Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Mardi 20 novembre 2007
La défenseure des enfants remet aujourd’hui
au Président le résultat d’un an d’enquête.
CHARLOTTE ROTMAN
QUOTIDIEN : mardi 20 novembre 2007

C’était un adolescent «turbulent», comme on dit. Devenu «incasable», «de ceux que les différentes institutions se renvoient de l’une à l’autre». L’histoire de Baptiste rebondit de familles d’accueil en centres sociaux, jusqu’à un centre éducatif renforcé qui, le jour de ses 18 ans, en juin 2005, le met dehors. Sans un sou, il agresse alors un pharmacien, lui vole sa caisse et deux boîtes de tranquillisants. Puis il avale 18 comprimés et une bouteille de whisky devant un hôpital où il décède. Au creux de sa paume gauche, il avait écrit «demandez-moi pardon».

«Implacable». Pour Dominique Versini, défenseure des enfants depuis 2006 (institution indépendante), ce genre de parcours pointe «le côté implacable des procédures administratives qui ne savent pas toujours faire du sur-mesure pour ce type de jeunes multifracturés».

Le rapport qu’elle remettra aujourd’hui au président de la République à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant porte sur ces «adolescents en souffrance». Pendant un an, son équipe a rencontré pédopsychiatres, enseignants et proviseurs, infirmières scolaires, magistrats de la jeunesse, services de l’aide sociale à l’enfance. Elle s’est également rendue dans un centre fermé et dans le quartier des mineurs d’une maison d’arrêt. Le résultat est un «plaidoyer pour une véritable prise en charge» qui pointe les manques et les besoins.

Près de 15 % des 11-18 ans sont dans une situation de grande souffrance. Soit 900 000 ados. Chaque année, 40 000 essaient de se tuer. Aux signes classiques de souffrance psychique (les addictions, les troubles du sommeil) se greffent l’absentéisme, la montée de la violence sur soi (scarification) ou sur les autres (comme le «happy slapping»). «Le fait de me saigner me faisait du bien, voir mon sang couler me soulageait et me fascinait, cela me permettait de faire évacuer la souffrance et de ressentir que j’étais ailleurs», explique ainsi Brian, 19 ans.

L’adolescent demeure pourtant «le grand oublié des politiques publiques». Entre deux âges, il est encore trop rarement le destinataire de récents programmes spécifiques de prévention, regrette le rapport.

Saturé. Dominique Versini s’est penchée sur le dispositif psychiatrique et médico-social, complètement saturé. Il faut attendre de trois mois à un an avant d’obtenir un rendez-vous dans un centre.

En 2005, 800 postes de psychiatres et 15 000 postes d’infirmiers étaient vacants. Or en quinze ans, la demande de soins a augmenté de 70 %. Dans le même temps, le nombre de lits d’hospitalisation à temps plein en pédopsychiatrie est passé de 5 380 à 1 860. Seize départements n’en disposaient pas. A ce jour, plus d’une vingtaine de maisons d’adolescents sont en projet. Celles qui existent (18) sont peu repérables et pas forcément ouvertes aux heures qui conviennent aux adolescents. Information et accueil des jeunes et leur famille, mise en réseau, prévention… La défenseure des enfants formule 25 recommandations.

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 20 novembre 2007
"un Grenelle du pouvoir d'achat,

des salaires et des retraites"

PARIS, 20 nov 2007 (AFP) - Ségolène Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites" pour résoudre les conflits sociaux.
"On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance ... en dressant les Français les uns contre les autres", a affirmé l'ex-candidate socialiste devant la presse depuis ses nouveaux locaux du 95 boulevard Raspail à Paris.
"Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir", selon elle.
"Il faut dès maintenant remettre l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, parce que tout se tient", a proposé Mme Royal. Elle a précisé que "dans ce Grenelle, il faut intégrer les questions de santé et de logement".
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 20 novembre 2007
Grèves: Chérèque pointe la responsabilité de la CGT

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a critiqué lundi l'attitude de la CGT, responsable selon lui de la poursuite de la grève contre la réforme des régimes spéciaux. Il a dénoncé sur France-2 une "forme de coproduction entre le gouvernement et la CGT en particulier pour organiser cette grève, pour montrer ses muscles".

