"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
CERGY, 26 sept 2007 (AFP) - Les adhérents du PS d'Argenteuil (Val-d'Oise) ont désigné mercredi le conseiller général Philippe Doucet pour mener la liste du PS lors des municipales de mars au cours d'un scrutin que l'un des trois candidats, Faouzi Lamdaoui, a boycotté, a-t-on appris auprès du PS.
Conseiller général d'Argenteuil-Nord, ancien strauss-Kahnien, Philippe Doucet, 56 ans, qui avait soutenu Ségolène Royal lors de la désignation du candidat PS pour la présidentielle, l'a emporté avec 57% des voix (130 voix).
Il devance Alain Leikine, conseiller général d'Argenteuil-Ouest, qui recueille 41,33% (93 voix) et Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité des chances, qui fait 0,9% (2 voix).
La campagne interne a été marquée par des affrontements virulents entre Faouzi Lamdaoui, qui a été battu par le maire d'Argenteuil Georges Mothron (UMP) lors des législatives de juin, et le premier secrétaire fédéral Dominique Lefebvre qui a publiquement soutenu le strauss-kahnien Alain Leikine.
La direction du PS avait demandé en septembre à la fédération de "geler" le vote des adhérents. Au préalable, le parti voulait "discuter" avec elle de la "diversification des têtes de liste", c'est à dire imposer le proche de François Hollande, Faouzi Lamdaoui.
Le premier secrétaire fédéral Dominique Lefebvre avait refusé de repousser la consultation que M. Lamdaoui et ses partisans avaient dès lors décidé de boycotter en pointant du doigt un fichier d'adhérents entaché à leurs yeux d'anomalies et le soutien apporté par le premier fédéral à l'un des candidats.
"Le vote s'est passé dans de très bonnes conditions, le résultat est net. J'appelle au rassemblement des socialistes pour battre la droite. M. Leikine est à mes côtés et j'appelerai demain M. Lamdaoui pour qu'on se mette très vite au travail", a déclaré à l'AFP Philippe Doucet.
Comme le prévoient les statuts du PS dans les grandes villes comme Argenteuil (95.000 habitants), le Conseil national doit ratifier le 15 décembre la candidature choisie lors du vote de section.
"Ce scrutin verrouillé par la fédération est sans valeur. Je m'en remets aux instances nationales pour que le rassemblement des socialistes d'Argenteuil soit réussi", a déclaré à l'AFP Faouzi Lamdaoui.
ndlr : Les militants en ont assez de ces "salades" , ont-ils le droit de désigner
leurs représentants aux différents scrutins ? Cela
semble remis en cause actuellement par les vieux sages du PS. |
PARIS (Reuters) - Tout en refusant de "polémiquer" avec Lionel Jospin, Ségolène Royal a rappelé vendredi à l'ancien Premier ministre
socialiste, auteur d'un livre au vitriol sur sa campagne présidentielle, que la "suite" appartenait aux militants du PS.
Pour l'instant, il est "trop tôt" pour qu'elle décide ou non de briguer la tête du PS lors du congrès qui doit se tenir en 2008, probablement à l'automne.
Dans son livre, Lionel Jospin estime que Ségolène Royal est une "illusion" qui n'a pas la "stature nécessaire" pour mener le PS à la victoire en 2012. Il enjoint les socialistes à ne pas refaire un choix qu'il compare à une "impasse". "D'abord il y a eu le vote des militants" en novembre dernier, puis la campagne présidentielle et 17 millions d'électeurs qui ont voté socialiste, a rappelé la présidente de Poitou-Charentes. "La suite aussi appartiendra à la démocratie. La suite appartiendra aux militants du Parti socialiste", a-t-elle insisté. Mi-sérieuse, mi-amusée, elle a suggéré à ses adversaires ayant rédigé toute une flopée d'ouvrages critiquant son parcours de faire don de leurs droits d'auteur à des associations. "Ce serait bien ça que les droits d'auteur de tous les livres qui disent du mal de moi et qui se vantent pas mal soient versés aux associations d'handicapés, ou de personnes en situation de chômage ou (s'occupant) de jeunes en difficulté", a-t-elle déclaré sur le plateau, confirmant qu'elle préparait de son côté son propre livre d'analyses qui doit sortir "avant la fin de l'année". Clin d'oeil à "L'impasse", le titre du livre de Lionel Jospin, l'opus de Ségolène Royal pourrait-il s'intituler "L'autoroute", a demandé un journaliste. "Plutôt 'le ferroutage' ou "Le train qui va vers l'avenir", a plaisanté la présidente de Poitou-Charentes, optant pour l'écologiquement correct. Elle a "bien sûr" été blessée par la charge de l'ancien chef de la "gauche plurielle", "mais ça n'a pas été très long", a-t-elle assuré.
