Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Vendredi 28 septembre 2007
14h00. Une centaine de personne (selon la police) a bravé le froid, ce mercredi après-midi à Paris, devant l’ambassade de Birmanie. Le message est clair : les arrestations de moines et les premières violences y sont dénoncées

Pour Jean Claude Alt, membre du Bureau exécutif d’Amnesty International France, « cette manifestation est essentielle, car elle permet de montrer via les médias, que la France se mobilise. La situation risque d’empirer, et il faut à tout prix que cette répression cesse afin d’éviter un nouveau bain de sang comme en 1988 ». En effet, selon certains militants, la situation est critique : les premières déportations et exécutions auraient commencées.

 

Le Premier Ministre birman en exil, Sein Win (qui a été reçu dans la matinée à l’Elysée), et Jane Birkin, très engagée dans cette lutte ont réaffirmé leur soutien aux moines et à Aung San Suu Kyi, retenue dans sa propriété en Birmanie. Ségolène Royal a aussi répondu à l’invitation de plusieurs associations.
Ségolène Royal lors de la manifestation pour soutenir l'opposition birmane, à Paris, le 27 septembre 2007.|AFP/JOEL SAGETOn peut lire dans la foule plusieurs slogans dénonçant le pouvoir birman : « Arrêter de massacrer le peuple ». La France et son ministre des Affaires étrangère n’est pas épargnée : « Kouchner, où est ton ingérence humanitaire en Birmanie ? ». Beaucoup attendent ainsi un geste fort de la communauté internationale et de la France. Pour l’actrice Philippine Leroy-Beaulieu, « il faut sanctionner la Chine qui est derrière tout cela. Leur talon d’Achille : ce sont les Jeux Olympiques de 2008. Il faut que le boycott s’impose. C’est un bon moyen de pression. » Et l’actrice souligne que « la France doit se mobiliser, car longtemps, on a trop peu parlé du problème birman ».

 

Car en effet, la Birmanie est depuis une dizaine d’années dans une situation préoccupante. JC Alt rappelle que depuis 1988 le régime militaire bafoue les droits de l’homme : « Les aveux sous la torture, l’emprisonnement de près d’un millier de personnes, l’absence de liberté d’expression, et l’embrigadement d’enfants soldats –La Birmanie est le premier pays du monde en nombre d’Enfants Soldats- perdurent depuis plusieurs décennies ». Bien souvent, ce dramatique état des lieux n’est pas ou peu connu.

 

« L’ONU est appelée à dénoncer la situation en Birmanie, et le conseil de sécurité doit être ferme. La Chine doit se positionner. » martèlent les militants d’Amnesty International.

 

Philippine Leroy-Beaulieu conclut : « la société birmane tout entière repose sur les moines et la religion. Les attaques récentes faites aux religieux sont plus qu’inquiétantes. C’est toute la structure de la société qui est en train d’être fragilisée. Les moines quittent les temples de peur d’être arrêtés. ».

 
Vendredi 5 octobre 2007
LeMonde.fr
  En adoptant aux petites heures de vendredi le projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration, et en particulier l'amendement revu et corrigé, mais finalement maintenu dans son principe, du recours aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, les sénateurs, après les députés, ont fini d'esquisser le visage le plus inquiétant de la France. S'il advenait que ce texte soit maintenu au sortir de la commission mixte paritaire prévue le 16 octobre, alors il faudra acter que notre pays a fait litière de son histoire et de sa géographie au détriment des étrangers.

Admettre que la famille ne vaut que par le lien biologique établi entre ses membres, considérer que seul le sang donne son sens et sa validation à la stricte parenté entre une mère et ses enfants, c'est nier la différence des autres. C'est nier l'existence de cultures singulières ou fermer les yeux sur les drames de contrées à fléaux qui font qu'un enfant peut ne pas être élevé par sa mère. Que des demi-frères ou demi-soeurs peuvent être des fils et des filles à part entière dans le coeur d'une femme qui ne les a pas enfantés.