"On a d'un côté des syndicats qui ont fait croire aux cheminots qu'ils pourraient continuer à travailler 37 ans et demi alors qu'on sait pertinemment que les 40 ans pour tous les salariés dans notre pays sont inéluctables", a-t-il affirmé. D'autre part, "le gouvernement a besoin de montrer que cette réforme est difficile", selon le dirigeant syndical.

Regrettant qu'on n'ait "pas laissé le temps à la négociation", le secrétaire général de la CFDT a souhaité "un peu moins de pudeur": "Cette grève, il faut maintenant la suspendre et négocier au plus vite", a-t-il réclamé. AP

 
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mercredi 21 novembre 2007
Faute de se moderniser et de se réunifier, nos syndicats sont condamnés
 comme en témoignent les grèves actuelles - à une posture purement défensive

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En plus de leur office traditionnel de défense des intérêts ouvriers, les syndicats exercent dans la société française une fonction particulière : celle d'exprimer le mécontentement de la population, notamment quand les partis de gauche sont incapables de le faire. On a déjà vu cela dans les débuts de la Ve République.

C'est de nouveau le cas aujourd'hui. Au fond, la fameuse ouverture n'a pas marché du tout. Elle a permis de recaser quelques hommes de gauche en fin de carrière, mais elle n'a nullement empêché les cheminots, les fonctionnaires, les étudiants de faire la grève comme des malades. Car le gouvernement Sarkozy n'est ni celui de la réduction de la dette (ça, non...) ni celui de l'augmentation du pouvoir d'achat. Le voilà en butte, comme ses prédécesseurs, à la montée des revendications catégorielles, sans autre solution que de lâcher du lest. Sa chiraquisation est en marche.

La réforme des régimes spéciaux de retraite ou la loi sur l'autonomie des universités - deux mesures pourtant nécessaires et tenues pour telles par chacun six mois plus tôt - ne sont apparues soudain aussi intolérables que parce que Sarkozy décevait la population. C'est cette fonction de sismographe qui donne au mouvement syndical français son allure si particulière.

1 - Le syndicalisme français est tourmenté
A la différence de ses frères étrangers, ce n'est pas un long fleuve tranquille. C'est un torrent de montagne, souvent à sec, qu'un gros orage change soudain en une rivière puissante aux eaux tumultueuses, charriant le meilleur et le pire, emportant tout sur son passage. D'où la difficulté de le gérer. Par beau temps, ses chefs s'efforcent en vain d'entraîner les travailleurs dans l'action. Dans la bourrasque, ils sont réduits à courir derrière ceux-ci. On a vu cela en 1920, en 1936, en 1945, en 1968.

D'où aussi la difficulté à apprécier la représentativité des syndicats. En termes d'effectifs, ce sont les plus faibles d'Europe : environ 5% de salariés dans le privé ! Beaucoup plus dans le public, où ils rendent des services à la personne. Dans l'Education nationale, ils contrôlent peu ou prou les promotions et les mutations individuelles : chacun pense donc avoir un intérêt personnel à se syndiquer. Conséquence : en régime de basses eaux, c'est le public qui est le moteur de la machine revendicative. Les ouvriers du privé, longtemps symboles du mouvement ouvrier, seront bientôt la seule catégorie sociale à ne pas se mettre en grève, moins que les étudiants et les magistrats...
 
Fort heureusement, la représentativité des syndicats est supérieure à ce qu'indiquent leurs effectifs. La masse des non-syndiqués, qui les néglige, se reconnaît en eux, surtout quand ils sont unanimes et qu'une grande confrontation sociale se présente. Le danger, pourtant, existe de les voir se transformer, faute d'effectifs suffisants, en simples intermédiaires, en arbitres assurant l'interface entre le patronat, privé ou public, et la masse des travailleurs.

2 - Le syndicalisme français est désargenté
Et cela, de façon congénitale, en raison du faible nombre de ses cotisants. Sans une intervention de Jaurès auprès de Millerand, ministre de Waldeck-Rousseau, Fernand Pelloutier, son véritable fondateur, serait mort de faim... Naturellement, ses camarades, qui n'étaient pas fichus de nourrir leur unique permanent, ne manquèrent pas de l'accuser d'être vendu à l'Etat bourgeois. C'est que les travailleurs français sont prêts à verser leur sueur, parfois même leur sang, pour la cause qu'ils défendent; leur argent, jamais. Les travailleurs sont des Français comme les autres.

