Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Mardi 4 avril 2006

Le CPE, un pavé dans la bataille de 2007

La République sens dessus dessous. La Constitution bafouée. Un président qui promulgue une loi pour aussitôt interdire quiconque de l'appliquer. Un premier ministre dessaisi de la gestion de la crise, au profit du chef du parti de la majorité, contrairement à tous les canons de Marianne. Dans la France déboussolée par la crise du contrat première embauche (CPE) et par l'intervention de Jacques Chirac, les principaux prétendants à l'Elysée cherchent leurs marques. Si l'élection présidentielle se joue souvent dans les semaines qui la précèdent, l'épreuve du CPE aura contribué à modifier les re-pères, à droite comme à gauche. Petit tour d'horizon à la veille d'une nouvelle journée de grèves et de manifestations.

Les effets de la crise du CPE sur la carrière politique de trois présidentiables

DOMINIQUE DE VILLEPIN

A première vue, le chef du gouvernement a tout perdu. Fustigé par les syndicats, raillé par une partie de la jeunesse, mis en pièces dans les sondages, le voilà désavoué par son principal soutien, Jacques Chirac. Une gifle pour Villepin, désormais premier ministre à moitié fantoche, qui aura du mal à justifier son salaire quand son rival négociera avec la CGT. Dimanche, il est allé au cinéma......

SÉGOLÈNE ROYAL

Elle est restée discrète, c'est peu dire, depuis le début de la crise.

Mais c'est sa force, disent les mauvaises langues: moins la présidente du Conseil

régional de Poitou-Charentes s'exprime, plus elle grimpe dans les sondages. En réalité, Ségolène Royal s'est

opposée dès le début au CPE. Dans sa région, les entreprises tentées de s'en servir seront même pénalisées. La députée des Deux-Sèvres profite de la crise, mais pas davantage que ses collègues socialistes: c'est toute l'opposition qui retrouve aujourd'hui le sourire, oubliant ses querelles de l'an dernier. Un retour en force qui rendra les batailles internes à venir plus déchirantes encore: l'enjeu n'est plus une simple place d'honneur, mais l'Elysée, tout simplement.

NICOLAS SARKOZY

Et si Chirac avait pour Sarkozy un petit faible dissimulé? Par trois occasions, et malgré leur querelle «historique», le président a fait à son cadet honni un cadeau inespéré. En 2002, en le nommant au gouvernement. En 2004, en lui cédant le parti, sans lequel l'ancien maire de Neuilly n'aurait pu créer l'extraordinaire réseau dont il dispose aujourd'hui. Chirac fait désormais du premier flic de France son premier ministre bis.../ .. Si Nicolas Sarkozy est à peu près sûr de représenter l'UMP en 2007 et même de passer le premier tour, il est désormais, dans les sondages, donné battu au second par Ségolène Royal. Il lui faut donc recentrer son discours, sans perdre l'électorat de droite. A cet égard, les négociations qui s'engagent avec les syndicats serviront de test
texte intégral 24heures.ch
par Ségolène for ever publié dans : Echos de l'étranger
Dimanche 9 avril 2006
   Is France Ready to Elect a Woman?

PARIS, April 6  Can this woman save France?

Can Ségolène Royal, the politician with the elegant profile and stratospheric poll ratings, lead the Socialists to victory in next year's presidential election?

In the confusion that has gripped France in recent months, with immigrant youth riots followed by huge protests turned violent, Ms. Royal, 52, is the only politician who looks good.

On Thursday, she graced the cover of four French magazines. "The Mystery Royal," announced Le Point, while Le Nouvel Observateur explored "What Is in Her Head?" VSD, which covers entertainment and news, asked, "President Ségolène: Is She Ready?".....la suite


Is France ready to be led by a woman?

 Can this woman save France? Can Ségolène Royal, the politician with the elegant profile and stratospheric poll ratings, drive the Socialists to victory in next year's presidential election?

Certainly, in the political confusion that has gripped France in recent months - riots by immigrant youths followed by massive protests that turned violent - Royal, 52, is the only politician who looks good these days.......
By Elaine Sciolino                                               The New York Times  FRIDAY, APRIL 7, 2006

Support could sweep mother of four French presidency

AMID widespread disillusionment with the president, Jacques Chirac, and his embattled prime minister, Dominique de Villepin, over their failed attempt to impose a controversial youth employment law, the French media yesterday turned the spotlight on the politician many now consider their country's brightest hope for a better future - Ségolène Royal.

