"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Liberté d’installation des médecins "libéraux"
Paris, le jeudi 13 septembre 2007 – A l’heure de la signature de la nouvelle
convention des infirmières libérales avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), en juin dernier, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) n’avait pas caché son
appréhension quant aux dispositions adoptées par ce texte concernant la répartition des infirmières sur le territoire français.
Afin de limiter les disparités territoriales qui existent dans ce domaine en France, la convention prévoit que dans les zones à forte densité d’infirmières libérales, ne pourront s’installer de
nouvelles professionnelles que pour compenser des départs effectifs. Au moment de la publication du texte, la CSMF avait souligné cette entrave à la liberté d’installation. Ces inquiétudes
paraissent aujourd’hui particulièrement fondées. En effet, alors que dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, la Cour des comptes recommande qu’au-delà des incitations financières à
l’installation dans des zones sous médicalisées soient mises en place des sanctions pour les médecins préférant les localités déjà riches en offre de soins, la nouvelle situation des infirmières
est citée en exemple.
Interrogé ce matin par Jean-Pierre Elkabbach, Philippe Seguin, président de la vénérable institution a ainsi observé : « Le protocole d’accord signé le 22 juin 2007 avec les infirmières
montre la voie à suivre pour les médecins ». Cette déclaration sans ambages fait écho à la recommandation n°20 du rapport de la Cour des comptes qui préconise de « mettre en
place des mécanismes de pénalisation financière complétant les dispositifs incitatifs existants afin de mieux répartir l’offre de soins sur le territoire et de préserver l’égal accès aux
soins ». Alors que cette proposition ne devrait pas manquer de susciter l’ire des syndicats de médecins libéraux, les ministres concernés dans leur réponse traditionnelle à la Cour
des comptes ont déclaré « considérer avec intérêt la préconisation de la Cour ». Au-delà de cette claire remise en cause de la liberté d’installation des médecins, la Cour des comptes
souligne que la question de la démographie médicale gagnerait en transparence si l’on se forçait à « réduire le nombre d’instances chargées de ce dossier ». Elle remarque en
outre que la question de la démographie médicale doit également s’intéresser à la répartition territoriale des praticiens selon leur secteur d’activité.
Illisibilité de la grille tarifaire
La sévérité du constat de la Cour des Comptes à l’égard de l’organisation de la médecine de ville en France concerne également la mise en place du parcours de soins. Les magistrats de la rue Cambon n’hésitent en effet pas à affirmer que « la mise en œuvre du parcours de soins coordonné et du médecin traitant a été largement déléguée aux partenaires conventionnels, ce qui a conduit à faire prévaloir les préoccupations tarifaires des médecins et a débouché sur un dispositif tarifaire peu lisible et coûteux pour les assurés sociaux ». Aussi, recommandent-ils dans cette perspectif de « réexaminer le dispositif des dépassements autorisés du secteur 1 qui engendre une grande part de la complexité de la tarification du parcours de soins coordonné ».
Reprise des dépenses
Ne trahissant pas son nom, la Cour des comptes propose en conclusion une analyse plutôt pessimiste des chiffres de la Sécurité sociale. «
Si des inflexions ont été constatées en 2006 dans la progression des charges, cette amélioration ne semble pas se confirmer. Notamment après une progression de l’ONDAM inférieur en 2006 à la
progression du PIB en valeur, les prévisions pour 2007 témoignent d’une reprise de la dynamique des dépenses ». Au moment où le gouvernement finalise son projet de loi de
financement de la sécurité sociale (PLFSS), ce bilan devrait être porteur d’une résonance toute particulière.
Communiqué du PS ici
Le départ des jeunes adultes est fortement lié à leur situation professionnelle. 17 % d'entre eux, devenus indépendants, sont considérés comme "pauvres" en termes de conditions de vie, contre 13 % de la population. Pour cette population, dont les revenus varient rapidement, c'est ce concept de "conditions de vie" qui est utilisé par l'Insee, plutôt que celui de pauvreté "monétaire".