Il n'est que de lire les réactions blessées de nombre de responsables africains pour mesurer combien cette tentative dommageable de tri dans les familles, outre la suspicion de fraude a priori qu'elle suggère, risque de couper la France de ses meilleurs amis. Réservée aux étrangers, la traque de l'enfant illégitime n'est pas seulement contraire au droit fixé par la loi de bioéthique, qui limite la recherche de la signature génétique à des fins médicales ou judiciaires. Il y a de la haine dans cette course à l'ADN, de la haine des autres, de la haine de soi. On ne se respecte pas quand on manque ainsi d'humanité. A gauche, mais aussi à droite, des voix s'élèvent contre cet amendement, se mêlant aux voix des Eglises et du Conseil national d'éthique. On aimerait que la représentation nationale les entende. Sauf à miser sur le Conseil constitutionnel pour préserver notre législation de repoussantes dérives.

Mardi 9 octobre 2007
ARIS (Reuters) - Des élus UMP, échaudés par la stratégie d'ouverture de Nicolas Sarkozy, se sont offusqués mardi des vives critiques de Fadela Amara sur les tests ADN, estimant pour certains que la secrétaire d'Etat à la politique de la ville devait éprouver jusqu'au bout sa liberté en quittant le gouvernement.

"Dégueulasse". La fondatrice de "Ni putes ni soumises", qui a toujours revendiqué son statut de "femme libre" au sein de l'équipe de François Fillon, n'a pas mâché ses mots pour récuser l'amendement ADN, déjà dénoncé par d'autres recrues de l'ouverture, Bernard Kouchner ou Martin Hirsch.
 

"L'ADN, je ne suis pas d'accord, parce que je pense qu'on touche à quelque chose qui n'est pas bon pour notre pays", a-t-elle déclaré lundi à des journalistes en marge de la présentation de son "skyblog".

 

"Je le dis aussi en tant que fille d'immigrés : y'en a marre qu'on instrumentalise à chaque fois l'immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse!".

 

Des députés UMP se sont sentis "injuriés" par ces propos.

 

"Les ministres d'ouverture ne sont pas exonérés de respecter le Parlement", a souligné mardi Bernard Deflesselles, deuxième vice-président du groupe majoritaire.

 

Pour Claude Goasguen, "il y a des excroissances de langage qu'on ne devrait pas se permettre quand on est ministre".

 

"Je trouve que d'avoir traité de 'dégueulasse' cet amendement, c'est un peu 'dégueulasse' pour tout dire. Que ce soit un ministre d'ouverture ou un ministre de fermeture, un ministre c'est un ministre", a-t-il jugé.

 

Le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration a été adopté le 20 septembre par les députés et le 5 octobre par les sénateurs. L'amendement ADN, proposé par le député UMP Thierry Mariani, a été expurgé mais conservé. Il prévoit des tests ADN facultatifs pour les candidats au regroupement familial.

 

"CE N'EST PAS COHERENT"

 

"Je suis persuadé que c'est le Parti socialiste qui est visé, parce que je ne pense pas qu'un ministre puisse dire ça de sa propre majorité. Comme elle (Fadela Amara) n'a pas dit qui elle visait, je suis persuadé qu'elle visait ses amis socialistes", a feint de croire Thierry Mariani.

 

"A l'évidence, le Parti socialiste se livre à une exploitation honteuse. Donc la ministre a entièrement raison", a-t-il affirmé.

 

Pour François Goulard, député UMP villepiniste hostile à l'amendement ADN, la "cohérence" de l'ouverture, plébiscitée par 62% des Français, selon un sondage, est en jeu.

 

"Elle est au gouvernement ou elle n'y est pas. Employer un terme aussi fort s'agissant d'actes qui sont soutenus par certains membres du gouvernement, je crois que ce n'est pas cohérent", a-t-il déclaré.

 

"Je comprends Mme Amara, mais je ne comprends pas son expression et en même temps son maintien au gouvernement", a-t-il ajouté.

