Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Samedi 10 novembre 2007
Ségolène Royal a repris le collier. Les moments d'enthousiasme de la campagne présidentielle comme les déceptions, les critiques et les ressentiments, elle assure en avoir fait l'inventaire. Courant décembre - "si je suis satisfaite du résultat", prévient-elle - paraîtra un livre-bilan écrit entre deux voyages en Amérique du Sud et trois réunions en petit comité autour d'un économiste. Ni acte de contrition, ni règlement de comptes, cet ouvrage doit marquer sa volonté d'ouvrir une nouvelle phase. Apprendre à exister en dehors d'une campagne électorale.

2124884870.jpgDésignée il y a presque un an, le 16 novembre 2006, par un parti dont elle a convaincu 61 % des adhérents mais avec lequel elle n'a jamais été en phase pendant la bataille présidentielle, Mme Royal se tient à distance du PS. Le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne recherche guère la compagnie des "éléphants". Convaincue de jouir d'une aura particulière dans l'opinion mais aussi auprès des militants, elle revendique un statut à part. On ne la voit jamais aux réunions hebdomadaires du bureau national et elle n'a pas non plus assisté au dernier conseil national, le parlement du parti, fin octobre. Ayant renoncé à son mandat de députée des Deux-Sèvres, elle s'est privée de tribune parlementaire mais n'a pas renoncé à s'exprimer. Désormais, elle veut intervenir "sur le fond", en choisissant ses thèmes : la crise des marins pêcheurs ou le rachat des Echos et la cession de La Tribune"le début de la fin de la Sécurité sociale". par le groupe LVMH. Vendredi 9 novembre, elle s'est rendue dans le cabinet d'un médecin généraliste parisien pour y dénoncer les franchises médicales, qui préfigurent

L'ancienne candidate considère avoir fait évoluer le discours du PS sur l'Europe - elle a appelé les socialistes à voter "oui" au traité de Lisbonne sans faire du référendum une affaire de principe -, les rapports avec le MoDem, la vision des 35 heures ou encore l'organisation de primaires à l'italienne afin de permettre aux sympathisants de désigner un candidat à l'élection présidentielle. Vertement critiquée pour avoir mis en doute, après la campagne, le bien-fondé de la proposition du smic à 1 500 euros, elle s'amuse à relever que cette mesure a étrangement disparu du vocabulaire des dirigeants socialistes.

Si elle a marqué des points au plan idéologique, Ségolène Royal tarde en revanche à afficher une stratégie de conquête du PS, qu'elle considère pourtant comme indispensable. Plutôt que de fonder un courant, elle a relancé son association Désirs d'avenir, qui revendique plus de 10 000 membres dont tous ne sont pas adhérents du PS. "Cet aiguillon va jouer un rôle de laboratoire d'idées capable d'apporter de la valeur ajoutée au PS", assure l'avocat Jean-Pierre Mignard, qui vient de prendre la présidence de Désirs d'avenir.

"Le préalable à toute chose, considère Mme Royal, c'est la reconstruction d'une offre politique cohérente et nouvelle" qu'elle pourrait "fédérer" à condition que s'opèrent des recompositions internes au PS. Elle ne "s'interdit pas" de postuler à la direction du parti mais sa tentative manquée de devenir premier secrétaire en mai dernier l'incite visiblement à la plus grande circonspection.

En outre, le spectacle donné par le PS, qui n'a toujours pas soldé le contentieux européen de 2005, ne l'encourage pas à s'impliquer dans des manoeuvres d'appareil d'autant plus aléatoires que les rapports de force internes sont devenus difficiles à cerner. Cette prudence renforce ceux qui sont convaincus que "l'accident" ou "la parenthèse Ségolène" appartient au passé et que le départ de nombreux adhérents à 20 euros devrait hâter le mouvement. Les partisans de Mme Royal, considère Henri Emmanuelli, "ne représentent pas un mouvement de pensée".

