Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
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 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Vendredi 5 octobre 2007

Le haut commissaire aux solidarités actives et ancien président d'Emmaüs Martin Hirsch a estimé, vendredi 5 octobre, que le dispositif, voté dans la nuit au Sénat, qui vise à exclure les sans-papiers de l'hébergement d'urgence "n'est pas acceptable". "Les centres d'hébergement doivent être là pour héberger ceux qui en ont besoin", a déclaré Martin Hirsch sur Europe 1, jugeant que "le texte, tel qu'il a été voté, pose problème".

L'ancien président d'Emmaüs a ajouté s'être "entretenu avec Brice Hortefeux pour trouver une solution", précisant : "On va se concerter pour trouver autre chose qu'un système qui serait discriminatoire", et qui rendrait "le travail des associations impossible, ou plus difficile, ou contradictoire".

COLÈRE DES ASSOCIATIONS CARITATIVES

M. Hirsch, qui s'était déjà élevé contre le recours aux tests ADN pour les demandeurs de regroupement familial, a confié : "Je serai à l'aise quand on aura trouvé une solution."

L'article incriminé a été introduit par les députés lors du passage du texte à l'Assemblée nationale et a suscité la colère des associations caritatives, dont la Fondation Abbé-Pierre, Emmaüs et SOS-Racisme. Les sénateurs, qui l'avaient dans un premier temps supprimé en commission, se sont contentés, dans la nuit de jeudi à vendredi, de le modifier en changeant de place certains termes, s'attirant les critiques de la gauche. Laurent Fabius a notamment jugé le dispositif "absurde", alors que le sénateur socialiste Louis Mermaz a refusé de "rentrer dans ces manœuvres qui aboutissent à un texte tortillé qui peut être pris dans tous les sens".

Le gouvernement s'est félicité vendredi de l'adoption par le Sénat du projet de loi sur "la maîtrise de l'immigration"."en l'état". Mais le Parti socialiste ne désarme pas et a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel si le texte était définitivement voté

par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Samedi 27 octobre 2007
Le nord et le sud de la France, avec la Seine-Saint-Denis en Ile-de-France, sont les régions les plus touchées par la pauvreté et les inégalités, selon une étude de l'Insee rendue publique, vendredi 26 octobre. Les niveaux de pauvreté des ménages diffèrent assez nettement d'une région à l'autre de la France. Le chômage, le poids des inactifs, les différences de structures familiales expliquent ces disparités, souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Ces inégalités sont amoindries par les prestations sociales, qui comptent pour le tiers du revenu disponible des ménages pauvres, contre 5,4 % du revenu disponible moyen des ménages. Seuls 26 départements de métropole sur 96 se situent au-dessus du niveau de vie médian, établi à 15 766 euros par an et par personne vivant en ménage ordinaire (hors hôpitaux, maisons de retraite ou sans-abri). Selon les départements, le niveau de vie s'étale de 13 740 euros (dans le Pas-de-Calais) à 20 360 euros pour les Yvelines.

Les plus pauvres vivent dans le nord de la France, particulièrement touché par le chômage, ou dans les départements ruraux de la Creuse, de l'Aude et du Cantal, qui comptent une forte proportion de retraités, ou encore en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Seine-Saint-Denis.

C'est en Ile-de-France, hors Seine-Saint-Denis, en Rhône-Alpes et en Alsace que les niveaux de vie médians sont les plus élevés. L'Ile-de-France occupe une position particulière, souligne l'étude. Trois départements, les Yvelines, Paris et les Hauts-de-Seine, bénéficient de niveaux de vie particulièrement élevés, la forte proportion de cadres expliquant en grande partie ces résultats.

DES FAMILLES PLUS EXPOSÉES

Paris est la championne des inégalités de revenus. Les bas revenus y sont proches de ce qu'ils sont dans les autres départements, mais le niveau de vie des plus riches est plus de cinq fois supérieur à celui des plus modestes. La Haute-Savoie, et dans une moindre mesure, le Rhône, la Savoie, l'Ain et l'Isère, sont des départements plutôt aisés. Les départements frontaliers d'Alsace et de Franche-Comté bénéficient des salaires des frontaliers. L'étude constate également que certains départements bénéficient de revenus tirés vers le haut par des activités spécifiques très rémunératrices, comme la Marne avec la viticulture de Champagne.