Four out of France's five influential weekly news magazines put the photogenic Socialist MP, former minister and mother of four on their covers yesterday, as the latest opinion poll showed she is the voters' most popular choice as her party's candidate for next year's presidential elections......la suite

SUSAN BELL IN PARIS


luxembourg

"S. Royal séduit les medias, mais court le risque de trop s'exposer"..

Ségolène Royal, qui a les faveurs des médias, offre une image consensuelle et tire profit du besoin de la vie politique d'être »réenchantée», mais à trop s'exposer, elle risque aussi de perdre ses atouts, préviennent sociologues et experts.

Ségolène Royal vient de faire la Une de quatre hebdomadaires et multiplie les apparitions à la télévision: le 20H00 de TF1 le 6 avril, le Grand Journal de Canal+ le 11.

Mais elle »n'est pas un phénomène purement médiatique», estime Bertrand Delais, chroniqueur politique et coréalisateur du documentaire »Pouvoir et télévision».

»Les médias sont le plus fréquemment révélateurs de ce qui se passe de manière latente. Or la grande force de Ségolène Royal, c'est la crise de l'expertise», ajoute-t-il. »Elle apparaît comme quelqu'un qui agit (elle est présidente de région). Elle ne dit pas ce qu'on va faire, elle fait»......la suite

par Ségolène for ever publié dans : Echos de l'étranger
Mardi 18 avril 2006

Is this the new mistress of France’s fortunes?

Debt and discontent are tearing France apart. Will Ségolène Royal be the one to unite the country as its first female president?

 By Matthew Campbel.  The Sunday Times Magazine
 With her soft voice, Ségolène Royal does not sound like a politician. She does not look much like one either. These are big pluses on the French election-campaign trail. Stylishly dressed in an apple-green designer suit with knee-length leather boots laced up over tangerine tights, she was enjoying a lunch of oysters and braised duck while musing over her chances of becoming France’s first female president. "That would be something," she said, laughing. "It would be a planetary event."

Later, in her office in the town of Poitiers, in west-central France, Royal warmed to her theme, referring to the German election of Chancellor Angela Merkel. "In France, we are saying, ‘If Germany has done it, we can do it too.’"

The soft voice belies a core of steel. In opinion polls, this elegant mother of four has consistently scored higher than any other politician and, were she the candidate in an election today, could be expected to win. The emergence of Ségo, as they often refer to the 52-year-old Royal, has rattled male politicians, highlighting a surprisingly chauvinistic streak in a country so progressive in other domains. "They’re afraid," says Royal, who dismisses as "dinosaurs" the men in her own Socialist political family who have poured scorn on her presidential hopes. "They’re afraid I am going to take their place.".../.. 

texte intégral
par Ségolène for ever publié dans : Echos de l'étranger
Dimanche 10 septembre 2006

Where's the Gray Suit?

As the favorite to lead France's Socialist Party bid for the Presidency, Ségolène Royal is breaking the mold in a land where women still get more honor than power

France: The Royal Succession
  • From the Sep. 18, 2006 issue of TIME Europe magazine

  • Reportage consacré à Ségolène Royal
  •  
  • par Ségolène for ever publié dans : Echos de l'étranger
    Mercredi 27 décembre 2006
    "ROYAL  TOUCH"Newsweek
    Ségolène Royal fait la une de l'édition européenne sur les "Who's next", les personnalités qui vont compter en 2007. En titre : "La touche Royal : elle éblouit la France, mais peut-elle la diriger ?". Extraits.
    "Les Français ont observé la montée politique irrésistible de Ségolène Royal avec un mélange de ravissement et d'incrédulité, sinon d'interrogation. Qui est cette femme qui n'a jamais géré de cabinet important mais a provoqué une marée "Ségomania", écrasant ses adversaires et remportant l'investiture socialiste ? Comment une ancienne jeune ministre a-t-elle soudainement émergé, à l'aube de ses 50 ans, comme une radieuse oratrice ? Ses partisans l'ont désignée comme l'incarnation du changement, d'une rupture avec le passé. Mais quelle sorte de transformation peut-elle apporter à un pays où les "jours de gloire" semblent souvent partis pour toujours ?"
    Dimanche 7 janvier 2007
    Proverbe chinois
     "Un coup d'oeil vaut parfois
    mieux que des centaines de commentaires"
    ,

    PEKIN (AP) - Ségolène Royal a visité la Cité interdite dimanche, au deuxième jour de sa visite en Chine, espérant que Pékin fasse des "efforts" pour appliquer les conventions internationales sur les droits de l'Homme.

