiants correspondent-ils stricto sensu aux normes internationales de publication scientifique ? La réponse est négative. Le problème est que ces normes sont actuellement les seules qui soient reconnues par les instances d’évaluation des carrières universitaires. Dans ces conditions, cette question est trop souvent occultée. Et pourtant, le lien évidemment indispensable entre les activités de recherche et de formation gagnerait en efficacité s’il prenait en compte d’autres critères que ceux des publications scientifiques. Notamment des critères liés aux véritables besoins de formation professionnelle exprimés par la majorité des étudiants. On n’en est pas là. Dès lors, contraints et forcés par un système parfaitement élitiste mais qui avance caché, les universitaires sont aujourd’hui pris au piège.
 Dans ces conditions, on comprend qu’ils guignent le sort bien plus « enviable » des chercheurs des organismes de recherche comme le CNRS, par exemple, qui ne supportent pas les charges et les contraintes de l’enseignement supérieur de masse. Dans les débats récents portant sur le développement de la recherche française, personne n’a mis l’accent sur la distance considérable qui sépare les enseignants-chercheurs des « simples » chercheurs travaillant au sein de ces organismes. Contrairement à ce que l’on a pu lire et entendre à propos du collectif « Sauvons la recherche », il est patent que les uns et les autres ne font pas le même métier. Quoi de commun, en effet, entre un jeune chargé de recherche du CNRS qui pourra se consacrer totalement à sa tâche de chercheur et un jeune maître de conférences universitaire qui, bien que recruté sur des critères scientifiques strictement identiques, se verra confier des tâches d’organisation, d’administration, d’animation, d’évaluation et devra multiplier les charges de cours avant de pouvoir enfin se consacrer à ses activités de chercheur ?
 Que l’on ne s’y trompe pas, ce qui les distingue c’est d’abord la pression considérable des légitimes revendications formulées par des étudiants soucieux en permanence de leur avenir professionnel. Celles-ci pèsent quotidiennement sur le travail des universitaires. Or, les modalités d’organisation et d’évaluation de leur activité professionnelle sont telles que nombre d’entre eux ne peuvent qu’ignorer ces revendications. Pour combien de temps encore ? Compte tenu du caractère éminemment stratégique d’un enseignement supérieur de masse, qui lie étroitement le niveau de formation scientifique mais aussi professionnelle des étudiants à l’avenir économique d’un pays, cette question doit aujourd’hui être posée.

par Ségolène for ever publié dans : Contribution au projet
Lundi 5 juin 2006
SENAT

RAPPORT D'INFORMATION FAIT

au nom de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées(1) à la suite d'une mission effectuée le 10 février 2003
par une délégationchargée d'étudier
l'expérimentation en métropole du soutien militaire à l'insertion des jeunes,
Par MM. Michel PELCHAT et Jean-Pierre MASSERET(ps)


Sénateurs.

CONCLUSION                              texte intégral PDF
"Vos rapporteurs ont la conviction que l'armée professionnelle a toujours un rôle à jouer dans l'insertion des jeunes en situation difficile. Il est possible d'envisager des dispositifs qui viendraient compléter, sans les concurrencer, les dispositifs civils existants ou à venir. La réussite exemplaire du SMA outre-mer doit inciter à expérimenter en métropole une solution équivalente et adaptée, où il apporterait une seconde chance à de jeunes volontaires sans aucune qualification. Ce dispositif devrait être mis en oeuvre sans surcoût notable pour les armées, sous la tutelle conjointe des ministres de la défense et des affaires sociales avec un fort appui des régions.
Cette expérimentation n'est pas la seule voie qui puisse être poursuivie, des filières spécifiques conduisant les jeunes à s'intégrer dans des unités militaires sont également très positives en termes d'insertion sociale et professionnelle. Elle est moins coûteuse, plus facile à mettre en oeuvre, mais ne s'adresse sans doute pas tout à fait au même public que lesunités de « type SMA »."