La pauvreté ne touche pas de la même façon les différentes catégories de ménages. Les familles nombreuses et les familles monoparentales sont plus souvent exposées que les autres. Ainsi, dans le Nord, la pauvreté, plus concentrée dans les zones urbaines, frappe plus particulièrement les familles nombreuses, comme en Seine-Saint-Denis. Le Languedoc-Roussillon et la Corse se caractérisent par une pauvreté élevée qui n'épargne aucune classe d'âge, personnes seules, couple avec ou sans enfant, familles monoparentales.

L'Insee remarque que le taux de pauvreté en Corse est plus de trois fois plus élevé que dans les Yvelines, département où il est le plus faible. Dans toutes les régions particulièrement touchées par la pauvreté, environ un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, contre 16,4 % en moyenne sur toute la France.

Documents à consulter
Les cartes de la pauvreté en France pdf

par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Vendredi 2 novembre 2007

Qu'y a-t-il de commun entre un acteur de la Comédie-Française, un conducteur de métro parisien et un prêtre alsacien ? Les régimes spéciaux de retraite que le gouvernement a entrepris de réformer. Une «mesure d'équité» ? En tout cas, ce projet souvent différé révèle les difficultés d'adaptation du modèle français. Hautement symbolique, il ne permettra pas de résoudre la crise financière de l'assurance vieillesse

 

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La pénibilité du travail n'est pas toujours où l'on croit. Prenez les artistes de l'Opéra de Paris. Trompeter «Aïda» à 60 ans, c'est usant pardi ! Chanter le rôle de la Traviata à 50 ans, c'est crevant. Et danser «le Lac des cygnes» passé la quarantaine, c'est carrément tuant. Du coup, la révolte gronde à l'Opéra Bastille et au Palais Garnier depuis que le gouvernement a entrepris de réformer les régimes spéciaux de retraite. 50 corps de métiers, 2 000 salariés, du manutentionnaire au maestro, qui bénéficient d'un régime aux petits oignons fondé par Louis XIV : la quille à 40 ans pour les danseuses, à 50 ans pour les chanteurs, à 55 ans pour les techniciens, à 60 ans pour les musiciens. «Le problème, c'est que nous ne touchons pas de retraite à taux plein et que le gouvernement veut nous faire passer de 37,5 à 40 annuités en appliquant une décote pour les années manquantes. Compte tenu du fait que la plupart des musiciens débutent leur carrière à 28 ou 30 ans, les pensions vont fondre de 20%», explique Christophe Grindel, hautboïste et délégué syndical FO. En grève 98% du personnel - le 18 octobre, les salariés de l'Opéra ont déposé un préavis de cinq jours à partir du 28 octobre. «Si on poursuit dans cette direction, le gouvernement va affaiblir l'un des plus grands orchestres du monde», lance Maxime Tholance, premier violon de l'orchestre.


Partout on entend le même air. Des artistes de l'Opéra et de la Comédie-Française aux clercs de notaire en passant par les gros bataillons de la SNCF, de la RATP ou d'EDF, tous visés par le projet défendu par le ministre du Travail Xavier Bertrand (voir l'infographie p. 12)... Dans le club très fermé des «régimes spéciaux», l'augmentation de la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans d'ici à 2012, l'introduction progressive à partir de 2010 d'un système de décote rabotant la retraite en fonction des années manquantes et la remise à plat du système de bonification qui permet le départ anticipé de certains agents passent mal. Très mal même...la suite.ICI

par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Jeudi 15 novembre 2007
  Les trois premières années du quinquennat de Jacques Chirac, celles du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, occupent une place singulière dans l'histoire sociale récente de la France : elles ont coïncidé avec un essoufflement, et parfois une interruption, du mouvement de réduction des inégalités constaté depuis 1996. Tel est l'un des principaux enseignements de l'édition 2007 de France, Portrait social, rendue publique, jeudi 15 novembre, par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

"Nous avons l'impression qu'avec les années 2002-2005 un plateau a été atteint. La réduction des inégalités a ralenti. Le freinage est net. Mais on ne peut pas parler pour cette période d'accroissement des inégalités", explique Christine Chambaz, qui a dirigé ce travail. Ce constat n'empêche pas le creusement des disparités aux deux extrêmes de l'échelle des revenus.

Le niveau de vie moyen est de 1 550 euros par mois en 2005. Mais pour la moitié de la population, il est inférieur à 1 360 euros, donc assez proche du Smic (1 218 euros). En 2005, le niveau de vie des 10 % d'individus les plus modestes est inférieur à 780 euros par mois, et celui des 10 % les plus aisés dépasse 2 450 euros par mois.