 

L'ex-socialiste Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a regretté une polémique "qui n'apporte pas grand'chose et brouille le message" tout en défendant la diversité gouvernementale.

 

"Chacun son style, chacun sa manière d'être. Fadela Amara est quelqu'un de franc et de direct. Il faut la prendre comme elle est. C'est tout à l'honneur du président d'avoir dans son équipe des gens très divers", a-t-il dit.

 

Au Parti socialiste, on se réjouit sans l'avouer de l'écart de Fadela Amara, dont l'entrée dans le cercle sarkozien avait été mal perçue.

 

Pour Arnaud Montebourg, l'épisode Amara dénote "un gouvernement qui est incohérent, tiré à hue et à dia, et dont on doit regarder aujourd'hui la fragilité plutôt que la cohérence".

 

"Mme Amara doit pousser la logique jusqu'au bout et démissionner si l'amendement Mariani n'est pas retiré", a estimé pour sa part André Vallini, porte-parole du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC).

 

La secrétaire d'Etat à la politique de la ville avait affirmé qu'elle démissionnerait "le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur".

 

Bernard Kouchner, ministre emblématique de l'ouverture, concède dans La Croix qu'il n'est "pas toujours facile" de trouver "l'équilibre entre une nécessaire solidarité gouvernementale et l'expression de ses convictions".

Jeudi 11 octobre 2007

 

"La famille ce n’est pas seulement la filiation biologique,
c’est la reconnaissance de la filiation"

Interview Charlie Hebdo
 
s_gol_ne_royal_243203s.jpgPourquoi ce projet de loi vous paraît-il inacceptable ?

Parce que la famille ce n’est pas seulement la filiation biologique, c’est la reconnaissance de la filiation. En tant qu’ancienne Ministre de la Famille ayant renforcé l’autorité parentale et fait voter par le Parlement une loi qui, entre autres dispositions, achevait de reconnaître l’égalité de tous les enfants, qu’ils soient « légitimes » ou « naturels », je suis inquiète à l’idée que la France puisse régresser vers une conception de la filiation où le biologique efface le lien institué et vécu. La présidente de l’association Enfance et Familles d’adoption a très bien dit quelle rupture représenterait « la filiation réduite aux gamettes ». Le Comité national consultatif d’éthique, que le gouvernement avait oublié de consulter, vient lui aussi de rappeler que l’exclusivité accordée à la filiation biologique est contraire à nos valeurs et à nos lois.

Le débat sur l’utilisation des tests génétiques a eu lieu lors de l’élaboration et de l’actualisation des lois bio-éthiques. Le Parlement, toutes étiquettes politiques confondues, avait alors décidé d’encadrer strictement les tests génétiques et de ne les autoriser que pour des raisons médicales ou sous le contrôle du juge. Et voilà que le gouvernement Sarkozy et sa majorité parlementaire sont prêts à légaliser ce qu’il faut bien appeler un fichage génétique !

Je sais que, sur ce sujet, l’opinion française est partagée. Mais il faut bien comprendre combien il serait dangereux de créer un tel précédent. Car qui nous dit que demain, toujours sous le prétexte d’éradiquer la fraude, on ne sera pas tenté d’utiliser ces tests pour, par exemple, le versement des allocations familiales ? Les chercheurs en génétique estiment que 5% à 10% des filiations réputées biologiques sont en réalité adultérines. Méfions-nous de l’accoutumance aux contrôles génétiques par l’Etat…

On fait croire aux Français que nous serions submergés par une fraude massive à l’état-civil du fait des défaillances administratives des pays d’Afrique de l’Ouest. Quelle est la réalité ? Le regroupement familial, c’est 23.000 personnes par an dont 9.000 enfants et, parmi eux, moins d’un millier issu de l’Afrique subsaharienne. J’observe d’ailleurs au passage que c’est sous les derniers gouvernements de droite que l’immigration de travail a baissé et l’immigration familiale augmenté. M. Sarkozy s’est fait une spécialité de la multiplication des lois d’affichage sur l’immigration et la dernière en date en rajoute encore sans que les moyens ne soient pris d’une coopération en matière d’état-civil et surtout d’une profonde réforme de l’aide au développement qui, seule, pourrait tarir les migrations de la misère. On sait que, d’ici la fin du quiquennat, il y aura au moins deux lois par an sur ces sujets pour « entretenir la flamme »   
la suite
Samedi 13 octobre 2007