Réaction de Jean-Pierre Masseret, rapporteur au Senat 

Je m'étonne des réactions politiciennes après la déclaration de Ségolène Royal faite à BONDY sur des questions de sécurité.
Un vaste sujet qui ne peut pas être un sujet réservé à la Droite car il concerne chaque jour, partout en France, nos concitoyens, notamment ceux qui ont à connaître les difficultés d'une vie quotidienne éloignée des règles républicaines.
Ségolène Royal a mis en lumière des discussions qui existent actuellement au sein du PS mais dont beaucoup, hélas, n'osent pas parler ouvertement.
Dans ce domaine, comme dans d'autres, le courage est nécessaire.
Ce courage est d'autant plus nécessaire que lorsqu'elle était en pleine responsabilité, la Gauche n'a pas toujours agi efficacement dans le sens d'une intégration réussie en faveur des jeunes.
Il convient donc de proposer des mesures complémentaires si l'on veut apporter des réponses utiles aux familles et au bon fonctionnement de la société, dans le respect de nos valeurs républicaines.
Ce qui a surpris dans les propos de Ségolène Royal, dit-on, est la référence à la notion d'encadrement militaire.
Ancien Président de la commission armée-jeunesse, en qualité de Secrétaire d'Etat à la Défense, je peux témoigner que la plupart des membres de la commission, notamment ceux représentant le monde associatif et syndical, souhaitaient transposer à la métropole le système de service militaire appliquée aux DOM-TOM pour apporter des réponses concrètes et pertinentes à la situation des jeunes évoqués par Ségolène Royal.
L'objectif de Ségolène Royal est celui que j'ai exprimé dans un rapport parlementaire fait pour le Sénat*, à savoir de donner aux jeunes en grande difficulté la possibilité enfin réelle de renouer avec la vie active.
Les interprétations données aux propos de Ségolène Royal marquent en réalité le désarroi de ceux qui ont de bonnes paroles mais qui sont impuissants dans l'action.
* voir texte ref ci dessus


par Ségolène for ever publié dans : Contribution au projet
Mardi 6 juin 2006
Suite aux déclarations de Ségolène Royal concernant l'encadrement militaire des jeunes délinquants, quelques points d'Information.

 
ORGANISATION

 L'encadrement militaire des jeunes délinquants sous la Ve République n'est pas une nouveauté. Il fut créé en 1986 par l'Amiral Brac de la Perrière à l'initiative d'Albin Chalandon, garde des Sceaux du Gouvernement Chirac (20/3/1986  10/5/1988) et prolongé par les gouvernements et garde des Sceaux successifs notamment Pierre Arpaillange  (12/5/1988 -1/10/1990  Gouv. M.Rocard) et Henri Nallet (2/10/1990 - 15/5/1991  Gouv. M.Rocard et 15/5/1991 - 31/3/1992  Gouv. E.Cresson). Cependant l'expérience sera interrompu en 2004 par le gouvernement Raffarin pour des raisons budgétaires.

 C'est sous le couvert de l'Association « Jeunes Equipes au travail » (J.E.T) que des Stages de rupture de 4 mois à l'intention des jeunes délinquants de nationalité française ou étrangère en situation régulière sont donc organisés dans le cadre humain et financier de l'armée.

 L'encadrement des jeunes y est assuré par des militaires d'active, volontaires que l'armée ou la gendarmerie mets à la disposition des J.E.T. Le financement est à la charge du ministère des Armées et non de celui de la Justice. Par ailleurs 70 bénévoles, toujours dans ce cadre financier, ont en charge l'administration et la liaison avec le ministère de la Justice. Chaque centre est placé sous la responsabilité d'un officier en retraite du grade de colonel ou lieutenant colonel. De plus des enseignants sont mis à la disposition des J.E.T par l'Education Nationale pour les détenus majeurs. A l'exception des rémunérations de l'encadrement militaire les charges de l'Association (2.000.000 € en 2002) sont supportées par l'Etat et les collectivités locales.

Les jeunes participant à ces stages sont volontaires et se divisent en 2 catégories :

·       Des détenus majeurs de moins de 30 ans.

·   Des détenus mineurs de 16 à 19 ans sous protection judiciaire de la jeunesse placés par ordonnance du juge des enfants.

Ils vivent sous un régime d?internat, sans visite ni téléphone. Répartis en équipe de 4 pour les mineurs et de huit pour les majeurs ils sont placés sous la direction d?un sous-officier. L'ensemble de l'Association se répartie en 4 Centres :

 Agnetz (Oise), Barraux (Isère), La Souchère (Hte Loire) et Vigeant (Vienne).

 RESULTATS

1/3 des majeurs ne terminent pas le stage soit par expulsion pour non-respect de la discipline, par évasion ou par mesure de libération anticipée.

Pour ceux qui l?ont terminé on note :

20% à nouveau incarcérés, 45 à 55 % réinsérés et 35 à 45 % perdus dans la nature.

En conclusion du rapport de la mission sénatoriale sur ce sujet effectué le 10/2/2003, les rapporteurs de celle-ci estiment que l'expérience de ces J.E.T devrait être confortée ce qui ne sera pas fait.

 (http:// www.senat.fr).