Le niveau de vie d'un individu, précise l'Insee, se calcule en divisant le revenu disponible brut (RDB) du ménage dans lequel il vit - l'ensemble de ses revenus, net d'impôts et de contributions sociales - par le nombre d'unités de consommation (UC) du foyer. Les UC permettent de tenir compte de la structure des ménages et des économies d'échelle liées à la vie en commun. On compte 1 UC pour le premier adulte, 0,5 UC pour chaque autre adulte, et 0,3 par enfant de moins de 14 ans. " Un couple avec deux enfants de moins de 14 ans doit avoir un revenu disponible 2,1 fois supérieur à celui d'une personne seule pour accéder au même niveau de vie", indique l'étude.

Très pauvres et très riches. L'indicateur Gini, qui appréhende les inégalités de manière globale, n'a pas changé depuis 2002, ce qui reflète la stabilité de ces dernières. Au sein des différentes catégories de population, en revanche, les évolutions sont sensibles. Entre 2002 et 2005, le niveau de vie moyen des 10 % les plus modestes a stagné chaque année, tandis que celui des 5 % les plus aisés, premiers bénéficiaires des baisses d'impôt, augmentait de 1 % par an.

Au cours de la période précédente, qui correspond à la fin du gouvernement d'Alain Juppé et à celui de Lionel Jospin, le niveau de vie moyen des plus pauvres avait augmenté de 3,3 %, à la faveur d'une forte croissance, de la baisse du chômage et de la revalorisation d'un certain nombre de prestations, et celui des plus riches de 2,4 %.

Une situation favorable aux quinquagénaires. Avec le revenu, l'âge est un facteur important dans la constitution d'un patrimoine et ce dernier joue, bien évidemment, sur le niveau de vie. A cet égard, les 50-54 ans sont les mieux lotis. Ils ont le niveau de vie moyen le plus élevé, supérieur de 8 % à celui des 60-64 ans. En tenant compte des loyers imputés (que se versent à eux-mêmes les propriétaires) et de l'ensemble des revenus du patrimoine, cet écart de niveau de vie, toujours favorable aux "quinquas", tombe à 3 %.

37 % des revenus aux mains de 20 % des ménages. En 2005, la moitié de la population ayant les niveaux de vie les plus faibles détient un peu moins du tiers de la masse des revenus disponibles. Les 20 % les plus aisés en détiennent 37 %. Encore, prévient l'Insee, cette mesure est-elle sans doute sous-évaluée en raison de la source utilisée, l'enquête sur les revenus fiscaux, à laquelle échappe une partie des revenus du patrimoine financier (livrets d'épargne, PEA...) et des revenus soumis à prélèvement obligatoire.

Des inégalités patrimoniales croissantes. Fin 2003, la valeur globale du patrimoine brut des ménages s'élève à 6 077 milliards d'euros. Elle a augmenté de 8,6 % par an en moyenne, à la faveur de la montée des prix de l'immobilier, contre 4,1 % pour le revenu disponible brut. Le patrimoine immobilier représente désormais au moins deux tiers de la richesse des ménages. Il faut noter, toutefois, que moins de la moitié des personnes seules, avec ou sans enfants, sont propriétaires. Elles représentent près de 40 % de la population.

Les ménages ont vu leur patrimoine privé moyen passer de 135 910 euros à 194 460 euros entre 1997 et 2003. Parallèlement, les inégalités se sont accrues. Les 10 % de foyers disposant des patrimoines les plus élevés ont vu leur patrimoine financier médian augmenter de 40 %, contre seulement 20 % pour les autres catégories.

7,1 millions de pauvres. Après avoir reculé entre 1996 et 2002, la pauvreté monétaire s'est stabilisée. La proportion d'individus ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (60 % du niveau de vie médian) est passée de 13,5 % en 1996 à 12 % en 2002 et 12,1 % en 2005. En 2005, un adulte au smic, vivant seul avec un enfant de moins de 14 ans, disposait de 782 euros par mois pour vivre. Il était considéré comme pauvre, comme l'ensemble des personnes tirant leurs ressources des seuls minima sociaux.

Un impôt sur le revenu moins redistributif. Depuis 1996, la législation sociale et fiscale a évolué : création de la prime pour l'emploi (PPE), mise en place des allégements de charges, réforme de la taxe d'habitation ou de l'impôt sur le revenu. Ces évolutions successives ont conduit à une baisse globale du poids des prélèvements, qui profite davantage aux plus aisés. La baisse de l'impôt sur le revenu a amoindri les propriétés redistributives de cet impôt. A l'inverse, les prestations sociales versées directement aux ménages et les dépenses de santé réduisent les inégalités.