Le niveau de vie monétaire de ces jeunes adultes est en moyenne plus bas que celui de la population dans son ensemble : 31 % sont parmi le quart de la population le plus modeste. Un grand nombre, y compris parmi les plus aisés, vivent dans des logements jugés trop petits, difficiles à chauffer. 21 % ont des découverts bancaires réguliers (contre 13 % de la population), 17 % ont au moins un retard de paiement (contre 11 % de la population).
Les chômeurs et les inactifs (hors étudiants) ont les conditions de vie les plus difficiles. Alors que 17 % de l'ensemble des jeunes "décohabitants" sont "pauvres" en termes de conditions de vie, le taux monte à 38 % parmi les chômeurs et les inactifs. Il n'est "que" de 10 % parmi ceux qui ont un emploi permanent.
Ce sont les jeunes vivant en couple et sans enfant qui s'en sortent le mieux. Seulement 10 % d'entre eux sont considérés comme "pauvres". Moins souvent à découvert, ils ne sont cependant pas épargnés par les problèmes de logement. Quant aux jeunes couples avec enfants, ils sont 36 % à vivre dans un logement trop petit et 26 % à avoir un découvert bancaire.
Les jeunes issus de familles sans problèmes financiers ne sont que 5 % à être "pauvres" une fois indépendants, contre près de 30 % de ceux qui vivaient dans une famille en difficulté. Un constat qui se vérifie même parmi les jeunes ayant un emploi stable.
Les jeunes adultes portent un regard critique sur cette situation. Près de 30 % des 25-29 ans estiment que leur situation financière actuelle est plus mauvaise que
durant leur adolescence. Une proportion qui atteint les 40 % pour ceux qui ont les niveaux de vie les plus faibles.
Un mauvais état de santé accroît fortement
le risque de devenir chômeur ou inactif
11/09/07 - Un actif occupant un emploi a beaucoup plus de risques de devenir chômeur ou inactif s'il souffre de problèmes de santé,
selon les résultats d'une étude de l'IRDES publiés dans le dernier Questions d'économie de la santé. Le risque d'être inactif à court terme, dans les quatre ans, est multiplié par 4 pour
les personnes souffrant d'une affection de longue durée et par 1,5 pour les personnes atteintes d'une maladie incapacitante.
Le risque de chômage est quant à lui deux fois plus élevé pour les personnes qui se considèrent en mauvaise santé par rapport à celles qui se déclarent en bonne santé. Si l'état de santé
n'est qu’un des facteurs en jeu dans le choix des individus d’arrêter de travailler ou dans la décision de licenciement des employeurs, il doit être pris en compte, indépendamment des critères
strictement professionnels tels que le diplôme ou l'expérience, pour une meilleure compréhension des trajectoires professionnelles.
> IRDES - Questions d'économie de la santé n° 125 - septembre 07 :
http://www.irdes.fr/Publications/Qes/Qes125.pdf
Axel Kahn et Didier Sicard,
anciens membres du Comité consultatif national d'éthique, université Paris-Descartes
En 1992, en première lecture à l'Assemblée nationale du texte de la loi dite de bioéthique adoptée en 1994, les députés demandèrent une suspension de la séance de nuit afin de s'accorder sur un point. Il s'agissait de différencier, parmi les tests génétiques, ceux à usage médical (par exemple la détection d'une prédisposition génétique à une maladie) et ceux dont la finalité était l'identification d'un individu ou la détermination d'une filiation grâce aux empreintes d'ADN.
Indépendamment de leur appartenance politique, les parlementaires présents décidèrent que ce dernier type de tests ne pouvait être entrepris en France qu'en vertu d'une saisine judiciaire. Cette précision était liée à la réflexion sur la nature des familles humaines. Une femme et un homme désirent avoir ensemble des enfants, les élever et les aimer, leur permettre de se construire psychiquement et d'acquérir leur pleine autonomie. En règle générale, les enfants procèdent biologiquement de la mère et du père. Cependant, il n'en est pas toujours ainsi. La femme peut être inséminée avec un sperme de donneur ; les enfants peuvent être adoptés ; le père légal peut être différent du père biologique sans que cela remette en question le lien familial. Les généticiens savent que tel est le cas, suivant les régions, de 3 % à 8 % des enfants français de souche. On peut imaginer que cette proportion est encore plus importante lorsque l'homme et la femme sont séparés pendant de longues périodes.