Incidemment, il n'est pas inutile de rappeler la présence l'été des CRS sur nos plages où ils animaient les loisirs des jeunes sans que celle-là n'ait jamais suscité la moindre protestation...... 

par Michel NOUVELLON publié dans : Contribution au projet
Lundi 4 septembre 2006
POUR CHANGER (VRAIMENT) L’ECOLE… ET CONSTRUIRE UN SYSTEME SCOLAIRE A LA HAUTEUR DES ENJEUX DE NOTRE DEMOCRATIE
Christophe Chartreux

Quelques thèses qui traversent cette contribution :

1-    Il n’ y a pas eu d’age d’or de l’Enseignement

2-    Les tenants de l’ « Ecole d’hier » nous mentent

3-    Les Enseignants actuels, dans leur immense majorité, ne fabriquent pas de crétins

4-    Les programmes actuels n’ont rien à envier à ceux d’ hier

5-    L’Education n’a pas fait sa Révolution (et c’est dommage)

6-    La recherche pédagogique n’est pas entendue, et ceci depuis des décennies (On ne peut donc l’accuser des maux et défauts de notre enseignement)

7-   Tout ne va pas bien pour autant et une réforme profonde de la formation des Professeurs est à mettre en place en y associant la recherche pédagogique

8-    L’orientation, notamment post-bac, est inexistante de fait. C’est une erreur de croire que l’avenir de nos futurs étudiants se trouve dans les brochures de l’ONISEP

 

Texte  Intégral      http://www.meirieu.com/ECHANGES/POURCHANGER.htm

par Christophe CHARTREUX publié dans : Contribution au projet
Mercredi 22 novembre 2006
 Enseignants: unités pédagogiques et temps de travail

“Je propose la création, dans tous les établissements, d’ “unités pédagogiques” de 60 à 80 élèves qu’on confierait à une équipe de professeurs qui y auraient l’essentiel de leur service, avec une enveloppe globale d’heures-élèves à organiser comme ils le souhaitent. Il me semble qu’on n’aurait pas besoin alors de compter leurs heures ! Bien sûr, ce système serait mis en place progressivement sur la base du volontariat. Il permettrait, en même temps, l’insertion des élèves dans une unité à taille humaine, l’organisation de travaux en groupes de tailles diverses selon ce qui est requis par les activités pédagogiques et les objectifs d’apprentissage. On peut aussi penser que ces unités pédagogiques seraient des repères pour les familles. Un professeur pourrait en assurer la coordination à tour de rôle avec une décharge partielle d’enseignement, un bureau et un petit budget de fonctionnement. On impliquerait ainsi les enseignants dans un système sur lequel ils auraient vraiment prise collectivement et où je suis convaincu qu’ils se mobiliseraient fortement.

On peut aussi envisager un système simple de périquation : 1 heure de cours = 2 heures d’activités pédagogiques ne nécessitant ni préparation ni correction (suivi individualisé, travail documentaire, réunions de concertation, rencontres avec les familles, etc.). Chaque professeur pourrait alors choisir d’organiser son temps dans ce cadre au sein des unités pédagogiques en fonction des besoins des élèves et de la réflexion menée avec ses collègues... Certes, tout cela reste à retravailler, mais il y a ici des solutions acceptables par tous dans l’intérêt de tous...

Evidemment, la question de la grande fatigue des enseignants qui ont à faire face à des situations particulièrement difficiles doit être traitée en même temps : ces enseignants ont besoin de temps de respiration, de formation, d’accompagnement. Et il faut, pour cela, que la dotation horaire des établissements difficiles soit significativement augmentée : c’est pourquoi je milite pour l’indexation de la dotation horaire et budgétaire (budget consolidé évidemment) sur la CSP des familles des élèves qui y sont scolarisés (plus la moyenne de la CSP est basse, plus la dotation est importante et inversement)... et cela, évidemment, aussi bien pour les établissements publics que pour les établissements privés qui montreraient ainsi qu’ils participent vraiment à l’effort collectif en faveur de tous.”
Philippe Meirieu
par Philippe Meirieu publié dans : Contribution au projet
Dimanche 24 décembre 2006
 La France qui se bat, la France qui se relève
17 mesures pour l'emploi durable

Illkirch-Graffenstaden, 20 décembre 2006
Investir dans l'avenir

•Déclencher dès l'élection un plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale

•Remettre notre université au niveau international et l'articuler avec le développement économique

•Former pour des emplois qualifiés et bien payés : un métier pour chacun

Créer les conditions de la democratie sociale

•Renforcer les syndicats pour passer à un syndicalisme de masse

•Fonder la représentativité syndicale sur l'élection

•Passer à la règle de l'accord majoritaire

•Donner un droit de vote aux représentants des salariés dans les instances de décision des entreprises