Claire Guélaud
par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Vendredi 16 novembre 2007
Tous ensemble, tous ensemble !" Dès la rentrée de septembre, le slogan du mouvement social de décembre 1995 était dans les têtes de la gauche radicale. Qu'ils soient dirigeants syndicaux, simples délégués d'entreprise, leader étudiant ou militant politique, voilà des semaines qu'ils rêvent d'un grand mouvement social et s'y préparaient. SUD, minoritaires de la FSU ou de la CGT, cadres du PCF, activistes de la LCR, de LO ou du Parti des travailleurs, ils ont tout fait pour pousser les feux de la grève.
Le scénario leur paraissait presque trop beau : un gouvernement enfin ébranlé par des sondages en baisse, un mécontentement latent sensible depuis la rentrée dans les entreprises sur le pouvoir d'achat et une réforme des régimes spéciaux touchant des bastions syndicaux combatifs.Le succès de la grève du 18 octobre semble confirmer les pronostics. "Le mouvement social a démarré", s'enthousiasme Arlette Laguiller (LO) sur les trottoirs parisiens tandis que son alter ego de la LCR, Olivier Besancenot, explique "attendre la poursuite du mouvement". Marie-George Buffet, elle, y voit "une journée test".

L'entrée dans la danse des universités les a ravis. Les jeunes militants de la LCR, de Sud ou de la CNT (anarcho-syndicaliste) n'ont de cesse d'étendre le mouvement d'occupation et de chercher les liens avec les cheminots ou les gaziers. Comme en 1995. "Ca passe très bien dans les AG", assure Tristan Pablo, étudiant à Tolbiac. Même constat pour Adrien Bonzard responsable de Sud à Nanterre.

Pour cette gauche radicale, seul un "mouvement général" allant du secteur public aux entreprises privées pourrait faire reculer le gouvernement qu'ils accusent, derrière la remise en cause des régimes spéciaux, de préparer une nouvelle réforme générale du système des retraites.

"Si on veut gagner, on n'a pas intérêt à rester dans des luttes catégorielles", prétend Gérard Mazet, délégué CGT à la gare d'Austerlitz, membre du PCF. "Face aux attaques du gouvernement, il faut construire des convergences", renchérit Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.

Mais derrière cette stratégie affichée, ces cadres syndicaux savent que la réalité du terrain est plus complexe. La grève "presse-bouton" ne marche pas, répètent-ils. "La convergence des luttes est compliquée car il faut trouver un mot d'ordre unificateur", analyse Jean-Michel Drevon, secrétaire national de la FSU pour la tendance École émancipée. "Dans les AG, le débat n'est pas sur la grève générale interprofessionnelle mais d'élargir la grève sur les retraites", reconnaît Christian Mahieux, secrétaire général de SUD-Rail.

Le ton reste prudent. D'autant que les premiers "reculs" des confédérations syndicales acceptant les négociations entreprise par entreprise auraient désorienté les troupes. "Après le coup de poignard dans le dos du mouvement de la CGT et les appels à la reprise de la CFDT, les salariés sont dans l'attente", estime Dominique Mezzi, dirigeant de la LCR.

"Le front syndical s'est divisé", constate-t-on à Solidaires. "C'est vrai qu'on a beaucoup attendu après le 18 octobre. L'attitude de Thibault a été vécue comme une trahison", soutient Tony Fraquelli, délégué CGT au dépôt d'Austerlitz et militant LCR.

Ces partisans de la grève dure continuent donc leur travail de fourmi. "Il y a de nombreuses fédérations départementales qui appellent à la reconduction", assure M. Mahieux. "On n'est qu'au début d'un mouvement pas à la fin. Les formes qu'il va prendre, personne ne les connaît", prévient M. Mazet. Le constat est partagé par les militants de LO.

L'objectif est de "tenir" jusqu'au 20 novembre, jour de la grève de la fonction publique. "Si la mobilisation passe le week-end, on pourra faire la jonction ave le 20", espère M. Fraquelli.

Dans les AG des cheminots, mercredi, les radicaux se sont sentis "en phase" avec la grogne générale qui poussait à la reconduction et exprimait clairement la méfiance à l'égard des directions syndicales. Plusieurs dépôts ont exigé "d'être consultés pour toute décision qui engagerait l'avenir et informés du contenu des discussions à chaque étape".