    La candidate socialiste à l'élection présidentielle française a notamment évoqué "la question des avocats ou des journalistes emprisonnés". "Je crois que les professions qui participent à la défense des droits doivent être protégées", a-t-elle confié à Associated Press Television News.

    "Cela fait partie des engagements internationaux des pays qui ont signé les conventions internationales. La Chine a signé cette convention internationale. Et j'ai bon espoir qu'elle fasse des efforts pour que les conventions internationales soient effectivement appliquées", a ajouté Ségolène Royal.

    La candidate PS à l'Elysée a également noté que la Chine devait "concilier le développement économique accéléré" et le droit du travail, notamment "la protection des hommes et des femmes qui travaillent ou qui cherchent un emploi". "Je crois que ces problématiques-là deviennent communes à l'ensemble du monde", a-t-elle déclaré.

    Après avoir visité la Grande Muraille samedi et la Cité interdite dimanche, Ségolène Royal devait rencontrer Wang Jiarui, ministre du département international du Comité central du Parti communiste.

    Elle doit également être reçue lundi par le vice-président chinois Zeng Qinghong et le ministre du Commerce Bo Xilai. Elle rencontrera également des étudiants chinois et fera une halte dans un centre de recherche français en télécommunications. AP

    Samedi 27 octobre 2007
    Página/12 WebLa última foto de campaña
     
    “Llamame cuando empiece la campaña”, le habíahttp://static.pagina12.com.ar/fotos/20071027/notas/NA04FO01.jpg dicho la ex candidata presidencial del socialismo francés, Segolène Royal, a Cristina Fernández de Kirchner cuando se vieron en febrero pasado en París. El llamado no llegó cuando empezó la campaña, pero sí a su término. Ayer a la tarde, las dos mujeres se encontraron en la Quinta de Olivos, en el marco de una visita de pocos días de Royal a la Argentina y Chile, donde se verá con su amiga Michelle Bachelet. Para que no los acusen de violar la veda, en el comando de campaña del kirchnerismo enmarcaron el encuentro en los términos de “una visita privada”....

    "Appelle moi quand la campagne débutera", avait demandé l'ex candidate à la presidentielle du Parti Socialiste français Ségolène ROYAL à Cristina KIRCHNER quand elles se rencontrèrent à Paris en février dernier. L'appel ne vint pas en début de campagne mais à la fin. Hier, dans l'après midi, les deux femmes se sont rencontrées à la Quinta de Olivos,cela dans le cadre d'un cours séjour de S ROYAL en Argentine et au Chili où elle verra son amie Michelle BACHELET. Pour ne pas se voir accusées de violer l'interdiction liée à la fin de la campagne officielle , cette rencontre est restée du domaine privé
    ....traduction libre yg
    _________________________
    Cristina Fernandez, l'épouse de l'actuel chef de l'Etat Nestor Kirchner, est la grande favorite du scrutin présidentiel de dimanche. Face à elle, la députée libérale chrétienne Elisa Carrio. Loin derrière dans les sondages, l'ancien ministre de l'Economie Roberto Lavagna, qui a su redresser le pays après la crise financière de 2001-2002.
    Tous trois sont issus du centre gauche et sauf surprise, c'est la première dame d'Argentine qui sera élue dès le premier tour.
    Si la campagne électorale n'a pas passionné les 27 millions d'électeurs, Cristina Alvarez, 54 ans, fait l'unanimité. Sénatrice, juriste, souvent comparée à Evita Peron, elle se reconnaît des similitudes avec Hillary Clinton. Avare de propositions et fuyant les médias, elle a surtout défendu le bilan de son mari durant sa campagne.

    Lundi 29 octobre 2007
    DDA A la une [29/10/07]

    Victoire de Cristina Kirchner en Argentine


    Réaction de Ségolène Royal
     
     Je suis heureuse de vivre en direct et de saluer la victoire de Cristina Kirchner dès le premier tour de cette élection présidentielle qui marque, je le crois, une date historique dans ce grand pays qu’est l’Argentine, cher au coeur de beaucoup de Français.

    Une femme volontaire, déterminée, y est aujourd’hui élue à la magistrature suprême. Je salue son courage car je sais combien, sous toutes les latitudes, c’est toujours plus dur pour les femmes. Elles sont, dans le monde, encore très peu nombreuses à exercer des fonctions de premier plan.