Sécuriser et accompagner le travail

•Sécuriser les parcours professionnels

•Améliorer les conditions de travail et faire reculer les maladies professionnelles

•Soutenir les créateurs d'entreprises et créer dans les cités les ateliers de la création

•Créer le droit au premier emploi pour les jeunes

•Généraliser les emplois tremplins

•Réaliser l'égalité homme-femme devant l'emploi

•Mettre en place le Revenu de Solidarité Active

Engager une nouvelle donne dans les entreprises

•Réconcilier les Français avec l'esprit d'entreprendre

•Pousser les entreprises à innover et investir

•Conditionner les aides publiques à des engagements sur l'emploi et les salaires

•Moduler l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués

•Donner les moyens aux régions de conduire le développement économique et de développer les pôles de compétitivité

Mardi 2 janvier 2007
Dans le cadre des débats participatifs organisés par Désirs d'avenir Paris, un podcast sur celui organisé le 11 décembre avec comme thème : l'université.
Lundi 14 mai 2007

A l'occasion de la campagne législative,Bernard Poignant

député européen a souhaité créer une lettre spéciale

europinion.jpg
"législatives": "Questions européennes"

télécharger format pdf

Mardi 24 juillet 2007
Comme  souvent   dans ce type de  réunion il y a le "in" et le "off".
Le compte-rendu  ici -merci à
Nicole Fondeneige- vous donnera  notre perception du "in" ,  pour le "off"  vous l'aurez lu et vu dans la Presse.....à suivre.
Mardi 24 juillet 2007

 

C'est une étude qui tombe à pic dans le débat de politique économique et qui ne manquera probablement pas d'être utilisée dans la discussion parlementaire sur le projet de loi fiscal. Abordée sur le mode interrogatif (" Les hauts revenus en France (1998-2005) : une explosion des inégalités ? "), l'étude, réalisée par l'économiste Camille Landais (Ecole d'économie de Paris), et dont les travaux prolongent ceux de son directeur de thèse, Thomas Piketty, apporte des résultats affirmatifs : " Notre travail révèle un fort accroissement des inégalités de revenus depuis huit ans, du fait d'une augmentation très forte des revenus des foyers les plus riches depuis 1998, tandis que les revenus moyen et médian croissent très modestement. " De fait, précise-t-il, " les 0,01 % de foyers les plus riches ont vu leur revenu réel croître de 42,6 % sur la période, contre 4,6 % pour les 90 % des foyers les moins riches ".

Cette observation ne déplaira pas forcément au gouvernement : elle peut accréditer l'idée que les revenus peuvent progresser très vite pour ceux qui travaillent beaucoup. Ainsi, note l'économiste, le salaire moyen du premier centile (les 1 % de foyers fiscaux les plus riches) a augmenté de près de 14 % sur la période, mais celui du premier millième a crû de 29 % et celui du premier dix-millième (soit 3.500 foyers) de 51 %, traduisant " une réticence moins grande à une forte variance des rémunérations parmi les salariés ".

200214099-001.jpg" Divergences de destins "

Pour autant, met en garde Camille Landais, " cette explosion des très hauts salaires contraste avec la grande stabilité de la hiérarchie salariale observée depuis trente ans. Elle s'inscrit dans le cadre d'évolutions déjà observées dans d'autres pays, et en particulier dans les pays anglo-saxons ".

L'autre conclusion de l'économiste contredit, en revanche, l'idée de revenus liés au seul travail : " La forte dynamique des revenus du patrimoine explique une partie des divergences de destins entre les niveaux de revenus. " Sur la période 1998-2005, les salaires ont crû en moyenne de 0,7 % par an, les revenus fonciers de 2,2 %, et les revenus de capitaux mobiliers de 3,9 %. Or, fait observer l'auteur, le patrimoine, sous forme d'immobilier ou d'actions, est plus souvent détenu par les ménages aisés : la part des revenus du capital atteint 23 % parmi le 1 % de foyers fiscaux les plus riches, contre 3 % en moyenne dans les 90 % de foyers les moins riches.

Parmi les revenus du capital, les revenus des capitaux mobiliers et des plus-values occupent une part prépondérante, les dividendes ayant connu la plus forte progression. Alors que les données fiscales disponibles n'ont pas permis à l'auteur de déterminer l'évolution des impôts acquittés par ces ménages à hauts revenus, l'économiste explique par ailleurs qu'" il n'est pas inutile de rappeler que le niveau de la fiscalité des revenus et du patrimoine a fortement diminué à l'endroit des hauts revenus ".

 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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