Notre pays, après d'importants débats au sein de la société, des associations familiales, des églises et des écoles de pensée, a considéré qu'il ne fallait pas que le lien de filiation se réduise à sa dimension biologique. On peut être père ou mère par le coeur, par le désir, par la transmission de valeurs, sans rien avoir légué de ses gènes à ses enfants. Il importe d'éviter que cette relation, sanctionnée par la loi, puisse être remise en cause par un homme qui, après une dispute, un mauvais rêve ou une lecture, se mettrait à douter de sa paternité biologique et, après avoir prélevé quelques cheveux de sa progéniture, les ferait analyser.
Cette disposition, à la signification morale forte, n'a pas été modifiée lors de la révision de la loi de bioéthique en 2004 et, sans doute, ne le
sera pas dans les années qui viennent. Sauf pour les autres, ceux dont la peau est noire, basanée, jaune... Un parlementaire vient en effet de faire adopter par la commission des lois un
amendement au texte sur l'immigration et le regroupement familial, selon lequel les autorisations à un tel regroupement pourraient se fonder sur des tests de filiation biologique, le plus souvent
de paternité.
Nous passerons sur le fait que le coût de ces explorations serait à la charge des candidats à l'immigration. Puisqu'il est fort à parier que ceux
pouvant arguer de tels résultats seront seuls autorisés à rejoindre leur famille, il s'agira là d'une première sélection par l'argent : celui nécessaire à payer les tests ou à en acheter de faux
dont le trafic ne manquera pas de se développer......la suite ici
Filiation et regroupement familial, par Axel Kahn et Didier Sicard
LE MONDE | 17.09.07
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LA REFORME DES
RETRAITES
par Jacques Julliard
QUAND il s'agit des privilèges
des pauvres, les riches sont intraitables. Entre les défavorisés, ils ne tolèrent ni différence, ni discrimination. A l'idée que l'OS de chez Renault contribue, sans murmure, à l'avantageuse
retraite du cheminot de la SNCF, leur sens de la justice s'insurge. Il faut donc au plus vite faire une nuit du 4 août chez les petites gens, et commencer par abolir ces abominables "régimes
spéciaux" de retraites qui sont injustes, dit l'UMP, et même "indignes" selon Nicolas Sarkozy. Devant tant de sollicitude, mes yeux s'embuent et mon cOEur tressaille de
tendresse.
Que les choses soient bien claires. Je suis, depuis 1995, favorable à la réforme des régimes spéciaux ainsi qu'à celle de la Sécurité sociale. C'est pourquoi, avec d'autres personnalités de gauche, j'ai soutenu alors le plan Juppé. Que n'avons-nous entendu, y compris ici même, de la part de cette "gauche brasero", composée d'intellos et de bobos bien décidés à résister jusqu'au dernier prolétaire ! Ce n'est donc pas aujourd'hui, quand presque tout le monde a compris le caractère inévitable de cette réforme, que je vais changer d'avis. Pour réussir, elle a besoin d'être négociée, comme le réclame François Chérèque, et même au cas par cas, comme le préconise Michel Rocard.
Mais !
Mais, Monsieur le Président de la République, quitte à vous agacer encore, je voudrais vous dire ceci : qu'il serait en effet indigne de rogner quelques avantages aux petits sans retirer
quelques privilèges aux grands. Tenez, Philippe Séguin, qui préside avec talent la Cour des Comptes, vient de vous donner une bonne idée. Il a remarqué que les "stocks options" ainsi que les
indemnités de départ parfois monumentales dont bénéficient les grands dirigeants d'entreprise ne sont pas soumises aux cotisations sociales, alors qu'il s'agit bel et bien de revenus du
travail. Un privilège dans le privilège en somme. On prétend souvent que les avantages consentis aux caciques du CAC 40 sont peut-être excessifs mais qu'ils ne portent pas à conséquence compte
tenu du petit nombre des bénéficiaires. Or remarquez bien ce qui suit. L'assujettissement des stocks options et des indemnités de départ aux cotisations sociales produirait, au dire de la Cour,
environ six milliards et demi d'euros. Ce chiffre est à rapprocher de celui du déficit des régimes spéciaux : 6,2 milliards. Concluez vous-mêmes.