La LCR a proposé à l'ensemble des partis de gauche d'organiser une initiative de soutien aux grévistes. Et se dit même prête à mettre sur pieds des comités d'usagers pro-grève.

Sylvia Zappi
par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Samedi 17 novembre 2007
par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Lundi 19 novembre 2007
Le taux de grévistes à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux était en légère baisse lundi, au sixième jour de grève, à 26,2 % contre 32,2 % vendredi, a indiqué la direction.

FO, SUD-RAIL ET LE CFDT PRÊTS À NÉGOCIER

Force ouvrière a dit à son tour être prêt à débuter immédiatement des négociations sans attendre mercredi. "Bien que cette réunion tripartite soit déjà programmée, la fédération Force ouvrière des cheminots reste disponible à toute sollicitation de l'entreprise et du gouvernement qui permettrait d'entamer sans délai des négociations dans un cadre unitaire", a indiqué le secrétaire général de FO-Cheminots, Eric Falempin.

Le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, s'est lui aussi dit favorable à avancer la date de la table ronde entre syndicats et direction de la SNCF. "Si la direction de la SNCF et le gouvernement veulent avancer cette réunion, les cheminots sont prêts. Nous souhaitons évidemment que les discussions commencent le plus vite possible", a-t-il déclaré sur LCI. "Nous sommes prêts à discuter sur le fond de la réforme non seulement maintenant sans attendre mercredi, mais depuis la mi-septembre", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, dont le mouvement s'est retiré de la grève vendredi, a estimé lundi matin sur RTL qu'il fallait commencer au plus vite les négociations entre la direction de la SNCF et les syndicats. "Aujourd'hui, on est dans une situation assez étonnante : on fait une grève pour attendre une négociation qui a lieu dans deux jours", s'est étonné M. Chérèque. "On gêne de plus en plus les usagers (...) alors qu'on pourrait hâter le pas, négocier dès ce matin", affirme le syndicaliste, soulignant qu'"à EDF les négociations sont ouvertes depuis vendredi, à la RATP elles sont ouvertes depuis la semaine, dernière, y compris avec les syndicats qui sont en grève".

INTERROGATION SUR LE FONCTIONNEMENT DU MOUVEMENT

Le syndicaliste se demande également "depuis le début si on n'est pas dans une coproduction". Selon lui, il y a eu "une coproduction pour déclencher cette grève", avec "un gouvernement qui nous avait annoncé (...) dès le 29 octobre : il y aura une deuxième grève, mais elle ne sera pas longue". "Et maintenant, le gouvernement, avec les syndicats les plus durs de la SNCF, organise la jonction avec la journée d'action des fonctionnaires", dénonce M. Chérèque.

Selon lui, les syndicats les plus radicaux veulent "faire un mouvement politique", et "le gouvernement est intéressé par ce mouvement politique", car "il est plus facile pour le gouvernement d'avoir ce mouvement globalisant et politique que de répondre demain concrètement aux problèmes des fonctionnaires et de leur pouvoir d'achat".
par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Jeudi 22 novembre 2007
Alors que les négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite est engagée, Raphaël Hadas-Lebel, président du Conseil d'orientation des retraites, remettait jeudi 22 au premier ministre son rapport. Il doit préparer la réforme du régime général prévue pour 2008.

Que préconisez vous pour la réforme de 2008 ?

Le rapport du COR constate que les comptes à court terme de la branche vieillesse, en particulier ceux du régime général, sont plus dégradés que prévu : 4,6 milliards d'euros de déficit en 2007 et 5,7 milliards en 2008. La principale cause est l'arrivée à l'âge de la retraite des générations du baby-boom, à quoi s'ajoute le succès des départs anticipés pour carrière longue.

Les projections pour 2020 indiquent qu'en raison principalement du déséquilibre croissant entre les nombres des actifs et des retraités (182 cotisants pour 100 retraités en 2006, 121 pour 100 en 2050), le besoin de financement du système de retraite en 2020 sera de l'ordre de 1 point de PIB soit 25 milliards d'euros. C'est un peu plus que ce qui était prévu en 2005. Le déséquilibre sera moins marqué en 2050.

Pour faire face à ce déséquilibre, il était envisagé, dans une hypothèse d'amélioration de l'emploi, des hausses de cotisation à l'assurance vieillesse compensées par des baisses de cotisation à l'assurance chômage. Ce principe reste valable. Mais les hausses devraient être un peu plus importantes que prévu et ne coïncideraient nécessairement pas dans le temps avec d'éventuels excédents de l'Unedic.

