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Désirs d'Avenir 76

Sénatoriales PS: « Il y a un tout sauf Ségolène, primaire »

24 Novembre 2010 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

Dominique et Ségolène2

Dominique Bertinotti et Ségolène Royal

Photo: Christine Pichette

Les sénatoriales vont-elles réveiller les vieilles divisions socialistes ? Placée en position inéligible sur la liste parisienne, au profit de Marie-Noëlle Lienemann, proche de Benoît Hamon, Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement et proche de Ségolène Royal, en « appelle au bon sens » de la première secrétaire du PS, Martine Aubry. Entretien

En ne vous accordant pas une place éligible lors des prochaines sénatoriales, la direction de la fédération PS de Paris a-t-elle cherché à « éliminer les amis de Ségolène Royal », comme vous l’avez déclaré ?
Ce qui s’est passé est inquiétant politiquement. La direction de la fédération PS de Paris n’a pas pris conscience que depuis le congrès de Reims, il y a eu La Rochelle, qui a marqué un dépassement des clivages et une nouvelle phase politique. S’agissant de la partie du Sénat qui sera renouvelée, je suis peut-être la seule candidate ségoléniste. Ce n’est donc pas un effort inimaginable pour la direction, d’autant que la force militante ségoléniste est importante à Paris. Qui plus est, je suis maire d’arrondissement. Or, la direction préfère aller chercher quelqu’un de totalement extérieur.

Nous avons fait voter une convention de rénovation pour aller vers une modernisation des mœurs politiques. Les affaires de parachutage sont parmi celles les moins appréciées  des militants. Tout cela n’est donc pas à l’honneur de la fédération de Paris. Je regrette ces ressorts archaïques qui s’assimilent à du « tout sauf Ségolène » primaire. Nous faisons donc appel au bon sens de Martine Aubry, qui est très attachée à l’unité du parti.

 

Vous vous tournez donc vers Martine Aubry pour « réparer » la situation ?
Il y a des grandes poches archaïques. La direction nationale ne donne pas suffisamment de signaux forts. Face aux mauvais réflexes nés du congrès de Reims, il faut que la direction s’engage pour dire que ç’en est fini. Il y a donc ici une belle occasion de ne pas se contenter d’une photo avec Ségolène Royal au cours d’une manifestation pour montrer l’unité. Il faut l’unité par la preuve. Et Ségolène Royal est on ne peut plus déterminée, à travers ma candidature, à imposer cette notion d’unité et de respect, notamment à l’égard des ségolénistes. L’unité ne se peut se faire dans un sens seulement.

 

Quel est l’objet du colloque sur la « liberté de la presse » organisé mardi à Paris par Désirs d’Avenir, en présence de Ségolène Royal ?
Autour de sociologues, journalistes et personnalités du monde des médias, nous allons réaffirmer qu’il n’y pas de démocratie vivante sans presse vive. Nous assistons actuellement à une dégradation du langage et du comportement politique à l’égard de la presse. Entre les ordinateurs qui disparaissent, la façon dont le chef de l’Etat s’adresse aux journalistes. Il est important que la gauche se réapproprie ce thème, qui sera un élément important pour 2012. Il y aura un enjeu pour elle à légiférer sur ce sujet.

 

A ce propos, que pensez-vous des propos prêtés au chef de l’Etat sur les journalistes « pédophiles » ?
Qu’est-ce qui peut encore étonner de la part de Sarkozy ? C’est une manifestation de plus de l’abaissement de la fonction présidentielle.

          Laurent Berbon

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