Vous tenez là une occasion
en or, si j'ose dire, de vous élever au-dessus de votre électorat, comme il sied au Président de la République. Réduire simultanément les petits avantages et les gros privilèges authentifierait
- plus que l'attribution de ministères et de postes honorifiques à des hommes de gauche en fin de carrière - ce désir d'ouverture que vous proclamez. Car jusqu'ici, tandis que vous avez fort
légèrement attribué quinze milliards de gratifications à vos électeurs des classes aisées, les classes populaires n'ont reçu, en termes d'ouverture, que la perspective d'être moins remboursées
en cas de maladie et d'être plus encadrées en cas de grève.
Prenez-y garde. Prenez garde à votre tropisme du côté de l'argent, que François Bayrou stigmatisait avec
éloquence dimanche dernier. Il est faux que l'argent n'ait pas d'odeur. C'est le contraire qui est vrai, jam olet. Il monte des allées du pouvoir le fumet caractéristique de l'argent roi. En
dehors de quelques intellectuels cosmétiques, il n'y a autour de vous que les grandes fortunes de ce pays. Je ne vous le reproche pas. Au moins pourriez-vous profiter de cette familiarité avec
les plus opulents de nos concitoyens pour les convaincre de sacrifier un peu de leur superflu.
Certes, votre popularité reste grande. Mais elle est due à
votre style plutôt qu'à vos résultats. Quand viendra l'heure de la rigueur - c'est pour bientôt, dit justement Christine Lagarde -, les Français sortiront de leur fascination. Ils n'accepteront
les sacrifices que s'ils ont la certitude qu'ils sont partagés. La France n'est pas l'Amérique. La justice y est la condition de l'efficacité. Il faudra bien que vous en preniez votre parti.
J.J.
Tests ADN : Martin Hirsch
"compte sur le Sénat"
Les députés ont adopté dans la nuit le projet de loi sur "la maîtrise de l'immigration" intégrant cette mesure qui est assortie d'une période expérimentale de deux ans.
"Je ne suis pas favorable à cette idée et je compte sur le Sénat (...) pour ne pas s'engager dans cette voie", a expliqué sur RTL Martin Hirsch, troisième membre "d'ouverture" du gouvernement a exprimé ses réserves, après Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Fadela Amara (Ville).
"Les principes éthiques qu'on a mis en place pour l'ensemble de la population française ou ayant envie de vivre en France font partie de l'identité nationale. Défendre cette identité, cela veut dire parfois renoncer à des techniques nouvelles ou séduisantes", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a ouvert le débat sur le financement de la santé le 18 septembre. En responsabilité, nous y prendrons part. Avec une réserve toutefois, qui ne sera pas une défausse : comment débattre du financement sans échanger d'abord sur les finalités et l'organisation de notre système de santé ?
Nous savons que les besoins de soins vont s'accroître avec l'allongement de l'espérance de vie. Effet de génération, augmentation des pathologies lourdes et dépendance concourront au dynamisme de ces dépenses. Le grand enjeu n'est donc pas leur maîtrise, qu'elle soit médicalisée ou comptable.
A l'évidence, cet effort est nécessaire, mais il sera souvent insuffisant. L'enjeu, c'est bien l'organisation de notre système de santé et son accès ouvert à tous. Et cette organisation doit répondre aux défis de la démographie et du progrès médical.
L'annonce de la création d'une nouvelle franchise, à la seule charge des assurés sociaux, ne répond en rien à cet enjeu. Nous ne l'approuvons pas. De surcroît, un tel dispositif tend à exonérer les professionnels de santé de leurs responsabilités.
Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les médecins qui prescrivent les médicaments – responsables de la plus forte progression des dépenses –, les actes techniques et soins paramédicaux. Qui pense vraiment que les malades sont les ordonnateurs des dépenses engagées pour les soigner ?