Pour Ségolène Royal, le congrès prévu fin 2008 paraît encore loin. Tout le monde ne partage pas cet avis. "Il faudrait qu'elle s'investisse davantage. D'ailleurs, beaucoup le lui demandent", plaide Jean-Jack Queyranne, président du conseil régional de Rhône-Alpes. Gaëtan Gorce, député "rénovateur" de la Nièvre, constate pour sa part que " Ségolène Royal dispose, sur le plan des idées, d'une capacité à prendre des risques que les autres n'ont pas". "Dommage qu'elle ne s'intéresse guère à la tactique, ajoute-t-il. Mais c'est aussi ce qui lui permet de voir au-delà du prochain congrès."

Dans l'immédiat, et en attendant que les grandes manoeuvres débutent au PS, Mme Royal peut se réjouir d'avoir enrayé sa chute dans les sondages. Elle a regagné dix points (à 57 % d'opinions favorables) dans le dernier tableau de bord Paris Match-IFOP.

Dimanche 11 novembre 2007

Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que de porter remède aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
1/ Insécurité sociale, tout d'abord.
 
C'est une aberration de faire financer les programmes de recherche utiles pour les malades de demain par les malades d'aujourd'hui. Même si des exonérations sont prévues, la contribution va peser de manière uniforme sur tous ceux qui  doivent prendre des médicaments ou recourir à des soins, alors même que la contribution de chacun à l'assurance-maladie est proportionnelle aux revenus. De manière insidieuse, on revient sur les principes de la sécurité sociale chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), illustrant une fois de plus la volonté de la droite de remettre en cause les assurances publiques universelles, pour favoriser la marchandisation de la santé. Une fois de plus, ce sont les personnes âgées à faible revenu et  les salariés les plus faiblement rémunérés qui vont consacrer une part plus importante de leurs revenus à leur protection sociale. On pourrait  objecter que les montants sont faibles mais nous savons d'expérience qu'une fois que le principe est acquis, ce genre de prélèvements augmente au fil des ans, sous la pression du déficit des comptes sociaux.

La fixation de son montant par un simple décret et non son inscription dans la loi renforce cette perspective. En outre, ils viennent d'ajouter à une série de mesures déjà très sensibles pour les ménages : forfait de 1 à 4 euros par consultation, autre forfait de 18 euros à l'hôpital, déremboursements de toutes sortes. Lors de l'instauration de la franchise sur les consultations médicales, ses inspirateurs avaient indiqué qu'il  s'agissait d'une mesure exceptionnelle. A quand la franchise sur tous les actes ? A quand de nouveaux déremboursements déguisés par la hausse de ces franchises ? En vérité, les classes modestes et moyennes sont celles qui vont être  progressivement orientées vers les assurances privées, pour couvrir toutes ces charges nouvelles, laissant au bord de la santé tous ceux qui n'ont pas les moyens de financer une couverture complémentaire et l’accès au soin doit rester une sécurité de base.

 
2/ Erreur sanitaire ensuite.
 
Ces franchises s'appuient sur l'idée que l'on pourrait, étant malades, faire le choix de consommer moins de soins dès lors qu'on serait sensibilisé aux coûts. Outre que c'est le médecin qui  prescrit et non le malade qui décide, allez expliquer aux personnes qui ont été jugées suffisamment malades pour être prises en charge à 100 % (les diabétiques, les cancéreux, les personnes atteintes par le VIH…, tous ceux qui souffrent d'une maladie longue et coûteuse, y compris comble de l’ironie les patients atteints de maladie d’Alzheimer) que c'est à elles que reviendra en priorité la charge de financer les dépenses d’assurance-maladie. L’affectation de cette nouvelle contribution à la recherche sur une autre maladie est un leurre, comme en témoignent les comptes présentés par le Gouvernement.. Toutes les études montrent que l'on doit donner la  priorité à la prévention, au traitement et au dépistage précoce des affections, au bon suivi des traitements. C'est un enjeu de santé publique fondamental, car se soigner tôt évite le plus souvent des dépenses plus lourdes ultérieurement. Inviter le malade à peser sur le  choix des prescriptions en le faisant payer est donc un contresens qui pourrait se révéler très dommageable pour la santé des Français à moyen terme. C’est d’autant plus pernicieux que déjà 13 % des Français restreignent  leurs soins pour des raisons financières. Il est donc absurde de faire payer une franchise aux malades chroniques alors que même les petites dépenses sont indispensables.
 