Par laurent joffrin
nouvelobslogo130-1.gifQUOTIDIEN : samedi 13 octobre 2007
 
 
 A l’appel de Charlie, de SOS Racisme et de Libération, réunis dès l’origine dans la protestation, le Zénith de Paris accueillera dimanche à 18 heures la grande foule des «anti-ADN». Autrement dit, tous ceux qui ne veulent pas voir la République prendre le risque de banaliser les tests ADN et encore moins voir les étrangers servir de cobayes pour cette expérience.
 
 
Opposition systématique, militantisme mécanique ? En aucune manière. La résistance, démarrée à gauche, a été relayée très vite par les autorités spirituelles, les scientifiques de «Sauvons la recherche» et une bonne partie de la droite démocrate-chrétienne, gaulliste ou simplement républicaine. Le gouvernement a tenté de biaiser en ôtant au projet une bonne partie de son efficacité pratique et en concédant des garanties juridiques et matérielles. Il était trop tard. Quelques heures après cette annonce, le Comité d’éthique donnait le coup de grâce moral au projet en rappelant qu’il contredisait tous les efforts déployés depuis des années pour encadrer l’usage des tests ADN dans la société. Peu après, le Premier ministre qualifiait de «ridicules» ceux qui continuaient la controverse, c’est-à-dire une bonne partie de sa majorité, plusieurs de ses ministres et l’ensemble des autorités morales justement mobilisées. François Fillon, qui peine à trouver sa place dans l’action gouvernementale, a décidément choisi de prouver son existence par la gaffe…
 
L’enjeu est d’importance, parce qu’il dépasse de loin la question des tests ADN. Au lieu de stabiliser le dispositif légal qui organise l’immigration - attitude minimale et civique -, le gouvernement ne cesse de le renforcer pour complaire à la partie la plus anxieuse, ou intolérante, de son électorat. Manœuvre politique peu glorieuse qu’une réunion à la fois festive et déterminée contribuera à déjouer. Au Zénith doit commencer une reconquête. A dimanche…


Jeudi 25 octobre 2007
  • Le Conseil constitutionnel

  • Les députés socialistes ont déposé un recours au Conseil constitutionnel et demandent à Jacques Chirac, qui en est membre, de censurer l'article sur les tests ADN.


Les députés socialistes ont déposé, jeudi 25 octobre, un recours au Conseil constitutionnel contre "l'ensemble" de la loi Hortefeux sur l'immigration. Ils demandent au Conseil, où siège Jacques Chirac, de censurer notamment les articles sur les tests ADN et les statistiques ethniques.
"Nous déposons dans la journée (jeudi) un recours au Conseil constitutionnel. Le document est signé aussi par des députés du groupe GDR (communistes et Verts) et par François Bayrou", le président de l'UDF-Modem, a annoncé à la presse le président du groupe Jean-Marc Ayrault.
Chirac, "grand républicain"
Les signataires du recours "souhaitent s'adresser à la conscience de chacun des membres du Conseil, y compris ceux, comme les anciens présidents de la République, le président Chirac, le président Giscard d'Estaing, pour qu'ils écoutent notre argumentation", a déclaré Arnaud Montebourg (PS).
"Nous avons besoin que tous les républicains s'unissent contre le risque de dérive par rapport aux principes républicains" et "nous avons toujours salué" Jacques Chirac comme un "grand républicain", a souligné le député PS.
Mesure "disproportionnée"
L'article 13 introduit le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial, une mesure vivement contestée par l'opposition, les associations mais également des élus de la majorité.
Les signataires du recours estiment notamment que cet article "est entaché d'une violation du droit au regroupement familial et du droit à la vie privée et familiale" et que cette mesure "est manifestement disproportionnée au regard du principe de dignité humaine".