En outre, l'affectation – toute théorique – du produit de ces franchises aux plans cancer et Alzheimer introduit un début de rupture dans le principe de solidarité. Dorénavant, ce ne sont plus les bien-portants qui sont solidaires des patients. Ce sont les malades qui paient pour les malades.
Dans le discours du président de la République, nous avons apprécié l'accent mis sur l'importance de l'organisation des soins de ville et l'appel à la responsabilité des acteurs du système de soins. C'est vrai : l'organisation des soins de ville est déterminante. En revanche, nous sommes plus réservés sur l'appel à l'assurance individuelle pour couvrir le risque dépendance, voire opposés si cette solution ne s'inscrivait pas dans une démarche de prise en charge solidaire.
PARIS (AFP) - Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a "vécu
comme une provocation" les déclarations de François Fillon appelant à des "ajustements" du dispositif "carrières longues" qui permet à ceux
qui ont commencé à travailler tôt de partir à la retraite avant 60 ans.
Le Premier ministre a estimé, mardi, que des "ajustements" étaient probables pour le dispositif "carrières longues", une des mesures phares de la réforme des retraites de 2003. M. Fillon a justifié ces éventuels "ajustements" par le coût "important" de ce dispositif.
"Je vis cela comme une provocation", a indiqué M. Chérèque dans un entretien au Monde daté de jeudi.
"Que se passe-t-il au gouvernement ? Nicolas Sarkozy nous fait des gentillesses pour nous amadouer, et le Premier ministre durcit le ton", poursuit le dirigeant de la CFDT, qui avait accepté le "compromis" de 2003 en raison de la mise en place de ce dispositif.
"Soit ils (MM. Sarkozy et Fillon, ndlr) sont d'accord entre eux et il faut qu'ils fassent très attention, soit ils sont en désaccord et ils doivent mettre de l'ordre dans la maison", poursuit M. Chérèque, pour qui "il n'est pas question de remettre en cause" ce dispositif.
M. Chérèque critique également les déclarations de M. Fillon sur un passage à 41 années de cotisations à partir de 2012. "Le chef du gouvernement est en train de transgresser sa propre loi puisque l'augmentation de la durée de cotisation à 41 ans doit faire l'objet d'un examen par le Conseil d'orientation des retraites, avant que le gouvernement et le Parlement ne la transcrivent éventuellement dans un décret", estime-t-il.
"S'ils touchent à ces éléments, la CFDT s'opposera à la réforme, c'est tout simple", conclut M. Chérèque.
La présidente (CFE-CGC) de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz, juge de son côté, dans La Tribune, qu'il est "légitime de poser la question d'un réajustement des durées d'activité, en fonction de l'âge auquel les salariés ont commencé à travailler".
Selon le quotidien, la présidente de la Cnav a dans le collimateur le mode d'attestation prouvant qu'un assuré peut prétendre au dispositif "carrières longues", jugé trop laxiste.
Le déficit de la branche vieillesse de la Sécurité sociale devrait atteindre cette année 4,6 milliards d'euros, contre 1,9 milliard d'euros en 2006.
Technocentre de Renault :
le temps de travail
excessif mis en causedans un rapport indépendant
Ce temps comprend le travail à domicile, fréquent, même pour les techniciens, et les trajets imposés par l'entreprise, mais exclut la pause-déjeuner. 20 % des techniciens et agents de maîtrise interrogés ont indiqué travailler très souvent au-delà du nombre d'heures hebdomadaires prévues "sans compensation", selon l'étude commencée en juin et basée sur un questionnaire auquel 64 % des 9 200 salariés Renault du Technocentre ont répondu, ainsi qu'une centaine d'entretiens individuels.
Interrogée vendredi 12 octobre, la direction n'a pas souhaité faire de commentaire avant la réunion du CHSCT prévue jeudi 18 octobre, où le rapport doit être présenté. Selon la CFDT, citant Technologia, 30 % des salariés interrogés présentaient "une forte probabilité de troubles pathologiques dus à leurs conditions de travail" et 51 % ne se sentaient "pas soutenus par leur hiérarchie". L'expertise avait été demandée par des syndicats dès le premier des trois suicides de salariés du Technocentre, intervenus entre octobre 2006 et février 2007, et dont l'un a déjà été reconnu comme accident du travail, les deux autres étant en cours d'examen.