3/ Inefficacité économique enfin.
 
Toutes les études sur  la compétitivité et  l'attractivité de notre pays, montrent que l'un des points forts de la France est précisément la qualité de son système de santé et les conditions d'accès aux soins, malgré les attaques dont il est l’objet. S'il existe des rigidités dans certains domaines, que j'avais moi-même soulignées en proposant que le dialogue social accorde plus d'agilité aux entreprises exposées à la concurrence, il est économiquement contre-productif de s'attaquer à l'un des points forts de notre compétitivité par une approche erronée. Ce dont notre pays a besoin, c'est de travailleurs bien formés, motivés par une juste rémunération et rassurés par l'existence d'une sécurité sociale qui leur permet de se concentrer sur leur vie professionnelle et leur épanouissement. Il est donc primordial que des mesures soient prises pour restaurer l’équilibre des comptes sociaux pour conserver cet acquis économique du pays.
 
C’est d’autant plus vrai qu’il existe d’autres solutions. Le produit de cette nouvelle taxe sur les malades (800 millions d'euros) aurait pu être trouvé en faisant des économies. Je propose comme je l’avais déjà fait une réduction des 60 milliards d'aides aux entreprises, dont chacun sait qu'une grande partie bénéficie à des secteurs protégés qui n'en ont pas besoin et dont la Cour des Comptes a très justement souligné les manques de justification.  Il est surtout nécessaire d’engager une réforme sur l’offre de soins, la meilleure coordination entre médecine de ville et hospitalière, le renforcement de toutes les actions de précautions et le lancement de programmes de recherche européens pour faire baisser le coût des soins.
Lundi 12 novembre 2007
Segolene Royal - kewego
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Segolene Royal
Mots-clés : segolene royal

Sur Nicolas Sarkozy et le climat social

«Il nous avait promis un choc de croissance, aujourd'hui nous avons un choc de défiance. Nicolas Sarkozy a dégradé le climat social. Un piège est tendu aux organisations syndicales et aux salariés: il va prendre les Français à témoin en disant “vous voyez je vais aller jusqu'au bout, je vais faire la confrontation dans l'intérêt du pays». C'est lui qui a dégradé le climat social parce que les premières décisions qu'il a prises sont celles qui ont avantagé les hauts revenus.»

«Il y a arrogance, il y a archaïsme et il y a volonté de ne pas régler les problèmes au fond».

Sur la réforme des retraites

«Bien sûr qu'il faut réformer le système de retraites globalement, mais ce qu'il ne faut pas faire et ce que fait malheureusement ce gouvernement, c'est faire de la provocation ou aller à l'affrontement pour l'affrontement.»

Sur l'automonie des Universités

Ségolène Royal soutient «une réforme qui permet aux universités d'avoir davantage d'autonomie», mais, il faut que «le gouvernement dise clairement» que la réforme des universités «sera accompagnée par une augmentation des moyens».

«Lorsque vous donnez de l'autonomie sans donner de moyens, vous mettez en place la loi du plus fort», c'est-à-dire que «les universités les plus prestigieuses vont devenir encore plus prestigieuses et les universités les plus défavorisées vont avoir des difficultés supplémentaires.» Elle estime également que «les étudiants ont raison de protester pour que la réforme soit réajustée» mais «il ne faut pas de jusqu'au boutisme, il faut de la discussion, y compris de la part des étudiants».

