"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Premier bilan et perspectives de la net-campagne de Ségolène Royal
Par Netpolitique, jeudi 16 mars 2006
Le site Désirs d’avenir lancé par Ségolène Royal afin « d’écouter pour agir juste » a envoyé sa première lettre d’information aujourd’hui. Celle-ci prend la forme d’un premier bilan dont l’analyse permet de dégager d’éventuelles perspectives de cette expérience et fait taire les premières critiques (parfois assez vives) qui ont fait le tour de la petite sphère politique électronique. Nous avions signalé l’ouverture du site. Pour être francs, nous étions intéressés par le dispositif mais pas convaincus a-priori. Ségolène Royal n’était pas la première à faire le coup du site Internet de démocratie participative. C’est pour cette raison que nous attendions ce premier bilan...... ..........Pour résumer, le site rempli largement son contrat initial d’organisation du débat (en valorisant fortement les contributeurs) et de diffusion de propositions enrichies par ce débat. Il semble très souple et réactif aux sollicitations et aux propositions d’amélioration. Il est presque en ordre de bataille pour relayer concrètement les actions de l’association sur le terrain. Enfin, il prend en compte les sites de sa périphérie immédiate afin d’asseoir sa présence électronique. Les perspectives de la netcampagne qui s’annonce via ce site sont très prometteuses, il faut désormais tenir la distance.
le texte intégral sur Net politique
Ségolène Royal publie en ligne sur les "désordres" de la France
La présidente de la région Poitou-Charentes applique à elle-même la méthode qu'elle prône en matière de démocratie participative. En cette période où les éditeurs ne doivent pas manquer de la solliciter afin d'obtenir l'exclusivité d'un livre de campagne, elle a décidé de privilégier le net et de publier ses oeuvres pré-électorales en avant-première sur le site web de son association Désirs d'avenir, sorte de portail participatif mix entre blog, wiki et forum lancé en février dernier. Façon sans doute de montrer qu'elle sait communiquer avec les citoyens d'aujourd'hui via les nouvelles technologies de l'information et de la communication et probablement aussi de commencer à mobiliser la blogosphère autour d'un futur site de campagne électorale....
....Elle invite ses lecteurs internautes à réagir et apporter leurs contributions en ligne pour "compléter, enrichir et commenter" sa réflexion. C'est une toute première expérience de livre politique qui s'appuie in vivo et online sur la capacité de diagnostic et de réflexion des citoyens. "Les orientations qui seront publiées dans le livre en septembre tiendront compte de ce diagnostic partagé", affirme-t-elle.
...A noter, campagne électorale oblige sans doute, qu'en matière de droits d'auteur le site Désirs d'avenir opte pour la licence Creative Common, version Paternité, c'est-à-dire que tout le monde est autorisé à reproduire, distribuer et communiquer librement les textes publiés, ceci bien entendu sous réserve de ne pas les utiliser à des fins commerciales, de ne pas les modifier et de citer le nom de l'auteur original.....
Copyright © La République des Lettres
.../.. Face à une formation socialiste divisée sur le sujet du droit d'auteur, et avec des prises de positions au Sénat totalement contraires à celles défendues en faveur du public à l'Assemblée Nationale, le Parti de gauche se perd. Ce ne sont ni Catherine Tasca, longtemps directrice des ressources humaines de Vivendi et ancienne locataire de la rue de Valois, ni Anne Hidalgo, responsable de la section culture du PS "lobbysée jusqu'au cou" selon un député socialiste, qui semblent en mesure de redresser la barque.

../..la position officielle de Ségolène Royal était très attendue. Elle est parvenue dimanche à l'occasion de la Marche pour les libertés numériques contre les DRM et contre la loi DADVSI, dont nous publierons très bientôt un reportage vidéo. "Ségolène Royal appelle à refuser la logique passéiste et simplificatrice qui oppose les intérêts des créateurs à ceux du public", apprend-t-on ainsi par communiqué. "Le gouvernement, encore une fois, se trompe d'époque", juge Ségolène Royal qui estime que "la rémunération de la création ne saurait justifier la généralisation du verrouillage numérique des œuvres".
Pragmatique, la candidate à la candidature juge que l'usage des DRM sur les oeuvres "aboutit en particulier à pénaliser ceux qui ont fait l'effort d'acquérir des œuvres sur des plate-formes commerciales et encourage le recours aux copies illicites débarrassées, elles, de toute contrainte technique". "En renforçant juridiquement les dispositifs de contrôle d'usage (DRM), le projet de loi DADVSI menace le droit à la copie privée, bride l'innovation et porte atteinte aux libertés numériques", conclue Mme Royal.