"Pour la première fois, une enquête indépendante apporte des signes objectifs et concrets de dépassement massif du temps de travail chez Renault", s'est félicité un syndicat. Technologia "a cherché à savoir si l'organisation générait de la souffrance au travail", a précisé Denis Dedieu (CFDT), et relevé "des difficultés dans le management de proximité", ainsi qu'un "manque d'autonomie de décision" pour tous, du fait de l'augmentation du niveau d'exigence de la direction et d'une mauvaise répartition de la charge de travail.
Selon la sociologue Annie Thébaud-Mony, sollicitée par ailleurs par le syndicat SUD, les évaluations individuelles des salariés par leurs supérieurs ont, en outre, "pris un tour douloureux et même humiliant", puisqu'ils peuvent être "mis en cause devant leurs collègues".
Le Technocentre a doublé le nombre de modèles de voitures à concevoir chaque année, depuis le contrat 2009 du PDG, Carlos Ghosn, lancé en février 2006.
Avant même les résultats de l'étude de Technologia, la direction avait semblé reconnaître le problème et présenté un "plan de soutien" assorti, fin septembre, de "mesures sur la maîtrise du temps de travail". Elle avait notamment resserré les horaires d'ouverture de ses cinq sites d'ingénierie (15 000 salariés) de 7 heures à 20 h 30 en semaine, contre 5 h 30 à 22 h 30 jusqu'alors. La direction reconnaissait alors "une maîtrise insuffisante du temps de travail, conduisant à des temps de présence et de travail qui peuvent être excessifs", "un temps de repos parfois insuffisant" et "une diminution des occasions d'échange et de convivialité".
Lâcheté
par Martine
Gilson,journaliste au service Economie du Nouvel Observateur
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Lettre à Roselyne....
Madame la Ministre,
Vous trouverez ci-joint mon chèque de 50 euros pour la franchise médicale de 2008 que vous venez de faire voter. Vous avez raison, il faut responsabiliser les malades comme moi, qui consomment beaucoup de médicaments, de soins et de transports sanitaires.
Moi par exemple, avec mes deux cancers, un dans chaque sein, je suis le trou de la Sécu à moi toute seule, je pèse lourd à la collectivité. Et puis 50 euros, qu'est-ce que c'est... A peine le prix d'une paire de chaussures chez André, (pas chez Nike), pour ma fille de 17 ans.
Et puis, avec mes 50 % de revenus en indemnités journalières durant mes six chimiothérapies et mes sept semaines de rayons, avec mes mille euros par mois de revenus de remplacement (encore le trou de la Sécu), 50 euros, ce n'est rien. Ou alors juste cinq mois de redevance d'une télévision publique pleine de publicités que je regarde à peine. Ou un petit plein de frigo malbouffe chez Lidl, pour tenir disons, trois jours à deux personnes devant la dite télé taxée. 50 euros chez moi c'est ça.
Et puis dans la foulée, comme j'ai perdu mon CDD grâce à mes cancers, et que j'ai ré-intégré péniblement les chiffres des Assedic ce mois-ci, je verrai bien une petite franchise Unedic aussi, pour me responsabiliser sur le fait d'être chômeuse à 50 ans.
Parce qu'en plus d'être pauvre et malade, je suis chômeuse, et vieille. Je viens d'avoir 50 ans. Sur le marché du travail, c'est trop vieux, sur celui de la retraite c'est bien trop jeune... alors taxez-moi entre deux eaux. En plus, vous savez quoi? On a découvert mes cancers alors que j'en avais 49, donc jeune, ce n'était pas prévu dans le protocole de dépistage qui ne commence qu'à 50 ans. Alors j'ai payé ma mammographie qui sauve des vies -enfin la mienne- de ma poche: 110 euros.
Heureusement, après un an de traitement, et au lendemain de mon 50e anniversaire, la Sécu qui fait bien son boulot m'a adressé une gentille lettre timbrée à 0,53€ pour que j'aille me faire dépister gratuitement (dans un bus Sécu sur un parking). J'étais chauve, brûlée, fauchée, malade, mais la Sécu se préoccupait de me dépister sans me faire bourse délier. Elle est bien cette Sécu. Efficace et qui ne manque pas d'humour.