Sur le PS

Elle souhaiterait la création «à partir du PS, (d')un mouvement politique de masse» à gauche, «des altermondialistes jusqu'au centre-gauche». Une telle transformation pourrait attirer «des électeurs, des citoyens qui ne se reconnaissent pas aujourd'hui dans le PS mais qui sont prêts à revenir vers un mouvement politique qui prend en compte un certain nombre de problèmes qui leur tiennent à coeur».
Lundi 12 novembre 2007

CEUX QUI, au PS, interprétaient sa faible présence dans les media et son absence aux réunions hebdomadaires du bureau national du parti comme "la fermeture de la parenthèse Ségolène", vont déchanter. L’ex-candidate à la présidentielle ne renonce à rien. Au contraire. Elle s’est seulement donné le temps de la réflexion, ce qu’elle appelle travailler "les sujets de fond". Que ne l’a-t-elle fait plus tôt, pendant la campagne présidentielle, diront ses détracteurs qui ont dénoncé sa légéreté sur certains dossiers ? C’est oublier que, contrairement à Sarkozy et aussi à DSK ou à Fabius, elle ne se préparait pas depuis des années. Le reconnaîtra-t-elle dans son livre à paraître, en principe, en décembre : elle n’était pas prête. Ses propositions étaient souvent novatrices mais l’ensemble manquait de cohérence. A sa décharge, elle a dû composer avec un projet socialiste qu’elle a trainé comme un boulet. N’empêche, elle a fait évoluer le PS sur plusieurs dossiers importants : la vision des 35 heures, l’insécurité, le travail… et elle entend bien continuer.
 

Elle a appelé, la première, les socialistes à voter oui au traité européen de Lisbonne alors que la majorité d’entre eux s’abritaient derrière le principe du référendum pour ne pas se prononcer sur le fond.
La semaine dernière elle a accusé l’Elysée d’avoir couvert le rachat des Echos par le groupe LVMH et de s’en être réjoui publiquement, alors que ce rachat constitue, à ses yeux, "un danger pour la démocratie".
Elle s’est encore rendue dans le cabinet d’un médecin généraliste parisien pour manifester son opposition aux franchises médicales, une mesure qu’elle juge à la fois "injuste et absurde sur le plan sanitaire". Ce matin, sur France Inter, elle s’est posée en opposante résolue face à un président et à un gouvernement qu’elle accuse "d’arrogance et d’archaïsme." Selon elle, Nicolas Sarkozy a sciemment choisi l’affrontement avec les syndicats : " Il se dit que le mouvement de grève est impopulaire, que les régimes spéciaux sont impopulaires, alors on peut y aller." Et elle a appuyé les organisations syndicales qui veulent négocier. Mais fidèle à sa réputation de briseuse de tabous, elle juge aussi nécessaire de donner davantage d'autonomie aux universités et demande aux étudiants de discuter et de ne pas tomber "dans le jusqu’auboutisme". Mais elle met en garde le gouvernement contre une réforme qui ne serait pas accompagnée de moyens financiers : "Lorsque vous donnez l’autonomie sans donner les moyens, vous mettez en place la loi du plus fort."

Bref Ségolène critique la philosophie et les méthodes du gouvernement mais elle reste consciente de la nécessité de certaines réformes. Elle est persuadée que seul ce discours responsable peut être entendu par une majorité de Français. C’est toujours et encore sur l’opinion qu’elle compte pour s’imposer à gauche. Sera-t-elle candidate au poste de premier secrétaire du PS ? Elle esquive : "Les Français estiment que les socialistes parlent trop entre eux, donc je ne veux pas tomber là-dedans." Elle travaille, dit-elle, à réformer le mode de fonctionnement de son parti, à l’ouvrir pour créer un mouvement politique de masse rassemblant à gauche des altermondialistes au centre gauche. Rude tâche ! La volonté de Ségolène Royal de s’y attaquer va rassurer ses partisans que son relatif effacement du devant de la scène inquiétait. Mais elle aura beaucoup de mal à vaincre la résistance de tous ceux, chefs de courants du PS et chefs des autres partis de gauche qui vont tous défendre leur pré-carré.

 
nouvelobslogo130-1.gifRobert Schneider
Mardi 13 novembre 2007
Mercredi 14 novembre 2007
Visite de Ségolène Royal en Guyane Publié le 13/11/2007 Auteur: Jacques Costa  
Politique


A l’invitation de son homologue guyanais Antoine Karam, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a entamé mardi 13 une visite de 3 jours en Guyane, où elle ne s’était pas rendue lors de la dernière campagne présidentielle.