"J'ai une responsabilité politique au-delà de ma propre personne (...) Cette responsabilité politique. Je ne quitte pas la vie
politique et je la continue", a-t-elle asséné, décochant une flèche à Lionel Jospin qui avait choisi de se retirer de la vie politique après avoir été éliminé dès le
premier tour de la présidentielle, le 21 avril 2002.
28.09.07 | 21h56
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L’hebdo des socialistes n° 459
Mercredi 26 septembre 2007
Au sommaire de L’hebdo cette semaine :
L’édito
Moins de services publics, c’est moins de République
Actualités France
Modèle social : le pire est à venir
Dossier Retraites : La rénovation
Rénovation
Lettre ouverte aux socialistes par Laurent Joffrin
Portrait
Mireille Le Corre : Candidate au renouveau
Télécharger L’hebdo (format pdf / 3 mo)
Par Charles Fiterman, ancien ministre.
QUOTIDIEN : lundi 1 octobre 2007
L’attaque virulente lancée par Lionel Jospin à l’encontre de Ségolène Royal constitue une faute politique majeure.
Faute de méthode d’abord. Lionel Jospin veut écarter la candidate socialiste de 2007 de l’avant-scène politique et de la candidature en 2012. Il devrait savoir, puisqu’il dit la connaître, que l’agression va plutôt l’inciter à vouloir relever un défi aussi provocant. Il va rendre plus difficile un examen critique collectif sérieux de ce qui s’est passé, et obliger à des prises de distance avec la parole inconvenante du maître à penser qu’il veut être. A vouloir juger des capacités de quelqu’un à l’aune d’un résultat électoral, il prend un terrible risque, car la comparaison entre 2002 et 2007 ne plaide certes pas en sa faveur. Comment comprendre un tel aveuglement ?
Faute sur le fond surtout. Ce qui a manqué et ce qui manque encore au Parti socialiste, c’est avant tout un projet politique fondé sur ses valeurs et inscrit dans le XXIe siècle, capable de constituer ainsi une alternative mobilisatrice à la politique de la droite. Un travail avait été engagé dès 1994 en vue de construire à gauche un tel projet sous le label des «assises de la transformation sociale». Or Lionel Jospin qui a d’abord pris appui sur cette initiative l’a par la suite fait interrompre et n’a jamais depuis ni permis ni favorisé sa reprise.
Il a fait perdre une douzaine d’années à son parti et à la gauche tout entière. Il s’est contenté de quelques interventions personnelles et a laissé sans réponse pertinente en 2002 le besoin de proposition d’une véritable perspective politique, ce qui est la cause centrale de la défaite. Il a voulu en 2001 une inversion du calendrier électoral qui a donné le résultat que l’on sait et qui a accentué la présidentialisation et la personnalisation du système politique, favorisant toutes les dérives médiatiques de la campagne de 2007.
Pour ces raisons, je considère Lionel Jospin comme le premier responsable du déficit de projet dont souffre aujourd’hui le Parti socialiste. Cherche-t-il à le faire oublier avec une diversion grossière ? Et puis, il y a la faute de savoir vivre ensemble. C’est peut-être la plus irrémédiable.