A propos de l'article 63 qui autorise les statistiques ethniques, ils estiment qu'il "convient de s'interroger sur son lien avec un texte relatif à l'immigration alors que de surcroît le législateur n'a pas apporté toutes les garanties nécessaires à la protection des droits fondamentaux en cause". (avec Reuters)


Un bébé sans-papiers en garde à vue pendant 9 heures

NOUVELOBS.COM | 25.10.2007 | 13:33

La cour d'appel de Rennes a ordonné la remise en liberté d'un couple moldave et de leur nourrisson âgé de trois semaines, en raison du "traitement inhumain et dégradant" qui leur a été infligé.

La cour d'appel de Rennes a ordonné la remise en liberté d'une famille de sans-papiers moldaves, considérant "inhumain et dégradant" la garde à vue qui a été imposée au nourrisson de la famille, âgé de trois semaines. C'est ce que révèle jeudi 25 octobre la radio France Info, qui explique que la garde à vue de Ian, Irina et leur bébé Kyrill a eu lieu le 17 octobre. La famille, arrivée de Moldavie en 2006, s'est installée à Gien, dans le Loiret. Elle demande alors un statut de réfugié politique. Une demande qui leur est refusée et qui doit donner lieu à une nouvelle audience en novembre, indique France Info.

Laissés à 400 km de chez eux

Mais le 17 octobre, le couple et leur nouveau-né sont emmenés par la gendarmerie, placés en garde à vue pendant près de neuf heures, puis conduits au centre de rétention de Rennes. Le juge des libertés et de la détention ordonne leur mise en liberté le lendemain, en raison du "traitement inhumain et dégradant" de la garde à vue de leur bébé, contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le préfet fait appel, mais la décision du juge des libertés sera confirmée le 23 octobre par la Cour d'appel de Rennes.
Me Gilles Piquois, avocat de la famille, a par ailleurs indiqué à France Info qu'une plainte pour "délaissement de personnes hors d'état de se protéger" devait être déposée. Selon l'avocat, dès l'annonce de leur mise en liberté, le couple et leur bébé ont été relâchés près de Rennes, soit à plus de 400 km de leur domicile, et ce après 19h. Me Piquois a souhaité un entretien avec le président de la République, à l'Elysée.



Jeudi 1 novembre 2007
  Rony Brauman :
"Une responsabilité morale très lourde pèse sur Bernard Kouchner"
 
LEMONDE.FR | 31.10.07 |





Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, dénonce "l'inconséquence" du discours des associations et des intellectuels sur la situation au Darfour.

 
Dimanche 4 novembre 2007
L'importance prise par l'affaire de L'Arche de Zoé et l'extrême confusion qui l'entoure ne tiennent pas seulement aux errements de ses membres, amateurs armés de simplismes, fourvoyés dans une situation complexe. Elles sont également liées à une question de fond, celle du sens donné aux événements qui se déroulent dans le cadre de la guerre civile au Darfour, menée par le gouvernement et ses milices contre des groupes rebelles et la population.

En affirmant vouloir sauver des "orphelins du Darfour", bien que les enfants qu'elle s'apprêtait à embarquer à bord d'un avion fussent majoritairement dotés d'un parent et plutôt originaires du Tchad que du Soudan, L'Arche de Zoé a fait la démonstration qu'elle estimait pouvoir s'affranchir du respect de la vérité.

Cette liberté est à rattacher avec la perception de l'organisation, qui rejoint une mouvance de groupes d'activistes - en France, l'organisation Urgence Darfour, ou, aux Etats-Unis, la coalition Save Darfur, entre autres -, selon lesquels un génocide aurait lieu au Darfour, amenant à justifier toutes les actions pour en sauver les victimes. Ce qui conduit des sapeurs-pompiers bénévoles à se transformer en kidnappeurs d'enfants comme sans doute ici, dans cette atmosphère que dénonce Rony Brauman, cofondateur de Médecins sans frontières, lorsqu'il dénonce "la responsabilité morale" de personnalités comme Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy.