    Les électeurs argentins, en accordant leur confiance à celle que tous, ici, appellent Cristina, confirment que leur pays est un des laboratoires de notre modernité.

    Un pays qui a su reprendre ses affaires en main alors que les dogmes néo-libéraux lui avaient fait tant de mal.

    Un pays qui a su retrouver par lui-même le chemin de la croissance, et qui saura, s’il le veut, en partager équitablement les fruits.

    Un pays qui, en élisant une femme, donne au monde une belle leçon d’égalité.

    Michelle au Chili, Cristina en Argentine: après l’épreuve des dictatures et la consolidation de la démocratie, voici venu le temps d’un partage plus égal des responsabilités gouvernementales entre les hommes et les femmes.
     
    Signature Ségolène Royal
     
    Lundi 29 octobre 2007

    [28/10/07]

    Lettre de Ségolène Royal

    De Buenos  Aires

     

    Amigas, Amigos,

    Je vous écris de Buenos Aires où je suis arrivée vendredi et où j’ai rencontré Cristina Kirchner, candidate favorite de l’élection présidentielle argentine. Ne soyez pas surpris par la graphie de cette petite lettre depuis l’hémisphère sud : je l’ai tapée pour partie sur un clavier espagnol qui ne comporte pas les mêmes signes et, après transfert sur un “azerty” francophone, les corrections laissent certainement à désirer ¡

    Vendredi, donc, arrivée dans cette ville qui est vraiment l’une des plus belles du monde. Les valises sont restées à l’escale de Sao Paulo mais qu’importe ¡ Il faut savoir voyager léger...

    J’ai rendez-vous à 17 heures avec Cristina, dans sa résidence privée. Son avance sur les autres candidats est telle que tout le monde la donne gagnante, la seule question étant de savoir si ce sera dès le premier tour ou a l’issue du second.

    La campagne s’arrêtant le vendredi, Cristina a prévu de partir jusqu’à dimanche, jour du vote, en Patagonie, la région dont elle a été longtemps l’élue et dont son mari, Nestor Kirchner, a été le gouverneur avant d’être Président de la République argentine. Là-bas, dans la ville de Calafete, a 3.500 km de Buenos Aires, elle a sa maison, ses bases.

    Elle a repoussé son départ pour me recevoir et j’en suis très touchée.

    Nous nous étions vues en février à Paris lorsque j’étais en campagne, nous avions surtout parlé de la France, je suis heureuse de lui rendre, dans son pays, cette politesse amicale. Cette fois-ci, nous avons surtout parlé de l’Argentine dont je trouve le redressement économique spectaculaire et l’expérience politique de ces dernières années très intéressante dans un monde en pleine recomposition.

    Je suis curieuse de voir de plus près comment un pays plein de potentiel mais acculé à la faillite par le dogme du “consensus de Washington” a repris ses affaires en mains en s’affranchissant de cette idéologie ultra-libérale et en redonnant à l’Etat un rôle d’impulsion et de régulation.

    C’est un débat qui traverse aujourd'hui toute l'Amérique latine, majoritairement gouvernée à gauche. Des gauches différentes, bien sûr, qui sont loin d'être d’accord sur tout. Mais des gauches qui, pour beaucoup, sachant bien que si le marché est un bon serviteur, il est un mauvais maître… Des gauches qui ont tiré les leçons des tentatives de passage en force des années 70 et des coups d Etat qui, sur fond de guerre froide, les ont noyées dans le sang. Des gauches qui ont montré qu’elles sont, plus que la droite, capable d’entraîner l’électorat centriste et de nouer des alliances à vocation majoritaire.

    Ces questions, des pays comme l’Argentine, le Chili où je serai demain, le Brésil et bien d’autres se les posent dans ce vaste sous-continent qui est un des laboratoires de notre modernité. Elles nous intéressent directement car ce que nous vivons n’est pas simplement une époque de changements : c’est un changement d'époque. Le monde entier est à la recherche d’un modèle de développement qui conjugue croissance économique, responsabilité et même investissement environnemental, réduction des inégalités et, à l'échelle de la planète, partage plus équitable du pouvoir dans une perspective forcement multipolaire.

    J’ajoute que l’Amérique latine s’illustre aussi, ces derniers temps, par l’accès au pouvoir de catégories qui en furent longtemps bannies : les femmes, les Indiens, les syndicalistes, les militants de la “génération sacrifiée” victime de la répression des dictatures militaires. Et se pose, elle aussi, la question des formes que pourrait prendre son intégration régionale et la question du rééquilibrage de sa relation avec les Etats-Unis.