En 2002, le projet rassembleur fait défaut, la gauche plurielle se délite, Lionel Jospin perd… et il s’en va. Le peuple de gauche lui a manqué, il n’a pas su reconnaître ses mérites. Lionel Jospin regrette très vite son départ et passe les années qui suivent à tenter d’organiser son retour, en faisant peser sur le parti son ombre tutélaire. Et voilà qu’une «moins que rien» surgie de nulle part se lance dans le vide existant et se fait désigner candidate, s’octroyant au surplus le droit de faire l’inventaire de l’héritage de son prédécesseur.
Pour couronner le tout, le premier secrétaire, sollicité, ne lance pas l’appel au retour du partant d’hier. Une telle outrecuidance ne pouvait rester sans suite. Lionel Jospin remâche son ressentiment et se venge. On ne peut que s’interroger sur les ressorts d’une attitude aussi affligeante. Elle n’aura pour seul effet que d’enfoncer définitivement Lionel Jospin dans l’impasse qu’il a lui-même choisie.
Tournons la page et passons, comme nous y a appelé François Hollande à La Rochelle, au travail d’élaboration d’un projet politique porteur des changements attendus par le pays et d’un parti libéré de ses entraves, capable de réaliser autour de lui un rassemblement victorieux. L’avenir est ouvert.
Mauroy dénonce le "réquisitoire sévère"
de Jospin contre Ségolène Royal
LILLE (AFP) — L'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy a dénoncé jeudi le "réquisitoire sévère" de Lionel Jospin contre l'ex-candidate du
PS à la présidentielle Ségolène Royal, tout en précisant qu'il ne "participait pas à ce genre d'attaque en règle".
"Pourquoi avoir écrit tout cela ?" s'est interrogé le président de la communauté urbaine de Lille lors de sa conférence de presse de rentrée, au sujet de "l'Impasse", le livre de M. Jospin paru le 24 septembre.
"Il a pris un ton, c'est (celui d') un procureur, il la juge dans son ensemble, mais aussi en particulier. C'est un réquisitoire sévère (auquel) je ne participe pas", a poursuivi M. Mauroy.
Interrogé sur l'échec de la gauche à l'élection présidentielle, le sénateur du Nord et ancien Premier ministre de François Mitterrand est également revenu sur la campagne menée par l'ex-candidate du PS, qu'il avait soutenue.
"Incontestablement, Ségolène a apporté quelque chose de nouveau. Elle a quand même rassemblé 17 millions de Français et je ne sais pas comment ces 17 millions réagissent en entendant ces critiques", s'est demandé Pierre Mauroy.
"Peut-être que l'assemblage n'a pas été parfait notamment avec le parti socialiste. Mais la seule campagne parfaite est celle du vainqueur" a-t-il concédé.
Dans son livre, Lionel Jospin juge notamment que la candidate PS était une "illusion" et la "moins capable de gagner".
Au sommaire de L’hebdo cette semaine :
L’édito
Actualités France
Actualités Internationales
Dossier Environnement : En attendant Grenelle
Histoire
Courriers de la rénovation
L’hebdo en ligne
Elle y pensera "en temps voulu"
L'ex-candidate à la présidentielle préfère se consacrer, pour l'instant, à la "rénovation politique et théorique" du Parti socialiste.
"Phase de réflexion"
Ségolène Royal a répondu que "pour l'instant elle se consacrait à une entreprise de rénovation politique et théorique à l'intérieur de son parti mais qu'elle se poserait cette question en temps voulu".
"Je suis dans une phase de travail et de réflexion", a-t-elle déclaré à l'AFP, après sa rencontre avec l'icône de la dissidence anti-communiste en Europe centrale.
Le thème de la rénovation politique a ensuite figuré au centre d'un entretien avec le chef de l'opposition social-démocrate et ancien premier ministre tchèque Jiri Paroubek (CSSD), battu lors des dernières législatives de juin 2006.