Il faudra donc explorer d'autres modes de financement, que ce soit des ressources nouvelles, des transferts de recettes sur lesquels le COR ne fait pas à ce stade de propositions précises, ainsi que des actions de maîtrise des dépenses. Il ne s'agit pas de préparer une nouvelle réforme mais d'examiner, à l'occasion du rendez-vous de 2008, les moyens de faire face à l'évolution des perspectives du système de retraite.

Les réformes des régimes spéciaux et du régime général sont-elles liées ?

Les sept principaux régimes spéciaux représentent environ 6 % du total des pensions et sont équilibrés notamment par des subventions publiques (4,8 milliards d'euros en 2007). La réforme de 2003 avait rapproché les règles de durée d'assurance et d'indexation des pensions des régimes de fonctionnaires de celles du régime général.

Il a paru logique, dans un souci d'équité, d'étendre ces principes aux régimes spéciaux. Le COR avait déjà indiqué en janvier 2007 qu'un examen différencié des régimes spéciaux devait être conduit, mais que des orientations générales pouvaient être envisagées, notamment l'allongement des durées d'activité.

L'allongement à 41 ans de cotisation pour tous, envisagé pour 2012, voire à 42 ans après, est-il inéluctable ou d'autres paramètres peuvent-ils être envisagés ?

D'abord, à aucun moment il n'est question de 42 ans, puisque les projections pour 2020 se font sur une hypothèse de 166 trimestres, soit 41,5 ans. Pour le reste, le COR constate que la Commission de garantie des retraites a estimé qu'un éventuel passage à 41 annuités de cotisations en 2012 permet de faire évoluer la durée de cotisation parallèlement à l'augmentation de l'espérance de vie.

Le rendez-vous de 2008 sera l'occasion de discuter de cette question. Mais le COR rappelle que, pour assurer la pérennité de notre système de retraite, on peut agir sur divers leviers d'action (le niveau des pensions, les recettes, l'âge de départ), mais qu'il faut le faire dans la clarté et dans la cohérence.

Propos recueillis par Rémi Barroux
par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Samedi 24 novembre 2007
Je ne suis plus la même personne", confie Alexandra Gautier. A 32 ans, mère d'un garçon de 6 ans, elle "revit" depuis qu'elle touche le revenu de solidarité active (RSA). En juin, cette ancienne bénéficiaire du RMI a décroché un emploi d'aide familiale de quatre heures hebdomadaires chez un particulier.

En dépit du faible nombre d'heures travaillées, cette reprise d'activité lui a permis de signer un contrat RSA avec l'Unité territoriale d'action sociale (UTAS) de Louviers (Eure), pionnière dans l'expérimentation de ce dispositif qui vise à rendre plus attractif le retour à l'emploi des RMistes.

En plus de son salaire (100 euros), de la pension alimentaire pour son fils (180 euros) et du RMI encore versé pour quelques semaines (430 euros), le conseil général de l'Eure lui paie un complément de revenu de 280 euros, ce qui représente un total de près de 1 000 euros chaque mois. Le montant de cette aide est calculé en fonction de la composition du foyer et du nombre d'heures travaillées. Dans l'Eure, le barème prévoit que le RSA doit permettre de faire franchir le seuil de pauvreté dès que le foyer travaille au moins à quart-temps.

"Avec le RSA, il n'y a plus de souci à se faire, on sait que l'on va gagner plus d'argent en allant travailler", dit Alexandra. Ce n'est pas toujours le cas pour un bénéficiaire du RMI ou d'un autre minima social : reprendre un travail se traduit souvent par la suppression de certaines aides (couverture maladie universelle, aide au logement, etc.) et l'apparition de nouveaux coûts (cantine, garde d'enfant, essence...), qui peuvent décourager le retour à l'emploi.

"GARANTIE DE RESSOURCES"

L'UTAS de Louviers, qui a lancé l'expérimentation en juin, a déjà signé 148 contrats RSA. "Il est encore trop tôt pour dire que le RSA suffit à déclencher le retour à l'emploi, tempère Patricia Amiens, responsable de l'UTAS. Mais sur le plan de l'autonomie financière, il constitue une garantie de ressources satisfaisante."

Catherine Lemoine, 40 ans, le reconnaît volontiers. Entrée dans le dispositif après avoir conclu un CDI de six heures par semaine comme aide familiale, cette mère de famille isolée se réjouit de pouvoir enfin offrir la patinoire et la piscine à sa fille, des sorties auparavant "interdites". "Ma référente, explique-t-elle, m'a donné un tableau avec mes revenus futurs sur trois ans", durée programmée de l'expérimentation. Comme Catherine, tous les bénéficiaires du projet sur le territoire de Louviers bénéficient d'un accompagnement individualisé afin de favoriser la pérennisation de l'emploi.