    Raison de plus pour aller y voir de près et retrouver Cristina à un moment privilégié où l’histoire est en train de se faire et où nous pouvons parler très librement.(...)


    (...)J’ai repensé, en la quittant, à cette phrase de Borgès, immense écrivain argentin, dont j’avais emporté un livre et qui exprime “la conviction que le combat peut être une fête”. Cela me va.

    J’ai eu, depuis, d’autres passionnantes rencontres que je vous raconterai, notamment avec la Centrale des Travailleurs Argentins, une organisation syndicale indépendante, pluraliste, combative, dont j’ai rencontré la direction nationale, aguerrie dans les années de lutte contre la dictature. Leur démarche d’affiliation individuelle des travailleurs précaires et de ceux de l’économie informelle, très développée en Argentine, m’a paru extrêmement intéressante mais je vous raconterai tout ça un eu plus tard car là, j’ai rendez-vous avec les Mères de la Place de Mai.

    Hasta luego ¡

    Signature Ségolène Royal

    texte intégral ici

    Mercredi 28 novembre 2007


    Les violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel représentent un défi pour le président français. Il doit prouver que son discours sur la diversité et l'ouverture n'est pas de l'esbroufe, estime The Independent.

    Pour la deuxième fois cet hiver, la France semble revivre son passé récent. D'abord, c'est la grève des transports qui a paralysé le pays ; maintenant, ce sont les émeutes des jeunes dans les banlieues* de Paris. Ces deux événements constituent pour le président Sarkozy un avertissement et une occasion de prendre l'initiative. Les grèves ont tourné court. Sa détermination personnelle et son apparence de détachement tactique ont permis à M. Sarkozy, qui dispose d'un mandat solide, de contraindre les syndicats naguère puissants à reconnaître un nouvel équilibre des forces. Aujourd'hui, la question n'est plus de savoir si les syndicats accepteront une réduction des privilèges de leurs membres, mais quels seront exactement les termes de cette réduction.

    Toutefois, le président français doit veiller à ne pas jubiler, d'autant que l'un des fantômes les plus menaçants de son passage au ministère de l'Intérieur sous la présidence de Jacques Chirac – la violence dans les banlieues* - a refait son apparition. La mort de deux adolescents, tués lors d'une collision avec une voiture de police, a provoqué deux nuits d'émeutes dans les cités du Nord-Est parisien. L'incident s'est produit non loin de Clichy-sous-Bois, où avaient éclaté les émeutes il y a deux ans. Considérée comme hostile et raciste par nombre d'immigrés de la deuxième et de la troisième génération, la police est une nouvelle fois considérée comme la responsable. Ce n'est pas le grand amour entre M. Sarkozy et les "enfants des banlieues*". Ceux-ci avaient rallié en masse Ségolène Royale, la candidate socialiste, lors de l'élection présidentielle, surtout pour exprimer leur fureur à l'égard de Nicolas Sarkozy, qui les avait qualifiés de "racailles" pendant les émeutes de 2005. Le fait que M. Sarkozy soit un fils d'aristocrates immigrés qui a réussi n'a par ailleurs rien fait pour le faire aimer.

    Le retour de la violence donne cependant au président français une chance de montrer premièrement qu'il a tiré les leçons de son mépris d'il y a deux ans et, deuxièmement, qu'il a l'intention de mettre en application les idéaux d'intégration sociale qu'il a prônés pendant sa campagne. Et, surtout, il doit démontrer que la diversité tellement vantée de son gouvernement ne sert pas qu'à épater la galerie. Chose prometteuse, l'une des plaintes qui revient le plus souvent à propos des dernières violences ne concerne pas la présence envahissante de la police, mais l'anarchie provoquée par son absence. Les gens qui vivent dans ces cités se sentent abandonnés. Le président français doit appliquer la même habileté tactique et la même détermination pour ramener les banlieues* dans la société française que celles dont il a fait preuve pour réduire les privilèges dépassés des syndicats des transports.

    * En français dans le texte.
       The Independent
    Lundi 10 décembre 2007

     


    notre VRP de Président à encore du travail........
    Mardi 6 mai 2008

    Nicolas Sarkozy n'a jamais été la coqueluche de la presse internationale. Critiqué pour son comportement et pour ses initiatives jugées peu diplomatiques en terme de politique étrangère, le président de la République n'a pas été épargné depuis son élection, notamment par les quotidiens européens.