"Ordre juste" en Europe
Dans la matinée, Ségolène Royal a participé à la session d'ouverture du Forum, aux côtés notamment de l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright. Elle a axé son intervention sur la nécessaire liberté économique et la responsabilité de l'Europe vis-à-vis du développement social, de l'écologie, de l'équité et de la justice.
"L'Europe ne doit pas s'abandonner à l'insidieuse bureaucratie ni au capitalisme sauvage qui écrase les libertés", a-t-elle dit avant d'appeler de ses voeux un "ordre juste".
Présidé par Vaclav Havel, le Forum 2000 s'est ouvert dimanche soir sur le thème "Liberté et responsabilité" et doit se conclure mardi. La visite de Ségolène Royal à Prague intervient alors même que le président français reçoit à Paris le premier ministre tchèque Mirek Topolanek. (Avec AFP)
Dans son interview à Charlie Hebdo du 3 octobre, M. Hollande le reconnaît en creux, en décrivant la gauche comme une "armée mexicaine", avec des responsables socialistes "libres de s'exprimer en ne représentant qu'eux-mêmes, mais en brouillant le message du Parti socialiste".
Ebranlé par l'ouverture présidentielle, secoué par une profonde crise d'identité, le PS est aussi victime de ce que M. Hollande appelle le "bougisme aigu" de Nicolas Sarkozy, qui a en permanence trois annonces en poche et cinq réformes en préparation. Face à cette rafale de chantiers présidentiels, le PS est d'autant plus inaudible qu'il n'est pas en état de remplir le contrat qu'il s'est lui-même fixé : s'opposer sans en rester à la dénonciation et proposer des réformes alternatives. Faute d'être au clair sur leurs propositions, à l'exception des régimes spéciaux de retraite où une réflexion sur leur "évolution" a été amorcée, les socialistes peinent à donner de la cohérence et de la visibilité à une "autre politique". Et leur cuirasse risque de garder ce défaut tant qu'ils n'auront pas préalablement entrepris leurs travaux de rénovation. Début 2008, et alors que le PS aura théoriquement achevé la première phase de sa rénovation - la seconde étant prévue au moment même du congrès -, au cours de laquelle les différentes personnalités se feront concurrence pour en être l'incarnation, M. Hollande cessera d'être transparent. Il rendossera, pour la bataille des municipales, les habits de chef de campagne qui lui ont si bien réussi pour gagner la séquence électorale de 2004 (régionales, cantonales et européennes). Mais la question de savoir qui lui succédera pour devenir le premier secrétaire du PS, et donc en principe son leader, restera entière.
Or, à partir du moment où le PS fait sienne l'équation selon laquelle c'est lors d'un nouveau congrès en 2010 qu'il désignera son candidat à
l'élection présidentielle de 2012 et que de facto il se rallie à l'idée de M. Hollande jugeant "judicieux" que le premier secrétaire de 2010 brigue aussi l'Elysée, il est face à un
véritable dilemme. Les présidentiables vont y regarder à deux fois avant de tenter de "prendre le parti" deux ans avant le choix du candidat, de peur de se brûler les ailes. La solution pourrait
alors être d'élire, l'année prochaine, un "patron" de transition - qui céderait sa place au candidat en 2010... ou s'engagerait à ne pas l'être -, mais ce schéma ne réglera pas la question du
leadership. la suite ici
Par Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction de Marianne.
Si elle sait dépasser, transcender les contradictions internes de la gauche. Enfin, sort en librairie un premier livre de l'intérieur du PS qui défend Ségolène Royal alors que les précédents l'accablaient. Il est écrit par Patrick Menucci, son ex-directeur adjoint de campagne et s'appelle tout simplement « Ma candidate ». Menucci qui est un sudiste sympathique la rend très sympathique, jusque dans ses hésitations et maladresses. Il renvoie les principales fautes de campagne sur le PS et inscrit la rénovation urgente dans la foulée élégante et décidée des thèmes qu'elle a soulevés : le rapport à l'autorité et à la justice sociale.