Le RSA est en passe d'être expérimenté dans une quarantaine de départements. Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, prévoit la généralisation du dispositif début 2009. Dans sa version finale, le RSA devrait concerner les 2 millions de travailleurs pauvres que compte la France. Un comité a été chargé d'évaluer l'efficacité du dispositif. Et d'observer ses éventuels effets pervers : on peut ainsi craindre que cette aide versée dès la première heure travaillée n'incite pas un employeur à augmenter le temps de travail de son salarié.

par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Samedi 24 novembre 2007
Le rapport du COR "Retraites 
20 fiches d'actualisation pour le rendez-vous de 2008"
24/11/07 - Le cinquième rapport du Conseil d'orientation des retraites a été adopté le 21 novembre 2007 et remis au Premier ministre le lendemain. Ce rapport préparatif à la deuxième étape de la réforme des retraites, sous la forme de fiches pédagogiques, établit un diagnostic du système français de retraite et actualise les projections financières qu'il avait réalisées en 2005. Il met en avant la nécessité de faire de nouveaux efforts pour équilibrer les régimes de retraite à l'horizon de 2020 : le déficit global atteindra alors 1 point de PIB, une perspective plus dégradée que celle présentée en 2005 (0,8 %) et, encore, ce scénario intègre-t-il des paramètres économiques très optimistes. Au-delà, en revanche, la bonne tenue de la natalité et la moindre progression de l'espérance de vie devraient déboucher sur une situation nettement moins difficile qu'envisagé (1,7 point en 2050 contre 3,1 prévu en 2003, avec un pic en 2040).
Les 20 fiches abordent trois thèmes :
- le contexte du rendez-vous de 2008 (le rendez-vous de 2008, l'emploi, l'emploi des seniors et les départs en retraite, les départs anticipés pour carrière longue, la situation financière des régimes, le niveau de vie des retraités et des actifs) ;
- les perspectives à long terme 2020-2050 (hypothèses d'évolution à long terme du système de retraite, perspectives financières à long terme, évolution du niveau des pensions à long terme, pilotage du système de retraite) ;
- la contribution du COR à la définition des orientations pour 2008 (conditions de l'équilibre financier, allongement des durées d'assurance et d'activité,  revalorisation des pensions, minima de pension et petites retraites, droit à l'information, égalité des droits, pénibilité du travail,  régimes spéciaux, Fonds de réserve pour les retraites, épargne retraite).
En annexes, on trouvera notamment les résultats par régime des projections à long terme, avec des situations contrastées.
Ce rapport servira de base à celui que le gouvernement doit remettre au Parlement avant le 1er janvier 2008.
>  Rapport d'actualisation du COR - 208 pages - novembre 2007 :
par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Dimanche 3 février 2008
Éric Le Bourg chercheur au CNRS, Centre de recherches sur la cognition animale, à l’université Paul-Sabatier de Toulouse.
Cinq ans après la promulgation de la loi Fillon sur les retraites arrive le moment où le gouvernement va vraisemblablement augmenter à 41 ans en 2012 la durée d’assurance pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et à 41,5 ans en 2020. Cette augmentation est contestée par certains, alors que les conséquences de l’adoption des réformes de 1993 et de 2003 en terme de paupérisation progressive des futurs retraités sont maintenant connues.http://izipik.com/images/20071016/joc0aql17usqhork9d-groupes.jpg

 

Dans les années 80, il était courant d’entendre que la baisse de la natalité était une menace pour nos retraites, car ne permettant pas le renouvellement des générations. Jacques Chirac déclarait en 1996 : «Le recul de la natalité porte en germe la baisse de notre compétitivité, et menace à terme notre dynamisme», et le Parti communiste français, peu sensible a priori à la «pensée unique», écrivait, lors de son congrès de la même année, que le «renouvellement des générations n’est plus assuré». Depuis qu’il est devenu évident qu’il n’y a pas de dénatalité en France, puisque le nombre d’enfants que les femmes ont au cours de leur vie ne baisse pas, et que par ailleurs la fécondité de l’année a atteint deux enfants par femme en 2006, ce discours se fait plus rare. Il est donc probable que le débat sur les retraites ne se fera pas autour d’une prétendue dénatalité, d’autant plus que les perspectives démographiques publiées en 2006 par l’Insee et prises en compte par le Conseil d’orientation des retraites dans son rapport de janvier 2007 ont permis de revoir à la baisse le coût des retraites en 2050 (14,6 points de PIB, contre 16 points prévus en 2006).