    Sans surprise, le bilan de l'an I de la présidence Sarkozy est jugé très sévèrement par plusieurs quotidiens et peu de commentateurs voient comment le président français pourrait efficacement corriger le tir. "L'effet Carla" supposé et évoqué ici ou là, ne concerne que l'image que renvoit le président et n'a pas grand-chose à voir avec la gestion des affaires. Reste à canaliser son énergie vers des projets essentiels, comme l'évoque le Financial Times (FT).

    "LA FRANCE N'A GUÈRE CHANGÉ"

    Nicolas Sarkozy avait promis la rupture. C'est le cas "au moins sur un point : sa popularité a plongé bien plus vite et plus bas que celle de ses cinq prédécesseurs au cours des cinquante ans de la Ve République", explique le quotidien britannique dans son éditorial. Et de donner trois pistes de réflexions sur ce qui devrait être modifié : donner la priorité à certaines réformes, concentrer son énergie sur ces réformes et parvenir à les réaliser.

    Pour le quotidien britannique, la stratégie adoptée par l'équipe Sarkozy, consistant à lancer tout un tas de réformes en même temps pour dérouter l'opposition et éviter un blocage a eu un effet imprévu : aucune de ces "micro-réformes" n'a été achevée et les électeurs sont déroutés.

    Après un an de présidence Sarkozy, la France a-t-elle changé, s'interroge Le Temps dans son éditorial ? La réponse est lapidaire : "En douze mois, le pays n'a guère changé. Il reste pessimiste, angoissé par la globalisation et souffrant des mêmes maux – croissance molle, marché du travail verrouillé, Etat surendetté... – qu'à la fin du mandat de Jacques Chirac".

    Comme le FT, Le Temps évoque "des réformes utiles parfois, timides souvent, dans l'ensemble prudentes et incomplètes. Mais rien de vraiment décisif". S'il se félicite de la meilleure disposition des syndicats français, "réputés obtus", vis-à-vis des réformes, Le Temps estime peu probable que cela "suffise à produire les résultats rapides – plein emploi et croissance portée à 3 % d'ici à 2012 – que Nicolas Sarkozy a fait miroiter aux Français".

    Le quotidien suisse découpe cette année écoulée en quatre actes : "Excès de confiance, distraction sentimentale, réformes dans la brume, rebondir, mais comment ?"

    "RÉVOLUTION PERDUE"

    Plusieurs journaux ont anticipé d'une journée la date anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy et ont fait l'impasse sur ce sujet ce mardi. Ainsi, El Pais estimait, lundi 5 mai, que le président français est passé, en un an, du paradis à l'enfer. Le quotidien espagnol, qui avait déjà diagnostiqué en février une "hypertrophie incurable de l'ego" chez Nicolas Sarkozy, repasse l'année écoulée comme un film noir.

    Soirée au Fouquet's, style ostentatoire, goût de la jet-set, exhibitionnisme de ses histoires de cœur utilisées comme "écrans de fumée", échec de sa principale promesse (être le président du pouvoir d'achat), chute libre dans les sondages, séjour de Kadhafi... Le jugement est sans concession.

    El Pais évoque toutefois un possible "effet Carla" qui serait en train de changer le chef de l'Etat. Mais cela ne porterait que sur l'excès d'ostentation. Exemple : lors d'une représentation à la Comédie-Française, le président et sa femme seraient arrivés et repartis "discrètement". Un point essentiel probablement pour la rupture visant à réformer le pays... L'International Herald Tribune notait, lundi 5 mai, quelques réformes intéressantes, mais, comme le FT, les estimait inachevées. Le quotidien américain s'interrogeait surtout sur leur coût, qui reste à évaluer.

    Constat sévère également dans le Khaleej Times. Le quotidien des Emirats arabes unis parle de "révolution perdue". Le journal pointe les échecs comme l'inflation, le déficit budgétaire. Les sujets qui fâchent comme l'atlantisme ou la dégradation des relations avec le monde musulman. Mais surtout, ce qui aurait le plus joué sur l'opinion que les Français se font de leur président : "Le manque de finesse, la tendance show off et une personnalité agressive." Le Khaleej Times ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il évoque l'"effet Carla" : "Certains de ses amis me disent qu'elle est extrêmement intelligente, raffinée et pondérée – exactement ce dont a besoin Sarkozy."

     

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    citation

    "Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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