Accueillie à sa descente d’avion par le président du conseil régional de Guyane Antoine Karam et la députée apparentée socialiste Chantal Berthelot, par ailleurs premier vice-président de la collectivité et qui avait présidé son comité de soutien à la présidentielle 2007 en Guyane, Ségolène Royal a entamé mardi 13 une visite de trois jours dont les contours précis n’ont guère été officiellement dessinés. C’est à l’invitation de son homologue guyanais que la présidente de la Région Poitou-Charentes séjournera jusqu’au vendredi 16.

L’ex-finaliste de la dernière élection présidentielle, qui n’était pas venue en Guyane lors de la campagne, préférant déléguer Dominique Strauss-Kahn, l’un de ses deux adversaires malheureux des primaires socialistes, doit notamment rencontrer un certain nombre de partis politiques locaux, au premier rang desquels on retrouve le Parti socialiste guyanais (PSG), dirigé par Antoine Karam. L’aspect “touristique“ de cette visite devrait se traduire par des déplacements aux marais de Kaw et aux îles du Salut notamment.

Au second tour du scrutin présidentiel du samedi 5 mai dernier, l’ex-candidate socialiste avait obtenu 17 954 voix, soit 46,9 % des suffrages exprimés. Ségolène Royal arrivait en tête dans 8 des 22 communes de Guyane. Saint-Georges de l’Oyapock avait été la seule commune de l’est à voté Royal. Dans l’ouest, seule Papaïchton (65,9 %) l’avait portée en tête. Comme au premier tour, Saint-Laurent du Maroni l’avait préférée (51,8 %) à Nicolas Sarkozy.

Mercredi 14 novembre 2007

AFP. Ségolène Royal a déclaré mardi à Cayenne qu'elle ne se réjouit pas "de voir un pays en grève".

Mme Royal s'exprimait à son arrivée en Guyane où elle demeurera jusqu'à vendredi à l'invitation de Antoine Karam, président de la région Guyane.

"Je ne me réjouis pas de voir un pays en grève", a dit Mme Royal en évoquant les grèves en métropole dans les transports et l'énergie contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. "Si j'avais été élue présidente de la République, j'aurais mis tout de suite autour de la table : salariés, patrons et l'Etat pour que tout le monde soit garant du pacte social", a-t-elle dit.

"Les Français sont mécontents car il y a une incohérence. Des cadeaux fiscaux profitent aux 1.000 Français les plus riches alors qu'il y a 7 millions de pauvres", a-t-elle déclaré

"Bien sûr qu'il faut faire la réforme des régimes spéciaux", a déclaré à l'AFP Ségolène Royal, "mais cela ne va pas régler tout le problème des retraites. Il faut faire la réforme petit à petit pour que tout le monde côtise quarante ans, sauf les professions les plus pénibles". "Mais ça se discute, a-t-elle ajouté, la logique qui veut aller à l'affrontement, c'est pour demain nous expliquer qu'il n'y a plus qu'une solution : la privatisation des systèmes de retraite avec les fonds de pension et celle des systèmes de santé avec les assurances privées".

"Aujourd'hui, il y a une remise en cause des remboursements de soins avec des franchises médicales, y compris pour les personnes âgées, les handicapés, ceux qui souffrent du cancer, de la maladie d'Alzheimer. Le système Sarkozy c'est faire payer, par les malades d'aujourd'hui, la recherche pour les malades de demain", a encore dit Mme Royal.

"La tradition de la France ce n'est pas ça. La sécurité sociale a été acquise à la Libération, après la Résistance et il faut résister sur les sécurités de base qui font +France+", a-t-elle aussi déclaré.

Jeudi 15 novembre 2007
    Mercredi, l'ex-candidate socialiste à la présidence française Ségolène Royal, en visite en Guyane, s'est rendue en début d'après-midi au centre spatial guyanais mais n'a pas assisté au lancement. Elle était au même moment l'invité du journal de la chaîne de télévision RFO et avait dans la soirée une réunion avec des militants socialistes locaux.