Après cela, étonnez-vous que les syndicats ne joignent les deux bouts qu'avec les subventions de leur adversaire, ceux du public grâce aux emplois fictifs que leur accorde généreusement l'Etat, ceux du privé grâce à la caisse noire de l'UIMM... Ils ont beau mordre la main qui les nourrit, ils donnent plus d'une fois l'impression de surjouer leur révolte.

3 - Le syndicalisme français est divisé

Parce qu'il vit intensément toutes les crises de la société française, il porte sur sa carcasse des cicatrices indélébiles. La division entre CGT et FO (cette dernière s'appelle toujours CGT-FO !) est un héritage de la guerre froide et du stalinisme heureusement disparus; elle ne signifie plus rien pour les nouvelles générations. La division CFDT-CFTC n'a pas plus de raison d'être, l'action de la seconde n'étant pas plus «chrétienne» que celle de la première. Quant à SUD, issu pour partie du «recentrage» de la CFDT et du conflit de 2003 sur les retraites - toujours les retraites ! -, il a inventé un bizarre corporatisme révolutionnaire qui n'a pas d'équivalent dans le reste du monde. C'est un syndicalisme à la fois jeune et archaïque, qui ne vit que de la division entre grandes centrales. («Centrales, quel drôle de nom, me disait un jour Michel Foucault, on se croirait à Clairvaux !»)

Dans l'idéal, une sorte d'Epinay syndical - c'est à Epinay que le PS fut refondé en 1971 par François Mitterrand - serait nécessaire pour redonner au syndicalisme français la puissance, la cohésion, l'indépendance, le pouvoir contractuel qui lui manquent aujourd'hui cruellement. Pour le moment, la CFDT est la seule à avoir compris qu'une page des relations sociales dans ce pays était en train de se tourner et que, faute de se donner les moyens de négocier en force, les syndicats sont condamnés à une posture purement défensive et même convulsive. Les grèves actuelles en sont une parfaite illustration.

Ne rêvons pas. L'Epinay syndical n'est pas pour demain. Aussi, le gouvernement serait bien inspiré d'engager sans attendre la révision des critères de représentativité des syndicats à laquelle il songe. C'est en organisant un vote dans les entreprises sur cette représentativité que Franklin D. Roosevelt, lors du New Deal, redonna aux syndicats la force et l'autorité qui leur manquaient. Ce n'est pas seulement la classe ouvrière, ce n'est pas seulement la gauche, c'est la société française tout entière qui a besoin d'un syndicalisme rénové et puissant.
 
Jacques Julliard  Le Nouvel Observateur

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Jeudi 22 novembre 2007
PARIS, 22 nov 2007 (AFP) - La députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti, est allée jeudi apporter son soutien aux mal-logés qui campent depuis un mois et demi sur le trottoir de la rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris, pour exiger "un vrai logement".
C'était la première fois depuis le début du mouvement qu'une personnalité socialiste rendait visite en le faisant savoir à quelques-unes des 370 familles, d'origine africaine pour la plupart, engagées dans l'action.

Spécialiste du logement, le député du Val-de-Marne Jean-Yves Le Bouillonnec et le sénateur de la Savoie Thierry Repentin s'étaient rendus discrètement sur place la semaine dernière, selon le groupe sénatorial PS.
Rappelant qu'en compagnie de la candidate Ségolène Royal, elle s'était rendue au "ministère de la crise du logement", au même endroit, pendant la campagne présidentielle, Mme Filippetti a qualifié de "scandale" le fait "qu'on ait 3,5 millions de personnes mal logées dans un pays aussi riche que la France".

En présence de membres de l'association Droit au logement (DAL), la députée mosellane, qui faisait partie de la petite équipe de campagne de Mme Royal, a dit "regretter qu'il n'y ait pas plus de monde de la gauche qui vienne soutenir les mal-logés".
Des élus communistes et Verts, notamment le député Noël Mamère, s'étaient rendu sur place mardi. Olivier Besancenot est venu deux fois.
Quant au premier secrétaire du PS François Hollande, "on espère" qu'il va venir, a dit aux journalistes Aurélie Filippetti.