Au fait, j'ai consommé tellement de médicaments prescrits par des experts au cours des dix derniers mois qu'il m'en restait deux sacs pleins que je viens de rendre au pharmacien du coin. Pharmacien qui je crois se porte économiquement très bien, lui. Tout comme les laboratoires pharmaceutiques qui l'alimentent et délivrent les boîtes en format industriel, boîtes pleines, neuves, rendues au pharmacien prospère. Mais eux font tourner l'économie, alors que moi, simple malade, je ne suis qu'une plaie sociale, responsabilisez-moi.
Notez: j'ai toutefois gardé les tranquillisants au cas où je devrais faire de l'auto-euthanasie, sur le dos de la sécu.
Donc, Madame, prenez mes 50 euros de malade sur-consommant et donnez-les à la cause Alzheimer. Moi j'ai l'impression que je n'aurai pas le temps d'y aller, sur cette maladie-là, parce que j'ai déjà toutes les autres tares sociales et sanitaires, alors pensez, comment pourrais-je tenir jusque l'Alzheimer?
Mais je crois au collectif, à la solidarité. Alors soit, que mes 50 euros de rente annuelle de votre franchise médicale servent la cause commune. C'est comme ça que j'entends la politique et la solidarité, bien sûr.
Non c'est vrai, vous avez raison, culpabiliser et responsabiliser les malades, les pauvres, les chômeurs, c'est vraiment une bonne idée. On gêne et on coûte: de vrais parasites. D'un point de vue idéologique, sociologique, politique, intellectuel même, c'est mieux une société de riches jeunes, bien portants et actifs qu'une société de pauvres, malades et vieux, inutiles. Votre stratégie relève donc des meilleurs objectifs possibles pour le meilleur des mondes. Nul doute.
Sanitairement et solidairement votre,
Sylvie dr
L'ex-candidate du PS s'était pour l'occasion invitée dans un cabinet médical du XVIIIe arrondissement de Paris. Assise derrière le bureau d'un généraliste, elle s'en est prise à l'ancien président d'Emmaüs sur les franchises. Tout juste nommé au gouvernement, celui-ci avait jugé le 21 mai que ce n'était "pas une bonne mesure".
"Je voudrais m'étonner que Martin Hirsch accepte cela", a-t-elle lancé. "Il ne peut pas accepter la remise en cause de l'accès aux soins des Français les plus modestes et des personnes âgées ou très âgées, des personnes handicapées ou des personnes cancéreuses", a-t-elle sermonné, "c'est le début de la fin de la Sécurité sociale".
Elle a concédé qu'il était sans doute pour quelque chose dans l'exclusion du dispositif des bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU). Les franchises médicales s'appliqueront au 1er janvier à 45 millions d'assurés sociaux, qui prendront en charge 50 centimes par boîte de médicaments et par acte paramédical. Quinze millions de personnes en seront exclues, dont les bénéficiaires de la CMU.
Au passage, Ségolène Royal a affirmé que Martin Hirsch faisait partie de son "équipe de campagne" pendant la présidentielle. Or, s'il avait pris part à un débat participatif de la candidate près de Strasbourg le 20 décembre 2006, il ne faisait pas partie de son organigramme de campagne. Elle s'était inspirée de son rapport de 2005 pour proposer un revenu de solidarité active (RSA) et s'était entretenue avec lui sur le dossier des "Enfants de Don Quichotte".
La présidente de la région Poitou-Charentes a exigé le retrait des franchises, en cours de discussion au Parlement dans le cadre du budget 2008 de la "Sécu". "Je demande au gouvernement, au président Nicolas Sarkozy de réaliser que cette réforme est mauvaise", a-t-elle exhorté, dénonçant une "faute".
"C'est une faute sociale, puisque les gens vont payer quels que soient leurs revenus, les riches comme les pauvres", a-t-elle fustigé, citant "les graves difficultés liées à la baisse du pouvoir d'achat". De plus, les personnes souffrant de maladies chroniques, d'un cancer ou d'Alzheimer "n'ont pas le choix" et risquent "parfois de ne pas se faire soigner" ou de devoir "aller à l'hôpital".