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Ségolène  Royale  au JT  RFO  Guyane

Cinquième succès de l'année pour Ariane 5 qui lance deux satellites

Dimanche 2 décembre 2007
 
DDA A la une [01/12/07]

Message sur mon livre à paraître


"Ma plus belle histoire, C'EST VOUS", Editions Grasset
Chères amies, chers amis et membres de Désirs d'Avenir, Comme vous le savez je publie le livre récit de la campagne "Ma plus belle histoire, c'est vous" en début de semaine. Vous qui restez fidèle à Désirs d'Avenir, je vous envoie en premier les raisons pour lesquelles j'ai écris le livre ainsi que la table des matières. Nous aurons l'occasion d'en débattre sur le site. Bien fidèlement, Ségolène Royal
 
Ce que j’ai à vous dire

Je dois cette réflexion à toutes celles et à tous ceux qui m’ont fait confiance, dont j’ai porté les espoirs et qui ont souffert de la défaite. Mais aussi à tous les autres qui ont glissé dans l’urne un autre bulletin que le mien . C’est aussi une façon de se tourner résolument vers l’avenir avec une détermination retrouvée. Sans nostalgie mais sans oubli.

Cette histoire que nous avons vécue ensemble ne m’appartient pas. Elle est inscrite désormais dans l’histoire de notre pays, elle appartient à tous les Français qui l’ont écrite, c’est-à-dire non seulement aux dix-sept millions d’électeurs qui ont espéré ma victoire mais aussi à tous les autres qui ont participé à ce formidable instant démocratique. J’en veux pour preuve l’exceptionnelle participation électorale dans un contexte de doute profond à l’égard de la politique.

Je crois qu’il était nécessaire – et cela m’a été demandé, d’ailleurs, de toutes parts – de tirer des leçons pour l’avenir, de transmettre ce que j’ai compris du pays pendant cette période.

Je crois que livrer cette réflexion peut servir à ceux qui gouvernent comme à ceux qui s’opposent – à ceux qui ont des certitudes comme à ceux qui n’en ont pas.

Il y a eu au cours de cette campagne une mobilisation inouïe des Français, des débats intenses dans tout le pays, y compris sur les l ieux de travail, devan t les distributeurs à café, au coeur des familles toutes générations confondues, dans les cours de récréation, etc. Finalement, une forme de réhabilitation du débat public. Des milliers d’interrogations ont été posées, des questions simples et d’autres complexes, et même des sujets qui cherchent aujourd’hui encore leur réponse : la juste répartition des richesses, les effets de la mondialisation, la valeur du travail, la nation, le vivre ensemble, l’avenir de la France, et bien d’autres. L’exercice auquel je me livre aujourd’hui répond, bien sûr, à une démarche personnelle puisque je donnerai mon éclairage, mon point de vue. Il n’a pas vocation à être totalement exhaustif mais c’est un témoignage fait de franchise, d’honnêteté, de probité. Mais je le conçois, aussi, comme une contribution à la construction des victoires f utures de la gauche au service de la réussite du pays. On me dira que je suis juge et partie ? Non, car ce n’est pas moi qui rends le verdict.
 
Lundi 3 décembre 2007

Elle est amoureuse de sa liberté83261db8-9102-11dc-8352-cbc5cbed4bbc.jpg

Retour à l'accueil

Six mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge plus que jamais. Débarrassée des éléphants, elle joue la carte de l'émancipation. Et est gonflée à bloc.

Ségolène Royal est amoureuse.Elle est amoureuse de sa liberté. Comme François Mitterrand, qui pouvait annuler un rendez-vous pour flâner le long de la Seine, elle n'en fait qu'à sa tête, imposant à tous son calendrier. Il y a deux semaines, l'ex-candidate s'invite à la dernière minute à l'émission politique matinale de France Inter. Le soir même, ce lundi 12 novembre, rebelote : elle prend son téléphone et annonce sa venue sur le plateau du journal télévisé de France 2. Tant bien que mal, ses collaborateurs jonglent avec son agenda. D'autres paient les pots cassés. C'est le cas de Julien Dray, qui devait promouvoir son livre (« Règlement de comptes ») lors de ces deux émissions. L'ex-conseiller politique de Ségolène Royal n'a pas vraiment digéré l'affront. « Elle ne veut pas se laisser enfermer dans un agenda, la défend Sophie Bouchet-Petersen, son éminence grise. Ségolène, c'est une femme de la guerre de mouvement ! »