Elle a estimé que la protestation des mal-logés - et sa propre présence - "ne remet pas du tout en cause ce que fait Bertrand Delanoë à la mairie de Paris". "On a le droit de venir soutenir les mal-logés sans remettre en cause le travail formidable fait par Bertrand Delanoë pour le logement social à Paris", a-t-elle ajouté.
Par ailleurs porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, la jeune députée a affirmé que les socialistes, et surtout M. Le Bouillonnec, avaient fait un travail "acharné depuis cinq ans" sur la question du logement. "En décembre, on va mettre en avant tout ce qu'on a fait et tout ce qu'on propose pour l'avenir", a ajouté Aurélie Fillippetti.
M. Le Bouillonnec et Annick Lepetit, députée et secrétaire nationale PS au logement, vont rencontrer dans les deux semaines qui viennent la trentaine d'associations qui ont été à l'origine de la loi sur le droit au logement opposable (DALO), a-t-elle précisé.
 

 

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 27 novembre 2007
Claude Dilain est maire de Clichy-sous-Bois,
Stéphane Gatignon
est maire de Sevran,

François Puponni
est maire de Sarcelles.
A l'automne 2005, sur fond d'images de quartiers en flammes, l'ensemble de la classe politique semble prendre enfin conscience du malaise des banlieues. Les émeutes s'accompagnent alors d'un cortège de discours sur les décisions à prendre. Mais avec l'extinction des flammes, un voile est retombé sur nos villes et deux ans plus tard, non seulement les choses n'ont pas changé, mais elles empirent.

Face au défi, confronté aux inégalités de plus en plus fortes entre les territoires, le gouvernement répond par des dotations toujours plus réduites et inégales. Pour preuve, la loi de programmation de la cohésion sociale prévoyait une augmentation de 120 millions par an jusqu'en 2009 de la dotation de solidarité urbaine (DSU), pour venir en aide aux villes en difficulté. Or, la commission des finances de l'Assemblée vient d'annoncer une diminution de 30 millions d'euros de la DSU. Tant pis pour les villes qui comptaient dessus et qui ont engagé des actions. Elles n'auront qu'à gérer encore et encore la pénurie et faire face à des charges de plus en plus lourdes.

Cela ne peut plus durer. Le temps des diagnostics, des analyses et de la compassion est terminé. Aujourd'hui, il est impératif d'agir, et d'agir vite. Des solutions simples et efficaces sont rapidement réalisables, au premier rang desquelles une réforme de la fiscalité locale.

Malgré l'opiniâtreté des élus de terrain et du monde associatif, la situation ne cesse de se dégrader. Tous les indicateurs sont à la hausse, précarité, chômage, misère, violence... l'économie parallèle gangrène des quartiers entiers où les habitants subissent les règles d'un libéralisme sauvage qui se traduit par le règne de la loi du plus fort ; l'usage de la violence se banalise, les liens sociaux se délitent et les populations confrontées à un sentiment d'abandon ont tendance à se replier sur elles-mêmes.

Cette situation est le résultat de l'échec de la politique menée depuis de trop nombreuses années. L'ancien ministre de l'intérieur, aujourd'hui président de la République, n'a réussi, avec ses déclarations guerrières, ni à faire reculer l'insécurité ni à rétablir l'égalité républicaine. Nous n'acceptons plus que l'Etat valide les inégalités. Il faut impérativement en finir avec la vision à court terme qui conditionne les réponses du gouvernement. Nous ne voulons pas d'un énième plan banlieue qui traite systématiquement nos problèmes à l'aune de l'exception. Nous voulons que nos villes - à l'instar du reste du territoire - soient traitées selon le droit commun.

L'insécurité est le résultat d'une politique globale qui par l'insécurité sociale, l'accroissement de la précarité et des inégalités conduit à la déstructuration des règles collectives et contribue à faire naître les ghettos de demain. Notre société est de plus en plus marquée par l'individualisme, la débrouillardise et la vénération sans limite de l'argent roi au détriment de tout ce qui fait l'intérêt collectif. Tout contribue à fragiliser l'ensemble de la société: disparition de la mixité sociale dans les quartiers d'habitat collectif, diminution drastique des moyens consacrés au volet social (dans la prévention, dans la recherche d'emploi, etc.), généralisation des emplois précaires, enclavement de ces quartiers.