Non, Ségolène n'est donc pas toute seule, même si elle a été beaucoup lâchée par des dirigeants socialistes qu'agacent sa manière trop solitaire de travailler, ainsi que ses incertitudes sur la stratégie à suivre. Il reste quelques fidèles, et surtout un lien avec les Français qui n'a pas été coupé. Les sondeurs parlent d'un stock d'électeurs intact. Ceux qui ont voté pour elle ne le regrettent pas. On le constatera dans une enquête CSA que publie Marianne samedi. Non seulement les Français de gauche ne manifestent que peu de regret de leur royalisme mais ils se déclarent près à récidiver en 2012.

Et ce sont ceux qui comptent symboliquement dans la bataille interne, les ouvriers et les employés, les classes modestes qui se montrent les plus royalistes, appréciant tout particulièrement son ouverture, son dynamisme, sa modernité, même si son déficit de compétences et de présidentialité demeure patent. Les femmes d'ailleurs se montrent plus sévères que les hommes. A l'inverse, DSK dispose de ces atouts de stature qu'il a encore renforcée grâce à son élection à la tête du FMI. Mais il demeure surtout le meilleur candidat de gauche… pour la droite. Alors que Bertrand Delanoë sur son petit vélo réalise une jolie percée dans la cote de popularité. Mais il n'est pas encore vu comme prêt pour la présidentielle face à Ségolène Royal qui, elle, a déjà disputé cette course. Il y a ceux qui ont couru le marathon et les autres. Même si elle a perdu, ça ne la disqualifie pas. Au contraire. Il reste à savoir comment elle aura digéré son échec.
Certains ne se sont jamais remis de semblable défaite comme Balladur et Barre. Même ceux qui ont rebondi ont mis du temps. Chirac a été, après 1988, plus d'un an en dépression. Mitterrand est reparti au feu immédiatement mais a porté le deuil intime de l'échec, du rejet près de sept ans, jusqu'à sa revanche contre Giscard. Ceux qui ne sont jamais revenus de cet enfer sont ceux qui n'étaient pas des politiques, qui n'avaient pas de parti. Ségolène Royal, elle, se veut fille de Mitterrand, non point par l'ADN mais par la guerre. Elle serait née sur les champs de batailles avec lui. Et on devrait le voir en novembre avec la sortie de son livre où elle suivrait sa pente, jure-t-elle, en la remontant. En remontant à la tête du parti dont elle sait désormais qu'il lui faut le contrôler jusqu'aux cheveux !
L’hebdo des socialistes n°461
Au
sommaire de L’hebdo cette semaine :
L’édito
Actualités France
Actualités Internationales
Dossier Environnement : Notre santé n’est pas un simple commerce
Rénovation du PS : Participez !
Lettre ouverte aux socialistes :
Courriers de la rénovation
L’hebdo en ligne Télécharger L’hebdo (format pdf / 2,6 mo)
Charlotte Chaffanjon
" Socialisme et Démocratie " Chef de file : Dominique Strauss-Kahn, avant qu’il ne soit nommé à la tête du FMI. Pas de remplaçant officiel depuis.
Avec qui ? Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Moscovici (photo), Alain Bergougnoux, Jean-Marie Le Guen, Laurent Baumel
Ils veulent que le PS s’inscrive dans une logique social-démocrate qui repose sur " quelques piliers essentiels : le compromis assumé avec l’économie de marché, la promotion de l’égalité réelle, la nécessité d’une vision mondiale et européenne, une vision renouvelée du développement et du progrès, la reconnaissance des aspirations individuelles, l’exigence d’une démocratie aboutie... Tout un programme que les strausskahniens développent dans un texte intitulé Manifeste pour un socialisme nouveau . Difficile de savoir qui portera les idées de "la collégiale" au moment du congrès, même si l’ancien ministre Pierre Moscovici semble le mieux placé pour le rôle.