Six mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge toujours. Elle bouge même plus que jamais, parce qu'elle a mis de l'ordre dans sa vie. Elle habite dans l'appartement de Boulogne-Billancourt, alors que François Hollande a emménagé avec sa jeune compagne dans le 15e arrondissement de Paris, tout près du parc André-Citroën. Elle fait de la gym, mange léger et sort beaucoup. Dominique Besnehard, l'ancien agent de stars devenu producteur, lui concocte des dîners en compagnie de vedettes et mitonne ses sorties. Ces dernières semaines, il l'a accompagnée aux spectacles de Grand Corps Malade et de Charles Aznavour, ainsi qu'au théâtre d'Aubervilliers, où jouait Didier Bezace, l'un de ses soutiens de campagne. « On rigole beaucoup », note Besnehard.

Voilà pour la vie privée. La vie politique a pris le même chemin, celui de l'émancipation. Ségolène Royal n'a plus dans les pattes les éléphants du PS, qu'elle traînait durant la campagne « comme un forçat traîne son boulet », dit un proche. Désormais, elle est seule aux commandes. Et elle est gonflée à bloc. Un livre est passé par là : « Ma plus belle histoire, c'est vous » (1), qui sortira le 4 décembre. Elle y dit tout de la campagne : « Le parcours de la combattante, mes bourdes qui n'en étaient pas, la machine de guerre incroyablement efficace de l'adversaire, la conséquence de ma condition de femme dans un pays qui a instauré la loi salique. Sur ce dernier point, j'ai tout entendu : j'étais une castratrice, ou la mère dont la France n'avait pas besoin ! » Mais pas de rancune, assure Ségolène Royal. Juste des faits, rien que des faits. Et des perspectives pour l'avenir. « Je dis ce que j'ai à dire, et j'en tire les leçons pour être prête la prochaine fois ! » lâche-t-elle en se marrant.

L'exercice a été salutaire, quoique laborieux. « Elle a purgé la séquence de la campagne », témoigne Sophie Bouchet-Petersen, qui a participé comme l'avocat Jean-Pierre Mignard ou le fidèle Patrick Mennucci à la rédaction du livre par le biais de notes. Désormais, la campagne est rangée au rayon des souvenirs. Ou presque. « La coupure avec cette période n'est pas nette, confie Ségolène Royal. La défaite m'habite toujours un peu. » Ça ne se voit pas trop. Vendredi dernier, dans son bureau à la déco épurée et colorée, l'ex-candidate cabotine. Vêtue d'une veste grise et d'une jupe noire, légèrement maquillée, elle semble détendue. Devant elle, posé sur une table en verre, l'ordinateur portable qui ne la quitte jamais. Nuit et jour, de Poitiers ou de Santiago du Chili, elle s'en sert pour envoyer des mails à ses collaborateurs. Placés à côté, deux téléphones portables. Elle répond à un appel sur l'un, envoie un texto sur l'autre. La dame est très demandée. Les invités du jour défilent. La machine Royal est en route....La suite ici                                           Michel Revol

Lundi 3 décembre 2007

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  laurent Joffrin 

QUOTIDIEN : lundi 3 décembre 2007

Ségolène Royal veut reprendre sa couronne. Malmenée, dénigrée par ses aînés, l'ex-candidate socialiste refuse l'effacement auquel la promettait ce tir de barrage et sa baisse dans les sondages. Le djinn est sorti de la bouteille il y a deux ans.