Nous devons clairement poser la question du rôle régulateur de l'Etat. Le processus actuel qui conduit l'Etat à se retirer progressivement des dispositifs d'aide anéantit les garanties et laisse la nécessaire entraide dépendre du bon vouloir de ceux qui en ont à la fois l'envie et les moyens.

Le temps presse. Nous devons en agissant sur l'ensemble de ces leviers rétablir les fondements de la République : la sécurité et l'égalité de tous partout sur le territoire. Pour faire entendre la voix de la banlieue et parce que nous refusons d'attendre qu'une nouvelle catastrophe se produise pour que les choses bougent enfin, nos communes (nos mairies) agiront afin d'obliger l'Etat à ouvrir le dossier des banlieues non comme un dossier à part mais comme un miroir de ce que pourrait devenir la France de demain.


par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 27 novembre 2007
 
LEMONDE.FR | 27.11.07 | 17h19   •  Mis à jour le 27.11.07 | 17h30

Lors d'une conférence de presse commune, des maires socialistes de banlieue parisienne ont "appelé au calme" dans leurs villes. Le maire de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a regretté que "rien [n'ait] été fait à l'échelle des problèmes à régler dans les banlieues." Il a rappelé que les "poudrières existaient toujours dans les banlieues." En 2005, la mort de deux adolescents dans un transformateur électrique de Clichy-sous-Bois avait déclenché plusieurs nuits d'émeutes dans toute la France.

Banlieues : Ségolène Royal (PS) appelle à une "mobilisation nationale"

PARIS, 27 nov 2007 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a appelé mardi à une "mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues" en faveur des banlieues, tout en qualifiant d'"intolérable" l'escalade de la violence avec les tirs contre des policiers dans le Val-d'Oise.
"Aujourd'hui en France, des policiers ont été victimes de tirs à balles réelles", a fait valoir l'ex-candidate à l'Elysée lors d'une déclaration devant la presse dans ses bureaux parisiens.
"Il s'agit d'une escalade intolérable de la violence sur le territoire national", a-t-elle dit.
"J'appelle à une mobilisation nationale, toutes tendances politiques confondues, pour que la question de nos quartiers, de l'avenir des jeunes dans nos quartiers pour qu'ils aient l'espoir de trouver du travail, devienne une grande cause nationale", a poursuivi la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes.

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 27 novembre 2007

 

 


par Yvon GRAIC publié dans : Société
Vendredi 30 novembre 2007
Jean-Louis Bianco : "il n'apporte pas de vraies réponses"

(la provence - vendredi 30 novembre 2007)

"Il n'a pas annoncé de mesures réalisables maintenant, rien de concret, son discours n'est pas convaincant. Quant à la conférence sociale qu'il propose d'organiser avant la fin de l'année, Ségolène Royal l'avait déjà annoncée dans son programme. Mais il aurait fallu l'ouvrir dès le mois de juillet. On a perdu six mois."

Autant sur le fond que sur la forme de l'intervention du chef de l'État, Jean-Louis Bianco ne mâchait pas ses mots hier soir : "Il est son propre avocat. Je trouve stupéfiants les propos sur les banlieues lorsque Nicolas Sarkozy parle de laxisme depuis trente ou quarante ans, alors qu'il a été lui-même ministre de l'Intérieur. Il y a là une forme d'indécence par rapport à la réalité des événements."

À propos du pouvoir d'achat, sujet très attendu sur lequel le Parti socialiste a fait des propositions cette semaine, même critique du député PS : "Il caricature les propositions de l'opposition, et je ne vois pas comment il va pouvoir mettre en place les mesures d'une conférence sociale qui seront discutées à la mi-décembre. C'est irréalisable, même si, sur le principe, cette idée d'agenda social et de dialogue social est évidemment une bonne chose."

Sur les heures supplémentaires, le logement, Jean-Louis Bianco estime que le président de la République "n'apporte pas de vraies réponses à la hauteur des attentes des Français". Il précise : "Nicolas Sarkozy renvoie à une négociation, mais il ne parle pas de ce qui inquiète les Français aujourd'hui, du prix du carburant par exemple. Concernant les retraites il avait annoncé une augmentation étalée de 25 % des petites retraites, elles sont de 1,1 % : on est loin du compte."