Y a-t-il un génocide en cours au Darfour, c'est-à-dire une élimination méthodique des ethnies décrites comme "africaines", afin de faire place à des groupes "arabes" ? L'assertion, soutenue par le président américain George Bush, et que des groupes d'experts, notamment de l'ONU, ont réfutée, constitue déjà une dérive.

L'extrême violence des attaques orchestrées par le gouvernement soudanais et ses milices, en quatre années de guerre civile, n'a été liée à aucune volonté identifiée d'organiser une "solution finale" pour les populations noires, dont certaines collaborent avec les forces gouvernementales. Cela n'empêche pas L'Arche de Zoé d'affirmer sur son site Web que "la réalité incontournable et accablante (...) laisse bien peu d'espoir de survie aux populations du Darfour". Affirmant que, "dans quelques mois, des milliers d'enfants vont mourir", l'association promet d'arracher des enfants à "l'extermination".

Les responsables de L'Arche de Zoé sont allés plus loin dans la prise de liberté avec les faits. L'association avait "emprunté" des cartes de l'ONU en travestissant leurs légendes. Elle a cité des chiffres de mortalité infantile présentés comme des informations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) - de loin l'organisation la plus efficace au Darfour - en leur faisant subir une "inflation" qui les rendait "grossièrement faux", selon une source du CICR. Ce dernier a obtenu que les manipulations au sujet de ses noms, de ses logos et de ses rapports disparaissent du site de L'Arche de Zoé. L'étendue de la crise au Darfour n'a pas besoin de ce type d'inflation. Outre que ces supercheries en série disqualifient une démarche fondée sur la morale, elles ont aussi pour effet d'instaurer une confusion dangereuse. Des dérapages de cette sorte ont déjà été sanctionnés par la justice. En août, des organisations regroupées autour de Save Darfur avaient lancé dans la presse, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, une campagne affirmant que le conflit dans l'ouest du Soudan avait fait 400 000 morts. Cette campagne a été condamnée, par les tribunaux britanniques, pour publicité mensongère.....la suite ici

Jean-Philippe Rémy
Samedi 8 décembre 2007

 

PARIS (AFP) — Avant la visite du colonel Kadhafi en France, l'ex-émissaire européen en Libye a affirmé jeudi que les négociations Paris-Tripoli sur les armements et le nucléaire avaient été décisives pour la libération des soignants bulgares, contredisant ainsi les autorités françaises.

"L'élément décisif a été la disponibilité de la France à se prêter à une discussion, fondamentale pour le colonel (Mouammar) Kadhafi, sur les armements et le nucléaire", a déclaré Marc Pierini à l'Assemblée nationale devant la commission d'enquête parlementaire sur les conditions de cette libération.

Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à cette libération.

Le conseiller diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte, a également nié la semaine dernière devant cette commission que les accords signés à Tripoli lors de la visite de M. Sarkozy le 25 juillet aient été liés à l'élargissement des ex-otages.

Paris et Tripoli avaient conclu un mémorandum d'entente sur le nucléaire civil et plusieurs accords de coopération, notamment dans le domaine militaire. Peu après, un contrat de ventes d'armes entre le groupe européen EADS et la Libye était annoncé.

Cela a provoqué une vive polémique en France et même en Europe quant à d'éventuelles contreparties.

M. Pierini a expliqué aux députés français que les autres Etats européens impliqués dans le processus de libération comme la Grande-Bretagne ou l'Italie ne répondaient pas "aux attentes" de Tripoli.

"Tout au long de cette affaire", Tripoli a demandé la libération du Libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi, emprisonné en Ecosse pour l'attentat de Lockerbie (270 morts en 1988), qui "a toujours fait l'objet d'un refus" de Londres.