Même s'il fascine moins, il refuse d'y rentrer. «Jeanne d'Arc» renaît. Tel est le sens de ce livre-récit que ses premiers lecteurs jugent de bonne facture. Comme un médecin de Molière disait «le poumon!, le poumon!» en guise d'unique diagnostic, Ségolène Royal crie «le PS! le PS!» pour expliquer sa défaite. Non qu'elle esquive le mea culpa. Mais dans une manière très mitterrandienne, elle glisse sur l'autocritique, préférant battre sa coulpe sur la poitrine de ses camarades ou de son ancien compagnon, qui n'ont tout de même pas tous les torts. Le plaidoyer a sa logique: Royal continue. Pourquoi pas? 47% des voix et beaucoup de volonté sont un viatique acceptable. Mais d'autres peuvent concourir, Laurent, François et bien sûr Bertrand. La compétition est légitime. Encore faut-il qu'elle soit lisible. Une course s'engage ; elle doit se conclure vite, sur des options neuves, avec une stratégie limpide. L'opposition ne peut rester longtemps, sauf à déséquilibrer le jeu démocratique, dans le marasme obscur actuel. Un congrès, une ligne, un patron (ou une patronne): c'est la seule voie. Nul ne comprendrait que la guerre des chefs et des cheftaines socialistes se poursuive longtemps sur fond de jeux de masques, de papes de transition et de motions nègre-blanc.

REUTERS

© Libération  à lire également  

 
 
Mardi 4 décembre 2007
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, le répète. Son livre Ma plus belle histoire, c'est vous (Grasset), qui paraît mardi 4 décembre, est "déconnecté des échéances futures" et lui permet de "rendre des comptes" à ceux qui ont voté en sa faveur plutôt que d'en régler avec certains dirigeants socialistes.

Mme Royal n'entend pas évoquer avant janvier le congrès du PS, prévu fin 2008. "Je ne vais pas me laisser entraîner ou instrumentaliser dans un échéancier qui n'est pas le mien", prévient-elle.

Prudente sur le calendrier, Mme Royal continue cependant de marquer son territoire pour faire valoir sa "différence" – le mot revient régulièrement dans son livre. Invitée, lundi 3, du débat organisé par Le Monde au Théâtre du Rond-Point, à Paris, sur le thème "La gauche; comment sortir de l'impasse?", la présidente de la région Poitou-Charentes a plaidé pour que le PS organise son propre "dépassement".  

 

 

Décidée à couper l'herbe sous le pied de ceux qui la soupçonnent d'œuvrer en faveur d'une "droitisation" du PS sous couvert de promouvoir une alliance avec le MoDem, Mme Royal s'est attachée à plaider en faveur "d'un parti redevenu attractif".

Le PS doit, selon elle, se poser comme "une force centrale à gauche, capable d'associer différents courants", allant des altermondialistes aux centristes, en mesure de "prendre ce qu'il y a de plus utile dans chaque courant" de pensée.

"BESOIN DE RADICALITÉ"

Il s'agirait de défendre "l'impartialité de l'Etat" avec le MoDem et de négocier "des compromis sociaux dans les entreprises afin de concilier sécurisation des salariés et efficacité économiquemais aussi de garantir les progrès sociaux".

En parallèle, elle juge nécessaire de donner sa place à "un besoin de radicalité" sur certains sujets tels que la défense de la protection sociale et des services publics ou encore "le règlement des problèmes des banlieues". Citant l'exemple du traité européen de Lisbonne, en faveur duquel le PS s'est difficilement prononcé, elle suggère de construire "des convergences d'efficacité en attendant d'autres étapes".

Mme Royal, qui "refuse de choisir" entre les idées de François Bayrou et celles d'Olivier Besancenot, a récusé le terme de social-démocratie. Il lui paraît "obsolète" et connoté comme "un dérapage vers la droite (…) comme si une gauche plus à droite serait plus efficace qu'une gauche à gauche".

Revenant sur l'analyse de sa défaite face à Nicolas Sarkozy – qu'elle a accusé de "dresser les Français les uns contre les autres" –, Mme Royal a regretté un "manque de discipline" dans son camp et admis qu'elle n'avait pas eu réponse à certaines questions.

Rappelant sa "détermination totale, passionnée à [s]'engager dans la rénovation de la gauche", elle a assuré avoir le désir de se trouver "d'une façon ou d'une autre, au premier rang de cette bataille".

Jean-Michel Normand
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


La Lettre 76

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