Les sénateurs socialistes Assouline, Charasse et Tasca, particulièrement montrés du doigt lors de la manifestation du 7 mai, entendront-ils à temps le message de Ségolène Royal ? texte intégral
* La DRM - acronyme de Digitals Rights Management ou gestion des droits numérique
**Droit d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information
Deux dialogues en direct cette semaine avec Ségolène Royal
Les réponses du 23 mai de Ségolène sur www.lemonde.fr
Thème : Au nom de quelles valeurs conduire la politique ?
Mercredi 24 mai à 16H en direct sur www.lesechos.fr
Thème : Performance économique et justice sociale
Un long article :"Le dos au mur
"à lire dans Temps Réels extrait" ....La France, que la presse internationale qualifie aimablement de « vieille dame malade de l’Europe », a la tête qui vacille mais un corps économique et social encore plein de vigueur.
La question-clé de l’élection présidentielle de 2007 est celle de dire la vérité aux Français sur la situation exacte du pays, sur la fièvre sérieuse mais pas mortelle qui le mine, sur les forces bridées des entrepreneurs économiques ou sociaux.
Quel candidat aura le courage de dire que la France est « le dos au mur », que des sacrifices équitablement répartis devront être faits pour sortir le pays de l’ornière où il s’enlise ?
Il est probable que le populisme du « tout va bien, Madame la marquise » aura ses adeptes à droite, et que la révolution verbale aura ses adeptes à gauche.
Je me souviens de cette émission de France-Inter du week-end : « Comme il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous. » Ce qui est doux dans la décadence, c’est qu’elle procure de longs moments de vie paisible. Il faut beaucoup de temps, une génération, pour dilapider le capital accumulé par les générations précédentes. Mais comme cela fait déjà quelques lustres que la France vit au-dessus de ses moyens, que la Sécurité sociale est en déficit la plupart des années, que le fonctionnement de l’Etat, rongé par les corporatismes publics et privés, est en rouge, le temps presse désormais.
La France est mûre pour entendre la vérité, mais aussi pour reprendre espoir. Ceux qui sont en responsabilité sur le terrain connaissent la vie concrète de leurs concitoyens, savent qu’ils sont jugés en fonction de leur écoute, de leurs réalisations concrètes, de leurs projets pragmatiques.
Il est une présidente de région, Ségolène Royal, qui est candidate à la candidature socialiste.
Elle est proche de la société civile, elle n’attend pas toutes les solutions d’en haut, d’un Etat trop massif ou d’une Europe trop distante. Elle ne fait pas trop de discours et elle agit sur le terrain. Elle propose une méthode pour créer plus d’emplois et de solidarité, avec les citoyens et pour les citoyens.
Il est temps de rompre avec une tradition monarchique, d’éviter la tentation despotique, et de voter pour un président citoyen et, plus précisément, pour une présidente citoyenne.
Christian Sautter mercredi 17 mai 2006
Les sondages favorables à Ségolène Royal ne traduisent plus une "embellie éphémère" pour la Présidente de Région Poitou-Charente mais l'inscrivent dans la compétition de façon durable.
Les deux autres principaux candidats choisissent de "changer de braquet" et mettent l'accent sur des sujets de fond.
En réalité, leur stratégie se heurte à deux handicaps. D'une part, la poussée de Ségolène Royal s'explique pour une grande partie par le rejet des "élites statutaires". Or tant Laurent Fabius que Dominique Strauss-Kahn incarnent ces "élites statutaires" qui avaient programmé de longue date leur rendez-vous présidentiel. D'autre part, ils vont à contrecourant de l'opinion quand ils dénoncent l'intronisation au statut
présidentiel par les médias. Les médias contribuent désormais à la création de "la nouvelle élite" et ce de façon peut-être décisive.Dans ces conditions, il est peu probable que ce nouvel axe leur permette de rebondir significativement. Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn incarnent l'élite déchue. Pour inverser cette tendance, il leur faut soit aller bien plus intensément à la rencontre du pays par des déplacements plus fréquents soit préparer des annonces suffisamment fortes pour redistribuer la donne politique.
Dans la quasi-totalité des cas, les repères militants ne sont pas ceux de l'opinion. Des décalages parfois considérables interviennent../..
La vie politique française n'échappe pas à cette logique. L'opinion des militants d'un parti n'est jamais ou très rarement représentative de l'opinion publique en général. (ndlr Référendum constitution européenne)
Pour le Parti Socialiste français, ce clivage intervient dans plusieurs domaines majeurs dont la sécurité, l'entreprise et l'Europe.
La qualité principale des dernières prises de position de Ségolène Royal c'est :
1) d'adresser des messages à l'ensemble de l'opinion et pas seulement aux militants de son parti,
2) de rappeler qu'il est naturel de faire ainsi car elle est candidate à la fonction présidentielle et non pas à celle de 1er secrétaire de son parti,
3) cette démarche est probablement la meilleure façon d'éviter la "parole d'élection" aussitôt désavouée lorsqu'elle devient confrontée aux réalités des arbitrages du pouvoir.