On pourrait donc espérer que le prochain débat sur les retraites se fasse autour d’un projet de société et ne soit pas perturbé par une peur sans fondement.

Toutefois, la parution de plusieurs ouvrages permet de craindre que ce débat se fera aussi autour de la notion de «guerre des âges». Ces livres expliquent que les générations nées avant 1955, après avoir bénéficié du plein-emploi et de salaires élevés, profitent des cotisations de retraite payées par leurs enfants, qui, eux, connaissent le chômage et les salaires réduits. Nous serions face à un début de guerre des âges provoquée par l’égoïsme des retraités et des baby-boomeurs, qui seraient responsables de la situation des jeunes.

De façon transparente, ces ouvrages nous suggèrent, quand ils ne l’affirment pas directement, que notre pays doit encore et toujours durcir les conditions donnant droit à la retraite, celle-ci pouvant survenir à 70 ans, comme le propose François de Closets dans Une vie en plus. L’entreprise de culpabilisation à l’œuvre au temps où la dénatalité semblait une évidence à beaucoup se renouvelle : les couples refusant les enfants, considérés comme responsables du vieillissement de la population, sont remplacés par les baby-boomeurs qui auront vécu «à crédit sur la génération suivante», selon les mots de Bernard Spitz dans le Papy-Krach. Existerait-il donc une «collaboration des classes» d’un nouveau genre unissant les vieux ouvriers à leurs vieux patrons pour ponctionner, de façon indifférenciée, les jeunes des cités et des beaux quartiers ? A cette aune, les salariés mis en préretraite vers 50 ans auraient une part de responsabilité dans le fait que leurs enfants font des stages en entreprise rémunérés une misère.

Quoi que l’on pense de la réalité d’un égoïsme de certains membres des générations les plus âgées (l’image du vieux grippe-sou mourant sur son tas d’or a fait les délices de la littérature), instiller dans l’opinion l’idée d’un égoïsme de génération ne peut que polluer le débat sur l’avenir de nos retraites. Recourir à des boucs émissaires signifie qu’une prise de position basée sur des critères émotionnels est préférée à celle découlant d’un vrai débat. Opposer les générations entre elles peut être aussi dangereux pour notre société qu’opposer les Français de souche à ceux issus de l’immigration, les fonctionnaires aux salariés du privé, ou les cheminots à tous les autres. La politique du bouc émissaire flatte les sentiments les plus vils et peut mettre en cause la cohésion sociale, et dans ce cas précis aussi la cohésion familiale.

Le débat sur les retraites doit donc avoir lieu, mais toute tentative d’opposer les générations entre elles, d’où qu’elle vienne, doit être considérée comme une tentative de manipulation de l’opinion. Après tout, peut-être n’est-il pas forcément souhaité par tous qu’un débat faisant appel au raisonnement de chacun, et non à ses émotions, ait lieu.

Dernier ouvrage paru :le Vieillissement. Faits, peurs et fantasmes, aux éditions Vuibert.

par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Dimanche 23 mars 2008
  • Ségolène Royal a signé un appel à la solidarité avec le peuple tibétain.

    Nous sommes Solidaires du Peuple Tibétain


  • Cinq mois avant l’ouverture des JO de Pékin, la Chine fait subir aux Tibétains une répression qui rappelle les pires heures de leur histoire. Depuis 50 ans, parallèlement à l’assassinat et à la disparition de plus d’un million de personnes, les Droits de l’Homme et les valeurs du Tibet sont constamment bafoués. Il s’agit de la poursuite d’une entreprise de destruction humaine et d’anéantissement culturel. Comble du scandale, on accuse le Dalaï Lama dont toute la vie est un exemple de non-violence d’appeler à la violence !

    Nous sommes solidaires du peuple tibétain dans son juste combat et nous appelons la Chine à l’arrêt immédiat de la répression, pour ne pas transformer les JO de Pékin en JO de la honte. Nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur ces nouveaux crimes. La flamme olympique va traverser l’Himalaya par deux fois. Ne laissons pas ce symbole de paix s’ensanglanter sur les neiges du Toit du Monde. Nous appelons tous les athlètes, artistes, écrivains, élus, et amis du Tibet, à signer cet appel.
      • Signez "l'appel à la solidarité avec le peuple tibétain"
par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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