Plutôt que les franchises, qui doivent rapporter 850 millions d'euros par an, elle a proposé "de faire des économies" sur les aides économiques aux entreprises "qui ne sont pas justifiées".
L'occasion de revenir sur le devant de la scène pour Ségolène Royal, qui doit faire sa rentrée politique lundi avec un entretien sur France-Inter et la présentation à la presse de ses nouveaux locaux de 150 m2 boulevard Raspail, à Paris. De mardi à samedi, elle se rendra ensuite en déplacement en Guyane, selon son entourage.
Reste que l'ex-candidate est restée muette sur les grèves de la semaine prochaine, malgré les nombreuses sollicitations de la presse. "Je m'exprimerai là-dessus en début de semaine", a-t-elle éludé avant de s'engouffrer dans sa voiture. Durant la campagne, elle s'était montrée discrète sur la question sensible des régimes spéciaux de retraite, proposant simplement le 14 septembre 2006 "une consultation générale avec les organisations syndicales".
Le projet du PS pour la présidentielle prévoyait l'ouverture "avec les partenaires sociaux d'une négociation" sur les retraites et notamment sur "le mode de financement des régimes spéciaux". AP
Par danielfi (Syndicaliste SNCF)
Aujourd'hui, je suis allé au-devant des cheminots lors d'une tournée. J'en ai rencontré beaucoup et toujours la même discussion sur les retraites.
A aucun moment, lors de toutes les discussions, personne, ni même moi d'ailleurs, n'a remis en cause la réforme des retraites telle que proposée par le gouvernement. A aucun moment il n'a été question de grève générale avec insurrection et renversement du gouvernement.
La question de la grève, qui va embêter (et le terme est faible!!!) tout le monde, revient sans arrêt sur le tapis. La lettre de Madame Idrac, présidente de la SNCF, a, pour l'essentiel, été très mal prise. Quelqu'un m'a dit qu'il ne pensait pas faire grève, mais que cette lettre l'a décidé à y aller quand même!
Il en ressort très majoritairement, en ce qui concerne les gens que j'ai rencontrés et qui, pour la plupart, ne sont pas syndiqués chez moi, qu'ils souhaitent:
- L'aménagement de la durée pour le passage de 37,5 ans à 40 ans;
- 40 ans de cotisations à condition que l'on prenne en compte les trimestres payés validés dans le privé;
- La réforme de la décote, inacceptable telle que proposée.
Cela tombe bien, car moi aussi je suis tout à fait d'accord avec cela.
Alors il est temps que la presse en parle aussi et arrête de parler de "refus de la réforme". Sans vouloir rentrer dans des polémiques stériles, la vérité doit être dite à tout le monde, sans la langue de bois habituelle. Car je sais, pour reprendre dans l'ordre des résultats électoraux, que:
- La CGT n'a rien distribué quant à ces revendications, si ce n'est qu'elle est contre, mais quid de contre-propositions?
- SUD veut garder le système tel qu'il existe aujourd'hui.
- L'Unsa: ben je sais pas réellement ce qu'ils proposent. Il paraît que lundi un tract sera distribué.
- La CFDT: là je sais, vu que j'y suis, et dans mes différents billets précédents, cela apparaît nettement à savoir: étalement sur dix ans du passage des 37,5 à 40 ans, prise en compte des poly-pensionnés, décote étalée dans le temps.
- La CFTC: je ne sais pas car j'ai rien vu
- FO, comme SUD.
- CFE-CGC: je ne sais pas
- FGAAC: syndicat catégoriel défendant uniquement les roulants et ne connaissant personne d'autre.
Voilà, le tour est fait. La plupart des gens rencontrés aujourd'hui sont très peinés d'en arriver là. Ils sentent aussi que, si le gouvernement ne les entend pas un peu, ils pourraient très vite aller beaucoup plus loin.
Mais cela, je l'espère, n'arrivera pas si le gouvernement revient en arrière non pas sur les 40 ans de cotisations, mais sur la manière d'y arriver.