Cette revendication "ne pouvant aboutir, la Libye a regardé ailleurs", a-t-il estimé. "Le colonel Kadhafi connaît très bien" le chef du gouvernement italien Romano Prodi, mais "M. Prodi n'a pas de centrale nucléaire à vendre", a-t-il ajouté.

M. Pierini, promu ambassadeur de l'UE à Ankara, a participé à tout le processus qui a permis la libération le 24 juillet des 5 infirmières bulgares et du médecin palestinien incarcérés depuis 1999 et condamnés à mort sous l'accusation d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens.

Les infirmières, premières personnes auditionnées par la commission, lui ont d'ailleurs rendu un hommage appuyé.

Il a indiqué avoir signé le 15 juillet à Tripoli un accord d'indemnisation d'un montant de 460 millions de dollars, précisant que cette somme a été "avancée" par la Libye. Pour l'instant, seule la Bulgarie a contribué, pour 56,6 M de dollars, au remboursement. Il a révélé n'avoir aucune trace d'une contribution du Qatar, alors que celle-ci avait évoquée dans cette affaire.

Il a insisté sur le rôle de Cécilia, ex-épouse du président français, tout en soulignant que Bruxelles n'avait pas été informé de son premier voyage à Tripoli le 12 juillet.

"Je n'étais pas du tout partie (prenante) à cette discussion, mais il était tout à fait clair pour moi qu'elle était un ingrédient tout à fait indispensable" aux yeux du colonel Kadhafi "pour clôturer cette affaire" a-t-il dit.

C'est un avion français qui a ramené les soignants en Bulgarie avec Mme Sarkozy et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner à son bord.

Samedi 8 décembre 2007
Ségolène Royal juge "scandaleux" de recevoir Moammar Kadhafi en France la semaine prochaine, déclare-t-elle dans un entretien qui sera diffusé par la chaîne de télévision Public Sénat lundi.

http://img502.imageshack.us/img502/5733/panchokadhafizm5.jpg
Les infirmières bulgares "ont été torturées sous un régime qui cautionne la torture, avec l'accord de Kadhafi, pour être claire", explique l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle. Dans ces conditions, donner au leader libyen "une crédibilité politique, démocratique, alors que le système continue, je trouve ça scandaleux", dit-elle.

Mme Royal reproche par ailleurs au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et au secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, issus de l'ouverture du gouvernement à gauche, de ne pas s'insurger contre la venue à Paris du dirigeant autocrate. "Je suis étonnée que (M. Kouchner) puisse accepter ça sans rien dire", s'exclame-t-elle.

Moammar Kadhafi est attendu à Paris du 10 au 15 décembre pour sa première visite officielle depuis 1973, qui marquera une étape importante vers sa réintégration dans la communauté internationale. Il sera reçu deux fois par le président Nicolas Sarkozy.

à lire aussi
Dimanche 9 décembre 2007
nouvelobslogo130-1.gif "Si le colonel Kadhafi veut être invité, il doit mettre fin à son système d'exactions", a déclaré Jean-Marc Ayrault. Nicolas Sarkozy défend, au contraire, la visite du chef d'Etat libyen car, selon lui, "si nous n'accueillons pas des pays qui prennent le chemin de la respectabilité, que devons nous dire à ceux qui prennent le chemin inverse ?"
Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a demandé, dimanche 9 décembre, l'annulation de la visite "inacceptable" du colonel Kadhafi à l'Assemblée nationale, et a annoncé que son groupe refusait de l'accueillir.
"La réception du colonel Kadhafi à l'Assemblée nationale est inacceptable", écrit ldéputé-maire de Nantes dans un communiqué.
Les députés socialistes "refusent d'accueillir le chef d'Etat libyen" et "ils demandent solennellement au président de l'Assemblée nationale [ndlr, l'UMP Bernard Accoyer] d'annuler cette réception", ajoute-t-il.
"Si le colonel Kadhafi veut être invité, il doit mettre fin à son système d'exactions. Il doit cesser de promouvoir, en actes et en paroles, le terrorisme international", poursuit Jean-Marc Ayrault.