Par ailleurs, cette démarche est peut-être une étape déterminante vers la recomposition nécessaire de l'échiquier politique français autour d'un vrai pôle social-démocrate.
Ceux qui mettent en cause Ségolène Royal pour ses déclarations, à l'exemple de Jack Lang, devraient d'abord s'expliquer sur la capacité qui peut être la leur à présenter un programme sérieux et cohérent quand ce programme doit être signé par des personnalités aux thèses aussi opposées sur l'Europe, l'entreprise... N'est-il pas temps de clarifier les vrais ancrages ?
Son positionnement, que ses rivaux au Parti socialiste jugent sécuritaire, remporte l'adhésion du public : 71% trouvent " juste " son exigence d'une politique beaucoup plus ferme, contre 23% qui la trouvent excessive. Plus encore, ses propositions pour lutter contre la délinquance des jeunes sont massivement approuvées par un public qui plébiscite jusqu'aux mesures les plus martiales (51% des internautes souhaitent " tout à fait " la mise en place d'un encadrement militaire des jeunes délinquants). tous les résultats
Question 10 : Voici différentes mesures proposées par Ségolène Royal. Pour chacune d'elles, souhaitez-vous ou non sa mise en place ?
| L'instauration d'internats-relais pour les collégiens qui "pourrissent la vie de leur établissement" | |||
| Oui, tout à fait |
53 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
28 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
9 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
6 %
|
|
|
| Sans opinion |
3 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| La mise sous tutelle des allocations familiales des parents défaillants | |||
| Oui, tout à fait |
55 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
21 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
11 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
10 %
|
|
|
| Sans opinion |
2 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| Le placement des mineurs délinquants récidivistes de plus de 16 ans dans des établissements "à encadrement militaire" | |||
| Oui, tout à fait |
52 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
20 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
11 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
13 %
|
|
|
| Sans opinion |
3 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| L'instauration de "stages de parentalité" pour les parents de mineurs récidivistes | |||
| Oui, tout à fait |
43 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
31 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
12 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
9 %
|
|
|
| Sans opinion |
4 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| La création de postes de tuteurs chargés d'assurer la discipline dans les classes à côté des enseignants | |||
| Oui, tout à fait |
34 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
28 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
20 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
12 %
|
|
|
| Sans opinion |
5 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| La réduction de la taille des collèges pour qu'ils ne dépassent pas 400 ou 500 élèves | |||
| Oui, tout à fait |
50 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
30 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
9 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
3 %
|
|
|
| Sans opinion |
7 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| Question 11 : Dans l'ensemble, s'agit-il, selon vous de mesures… | |||
| … de gauche |
8 %
|
|
|
| … de droite |
28 %
|
|
|
| … ou ni de gauche, ni de droite |
63 %
|
|
|
| Sans opinion |
2 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| Question 12 : Et s'agit-il, dans l'ensemble, de mesures… | |||
| … inadaptées |
12 %
|
|
|
| … inapplicables |
11 %
|
|
|
| … souhaitables |
63 %
|
|
|
| … ou insuffisantes |
12 %
|
|
|
| Sans opinion |
1 %
|
|
|
| Non réponse |
0 %
|
||
| Question 13 : Ces propositions vous donnent-elles… | |||
| … davantage envie de voter pour Ségolène Royal |
37 %
|
|
|
| … moins envie |
17 %
|
|
|
| … ou ni plus, ni moins envie |
43 %
|
|
|
| Sans opinion |
1 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
Si la première difficulté d'un candidat c'est d'exister, le moins que l'on puisse dire c'est que depuis longtemps cette préoccupation s'est éloignée de la campagne de Ségolène Royal.
La démarche de Ségolène Royal s'inspire manifestement d'une approche qui régénère la démocratie en réinstallant le citoyen au coeur des débats loin des simples coteries de fédérations dont les leaders seraient démarchés pour apporter "leurs troupes" en fonction de négociations diverses.Avec de telles approches, le mécanisme des primaires trouve un autre sens. Pour certains leaders à l'exemple de Laurent Fabius, les assauts donnés semblent relever des tentatives de dernier espoir. La dernière enquête IFOP pour le JDD le plaçait au 6ème rang des candidats ayant la préférence des sympathisants socialistes pour défendre leurs couleurs en 2007 avec 1 % des voix des ouvriers censés être séduits par son virage "à gauche" ostentatoire depuis 2 ans.
Si les prochains sondages renforcent la position de Ségolène Royal, quel sera le crédit de "survie" de telles candidatures ?