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Vendredi 30 novembre 2007

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a jugé que l'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision, censée fournir des réponses sur le pouvoir d'achat, n'aura pas rapporté un seul euro à un seul Français.

"On attendait des annonces et on a eu des répétitions, des redites, de nouveau le thème du travailler plus pour gagner plus", a déclaré le premier secrétaire du PS, François Hollande.

"Ceux qui pouvaient espérer un euro de plus, soit pour consommer, soit pour épargner, soit pour investir (...) ils n'auront eu rien de concret, rien d'immédiat", a-t-il dit sur France 3.

François Hollande a rappelé que le gouvernement avait choisi de faire adopter au Parlement en juillet ce qu'il est convenu d'appeler "le paquet fiscal", ce qui le prive de marge de manoeuvre pour agir sur le pouvoir d'achat.

L'image “http://francoism.blog.lemonde.fr/files/2007/04/tirelire_euro.1175711152.jpg” n

 

"Les caisses de l'Etat sont vides, mais qui a dépensé 15 milliards d'euros (...), a donné sept milliards de cadeaux fiscaux aux plus favorisés ?," s'est-il interrogé.

"La cigale ayant passé tout l'été à chanter, la fourmi revient et vous dit il n'y a plus rien", a-t-il ironisé.

François Hollande a toutefois relevé que les mesures envisagées sur le logement - lier l'augmentation des loyers au coût de la vie et le système des cautions - étaient de bonnes idées, avancées d'ailleurs a-t-il dit par les socialistes.

Avant la réaction du chef du PS, le secrétaire national à l'Economie et à la Fiscalité du parti, Michel Sapin, avait, comme lui, déploré l'absence de mesure forte susceptible de favoriser le pouvoir d'achat.

"Les 45 minutes d'intervention du président n'auront pas rapporté un seul euro à un seul Français", a-t-il dit.

L'essentiel des mesures suggérées par le chef de l'Etat (monétisation des heures supplémentaires, dérogations aux accords d'entreprise) "sont déjà en place depuis plusieurs années et ont démontré leur inefficacité", a-t-il fait valoir.

"Depuis six ans, l'UMP n'a en effet eu de cesse de réduire à néant les 35 heures sans que cela soit suivi d'effets sur l'emploi et le pouvoir d'achat", ajoute Michel Sapin.

Pour le reste, dit-il, le président de la République "s'en remet 'au bon coeur' des entreprises, puisqu'elles seules décideront de l'attribution des primes ou d'augmentation du nombre d'heures travaillées, ce à quoi la conjoncture n'incite guère".

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Dimanche 2 décembre 2007
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samedi 1 décembre 2007

Les annonces de Nicolas Sarkozy vont-elles «lever le carcan» des 35 heures, comme le réclame à cor et à cris le patronat ? Rien n’est moins sûr. Elles n’ont d’ailleurs pas suscité de tollé chez les syndicats, qui concentrent leurs critiques sur l’absence de mesure concrètes sur le pouvoir d’achat.

 

«Nous ne souhaitons pas que les négociations salariales se fassent uniquement sur les 35 heures», commentait vendredi François Chérèque, qui voudrait surtout que lors de la grande conférence sociale annoncée pour la mi-décembre, on «n’oublie pas les salariés qui n’en bénéficient pas et les chômeurs». On a connu le secrétaire général de la CFDT plus virulent sur la défense des 35 heures.

«Recul». Explication de cette modération : le déverrouillage des 35 heures existe déjà. Et il n’a pas remis en cause l’essentiel des accords de réduction du temps de travail. Quand le Président propose que les entreprises puissent «par un accord majoritaire s’exonérer des 35 heures en échange d’une augmentation des salaires», il ne fait que généraliser une disposition qui existe déjà. «On peut déjà faire des accords dérogatoires et faire travailler, par exemple, 38 heures», assure une avocate spécialisée dans le droit social et le conseil aux entreprises. Si ce type d’accord ne rencontre pas un grand succès, c’est que la différence entre 35 et 38 heures doit évidemment être compensée par une majoration pour heure supplémentaire, ce que les entreprises rechignent à faire.