Sarkozy défend la visite

Nicolas Sarkozy, de son côté, a une nouvelle fois longuement justifié, samedi à Lisbonne, en marge du 2e sommet UE-Afrique, la visite controversée du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, souhaitant qu'elle soit "un succès".
"Si nous n'accueillons pas des pays qui prennent le chemin de la respectabilité, que devons nous dire à ceux qui prennent le chemin inverse?", s'est interrogé le chef de l'Etat au cours d'une conférence de presse.

"Il a sa personnalité"

"J'observe que grosso modo tous les chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le voyage en Libye (...) Moi j'ai posé un postulat en disant que je n'irai en Libye que quand les infirmières seraient libérées. C'est ce que j'ai dit et c'est ce que j'ai fait", a poursuivi le président français.
"J'y suis allé le lendemain et j'ai dit au colonel Kadhafi que j'encouragerai son retour à la respectabilité internationale (...) j'aimerais qu'on m'explique au nom de quoi je n'aurais pas dû le recevoir alors même que tant sont allés en Libye au moment où les infirmières étaient en prison", a insisté Nicolas Sarkozy.
"Pour le reste, il a sa personnalité, il a son tempérament ce n'est pas moi qui vais le juger", a-t-il poursuivi.

"Jamais reculer d'un centimètre sur les convictions"
"Je souhaite que cette visite soit un succès, que nous arrivions à signer un certain nombre d'accords économiques", a également souligné le chef de l'Etat français. "Avec M. Kouchner (le ministre français des Affaires étrangères), nous arrivons à obtenir des contrats sans jamais reculer d'un centimètre sur les convictions qui sont les nôtres", a-t-il conclu.
Nicolas Sarkozy a salué samedi à Lisbonne le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à l'ouverture du 2e sommet UE-Afrique et lui a affirmé devant les caméras qu'il était "très heureux" de le recevoir à Paris.
Mardi 11 décembre 2007

PARIS, 11 déc 2007 (AFP) - Plusieurs personnalités politiques - Ségolène Royal (PS), François Bayrou (MoDem) ainsi que le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë - ont manifesté mardi en fin de journée près du Mur pour la paix, devant l'Ecole militaire, contre la visite du colonel Kadhafi en France.
Ségolène Royal a estimé que "les règles morales avaient été bafouées par cette visite". "Il faut que la France reste debout et que les principes de la morale ne soient pas affaiblis", a-t-elle ajouté.
François Bayrou a qualifié la venue du numéro un libyen "de terrible, inquiétante et inacceptable" en rappelant que "il y a quelques semaines encore le colonel Kadhafi détenait des otages", en référence aux infirmières bulgares.
"C'est le carnet de chèques qui mènent le monde", a encore dit le président du MoDem, "mais qu'un dictateur sanguinaire soit riche ou pauvre, cela ne change rien à sa nature".
Le Maire de Paris pour sa part a estimé que "Paris est blessé" par la visite du numéro un libyen. "Discuter avec M. Kadhafi ne me gêne pas mais déployer de tels fastes pour cette visite me gêne beaucoup", a-t-il dit.
Une cinquantaine de personnes au total se sont retrouvées au bout du Champ de Mars (VIIe) à l'appel de quatre organisations Reporters sans frontière, SOS Racisme, Ni Putes ni Soumises et l'Union des étudiants juifs de France.
L'écrivain Marek Halter a déclaré que si pour Kadhafi "le terrorisme est l'arme des pauvres, ce sont en fait les riches qui utilisent cette arme contre les pauvres".
La manifestation était appelée "Tente contre tente" pour répondre à ce que les manifestants ont appelé la "tente de la terreur", allusion à la tente plantée à la demande du colonel Kadhafi dans le jardin de l'hôtel Marigny où il séjourne.
Une grande bâche blanche baptisée "tente de la paix" a été déployée brièvement mardi soir. Sur la toile était écrit le mot "paix" en plusieurs langues.
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


La Lettre 76

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