" Rassembler à gauche "
Chef de file : Laurent Fabius
Avec qui ? Claude Bartolone, Guillaume Bachelay, Henri Weber, Philippe Martin
Depuis le départ de Dominique Strauss-Kahn au FMI, les fabiusiens le répètent : outre qu’ils sont le courant le plus ancien au PS, leur chef de file est le dernier "homme d’Etat" du parti. Alors que l’ancien Premier ministre s’était fait discret depuis la défaite à la présidentielle, allant même jusqu’à boycotter la traditionnelle université d’été de La Rochelle, il a fait un retour en fanfare, le 29 septembre, à Sciences po. Il s’est présenté comme un "actif sage", "un observateur engagé". En somme, il faudra compter sur lui. D’ailleurs, sur son site, laurent-fabius.net, ses "propositions" s’affichent sur la page d’accueil : Smic à 1 500 euros, relance de l’emploi, droit effectif au logement opposable et relance de l’Europe. Les fabiusiens se placent à la gauche du parti.
" Construire une nouvelle perspective à gauche "
Chef de file : Bertrand Delanoë
Avec qui ? Lionel Jospin, Anne Hidalgo, Annick Lepetit, Harlem Désir
"Ce que nous voulons, c’est poser les bonnes questions, celles que le PS ne s’est pas posé depuis longtemps, sur la mondialisation, le développement durable... Et en fonction du résultat des débats nous élaborerons un programme pour la rénovation", explique Annick Lepetit, députée de Paris et pilier du collectif delanoïste. De fait, leur projet n’est pas encore abouti. Malgré tout, Bertrand Delanoë n’exclut officiellement pas de déposer une motion au prochain congrès.
Les " ségolénistes "Avec qui ? Julien Dray, Patrick Menucci, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen
Bernard-Henry Levy, qui vient de publier un livre sur la gauche au titre plutôt explicite, Ce grand cadavre à la renverse , la verrait bien première secrétaire du PS en 2008. Si Ségolène Royal n’a pas l’appui de la rue de Solférino, elle s’organise avec l’appui de l’association Désirs d’avenir qui l’a soutenue pendant la campagne. Elle a par ailleurs déjà annoncé qu’elle déposerait pour la première fois au prochain congrès sa "propre motion". Malgré tout, son projet pour le parti reste flou à l’heure actuelle.
Les rénovateurs Chef de file : Arnaud Montebourg
Avec qui ? Manuel Valls, Gaëtan Gorce
Ce que veulent les rénovateurs, c’est tout changer au Parti socialiste : le premier secrétaire, cible de toutes leurs attaques, le nom du parti, et aussi "le logiciel". Par ailleurs, ils sont partisans de l’organisation d’un congrès extraordinaire avant l’été 2008, pour dissocier les questions de fond des questions de leadership. Arnaud Montebourg, à la tête du courant Rénover maintenant, a baptisé les rénovateurs "les jeunes lions", en opposition explicite avec "les éléphants".
" Le Nouveau Parti socialiste "
Chefs de file : Benoît Hamon et Henri Emmanuelli
Avec qui ? Benoît Hamon et Henri Emmanuelli
Le NPS organise ce week-end à Toulouse les Rencontres de la refondation. Le jeune parti, créé en 2002 par le trio Vincent Peillon-Julien Dray-Arnaud Montebourg, est aujourd’hui piloté par le député européen Benoît Hamon et par Henri Emmanuelli. Ils incarnent la gauche du parti, comme l’indique le thème des débats du week-end : Priorités à gauche. Ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils présenteraient une motion au congrès 2008.
SUITE...Morale ?






"Je le déciderai le moment venu (...) si je le veux, si je suis bien accompagnée et si cela correspond à l'intérêt des socialistes et du pays", a
déclaré l'ancienne candidate à l'Elysée sur Canal +, reprenant presque mot pour mot la rhétorique qui avait précédé son entrée en campagne pour l'investiture présidentielle du
PS.
28.09.07 | 21h56
