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Désirs d'Avenir 76

Ségolène Royal soigne l'unité et met en scène " la force tranquille "

21 Septembre 2010 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Ségolène ROYAL

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A la Fête de la fraternité, samedi 18 septembre, l'ancienne candidate a lancé un appel à résister

Le lieu était improbable pour une réunion politique : une sorte de parc underground, avec pour décor les immenses piliers d'une autoroute. Ségolène Royal aime les symboles. Et les symboles changent. Il est loin le temps du Zénith où, en septembre 2008, l'ancienne candidate, en tunique et jean, chevelure au vent et sans pupitre apparent, s'était laissée tenter par le show politique à l'américaine pour mieux prendre ses distances avec le Parti socialiste et rivaliser avec un président encore populaire.

La troisième Fête de la fraternité, organisée samedi 18 septembre, à Arcueil dans le Val-de-Marne, devait illustrer la gravité du moment, l'antisarkozysme, " l'anti-bling-bling " et l'unité retrouvée des socialistes. Finies les paillettes, en tailleur-pantalon strict, écharpe rose, Mme Royal a fait oeuvre de sobriété.

Au rayon des symboles, on retiendra bien sûr l'affiche : la présence des anciens compagnons de route de la présidentielle de 2007, partis vivre leur vie, ou tentés par d'autres figures, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, l'avocat Jean-Pierre Mignard, le mécène Pierre Bergé, le député Claude Bartolone, qui fut l'un des plus sévères à l'encontre de l'ancienne candidate. " Si on m'avait dit il y a un ou deux ans, que je me retrouverais ici ! ", a résumé ce proche de Martine Aubry. Et, enfin, invité surprise, Jean-Luc Mélenchon, le président du Parti de gauche, venu utiliser la tribune pour défendre l'idée partagée avec Mme Royal d'un référendum sur les retraites.

Arrivés un à un, sous les piliers de l'autoroute A6, les invités, assaillis par les caméras, ont déployé des trésors de diplomatie pour expliquer qu'ils étaient là sans être de retour. " Je ne rentre pas au bercail, car je ne suis pas un animal à cornes ", a ironisé M. Mignard. " Je ne me ségolinise pas, car je n'en ai pas les moyens. Il faut vraiment que le pays aille mal pour que des gens qui se sont tiré la bourre se retrouvent ici ", a raillé M. Mélenchon. De son côté, Claude Bartolone expliquait qu'il ferait " tout pour que Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn soient candidat ". En préambule, Guillaume Garot, le porte-parole de Mme Royal, avait prévenu les journalistes : " Ce n'est pas les Bisounours, nous sommes dans une logique de responsabilité. "

La France " martyrisée "

Mme Royal n'est pas encore en recherche d'alliés, mais elle peaufine son statut d'opposante ou de candidate. On ne sait pas encore. Devant les 3 000 militants de Désirs d'avenir, l'ancienne candidate a lancé " un appel à résister et à contribuer au redressement " d'une France " en de mauvaises mains ", " martyrisée par un gouvernement dur et manipulateur ".

Mais la socialiste ne veut pas en rester là. Comme François Hollande, elle propose de dépasser " l'anti-sarkozysme " et d'entrer dans une phase de propositions, pas des " promesses abstraites ", mais du " concret ". La présidente de Poitou-Charentes veut dupliquer au niveau national les expériences menées dans sa région. Création d'une banque nationale de prêts aux petites entreprises ; entrée de l'Etat dans le capital des entreprises stratégiques et d'avenir ; mise en place de coopératives ouvrières pour reprendre les entreprises menacées de fermeture ; interdiction de délocaliser pour les entreprises bénéficiaires d'aides publiques. Mme Royal, qui se veut l'héritière de François Mitterrand, veut incarner " la force tranquille ".

http://media.paperblog.fr/i/114/1144040/etats-unis-sentent-socialistes-L-1.jpeg

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Marius Blaizot 21/09/2010 19:31



Merci Yvon de cette excellente analyse. Mais dans cet article tu as seulement oublié lers militants venus de toute la France, socialistes ou non, venus soutenir LEUR candidate. Non Ségolène Royal
n'a rien abdiqué, les adhérents de Désir d'Avenir sauraient l'en dissuader. .... nous voulons qu'elle soit candidate, dans un PS cohérent où la "démocratie" retrouve "droit de cité" ,... et
quel que soit le résultat d'un vote respectueux et honnête, TOUS les socialistes se rangeront derrière la banière de celui (celle) qui aura été loyalement désigné par le vote.