Comme il faut un accord majoritaire pour instaurer un régime dérogatoire, les syndicats ne s’inquiètent pas trop : si l’employeur n’apporte pas de contreparties suffisantes, l’accord ne verra pas le jour.

De même, la «monétisation» des jours de récupération, les fameuses RTT, choque plus les politiques, qui parlent de «destruction des 35 heures» (Olivier Besancenot, LCR), ou de «recul du droit du travail et des acquis sociaux» (Jean-Luc Mélenchon, PS) que les syndicalistes.

En fait, c’est aux patrons queNicolas Sarkozy oppose une fin de non-recevoir, en particulier à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui veut «supprimer la durée légale du travail à 35 heures». Le chef de l’Etat ne pouvait le faire sans remettre en cause les heures supplémentaires, donc réduire le pouvoir d’achat. Derrière une attaque toute symbolique contre les 35 heures, il cherche surtout à forcer la main au patronat pour qu’il joue le jeu des heures supplémentaires.

Bâton. Ce n’est pas la première fois que le Président met la pression sur les patrons. Le 30 août, lors de l’université d’été du Medef, il avait lancé à un auditoire de plus de 3 000 patrons médusés : «Le mot salaire n’est pas un gros mot.» Il leur avait mis le marché en main : s’ils jouaient le jeu d’une politique salariale dynamique, il s’engageait à assouplir le droit du travail.

Le pouvoir d’achat ne décollant pas, Nicolas Sarkozy agite le bâton. Non seulement ses critiques des 35 heures restent au niveau du symbole, sans remettre en cause la durée légale du travail, mais il annonce que les allégements de charges sur les bas salaires pourront être conditionnés à des engagements sur les négociations salariales. Autant la «monétisation des RTT» n’effraie pas les patrons, – elle peut intéresser les entreprises en manque de personnel –, autant la «conditionnalité des aides» leur reste en travers de la gorge. Sur ce sujet, les syndicats ne disent rien. Ils attendent de voir comment ce sera mis en œuvre.

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mercredi 19 décembre 2007
LeMonde.fr Dominique Labbé, maître de conférences à l'IEP de Grenoble

Nicolas Sarkozy devait présider, mercredi 19 décembre à Paris, une conférence avec les partenaires sociaux sur l'"agenda social" 2008. Spécialiste des syndicats, Dominique Labbé, maître de conférences à Sciences Po Grenoble et auteur de plusieurs ouvrages en collaboration avec Dominique Andolfatto, comme Sociologie des syndicats (La Découverte, 2007), analyse cette nouvelle donne sociale.

Nicolas Sarkozy est-il en train, à travers sa pratique du dialogue social, de réhabiliter les syndicats ?

Le président de la République a beaucoup de pouvoirs mais pas celui de faire changer les esprits. En dehors de la volonté présidentielle, il y a de bonnes raisons de prendre le syndicalisme au sérieux.

D'abord le syndicat est un moyen efficace pour compenser l'inégalité existant entre l'employeur et le salarié. La première fonction d'un syndicat est de s'occuper des problèmes quotidiens : fiches de paie incompréhensibles, heures et primes non payées, qualifications non reconnues, brimades de la hiérarchie ou des collègues, promotions refusées, horaires de travail impossibles, machines dangereuses, bruits, pollutions, fatigue... Ce n'est pas (ou plus) le cas en France.

Dans la majorité des pays européens, les contrats collectifs sont la voie normale pour organiser les relations au travail. On voit difficilement comment la France pourrait éviter d'aller dans ce sens.

La loi du 31 janvier 2007 impose une concertation, ou une négociation, préalable à toute réforme sociale. S'agit-il d'un simulacre de négociations ou d'une nouvelle articulation entre la loi et le contrat ?

Pourquoi avoir annoncé que "les décrets sont dans les tiroirs" tout en refusant de les montrer et en se réservant de siffler la fin de la partie ? Les politiques français ont des progrès à faire ! Deux questions se posent. Les salariés et les employeurs se reconnaissent-ils dans ce qui est dit en leur nom ? Se sentiront-ils engagés par un éventuel compromis passé entre leurs "représentants" et l'Etat ? Vous connaissez les réponses. Nous sommes donc dans le simulacre...la suite ici
par Yvon GRAIC publié dans : Société
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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