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Désirs d'Avenir 76

Ségolène Royal à la BPI : le machisme court toujours....

23 Février 2013 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Ségolène ROYAL

Blog Mel 36

Février 2013, malgré ce qu'on pouvait s'imaginer sur les évolutions de la société et des mentalités, le machisme et la domination masculine triomphent toujours.

La droite, et manifestement la majorité des gens (qui sont incapables de dire ce qu'est la Banque Publique d'Investissement) trouvent que la nomination de Ségolène Royal, ex femme de ancienne candidate à la présidentielle, Enarque, ancienne ministre, ancienne députée, présidente de région, 30 ans de vie politique, est une forme de copinage, ou pire, de promotion canapé (merci les connards).

Quand c'est Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami, et tous les mecs de la promotion Voltaire, là, ça passe. Mais pour Royal, ça fait longtemps que sa carrière professionnelle passe au second plan. Ce n'est pas de la femme politique dont on parle, c'est de l'ex femme de. Quand ce sont les soutiens historiques de Hollande qui sont recasés dans son cabinet, personne ne va regarder s'ils sont compétents. D'ailleurs tout le monde s'en fout, ce sont des hommes, ils SONT compétents. Par définition.

Mais une femme ? En plus, son ex-femme ?

Voilà, en 2013, on ne peut toujours pas quitter son mari/compagnon et espérer mouvoir dans le même domaine professionnel que lui.
Ségolène Royal n'a pas attendu que François Hollande soit président pour faire de la politique. Elle a adhéré au PS avant lui. Elle a été ministre avant lui. Elle a été candidate à la Présidence de la République avant lui. Elle a eu l'idée de la Banque Publique d'Investissement avant lui. Mais maintenant qu'il est Président, elle n'est plus que son ex. Et certains sont à deux doigts de lui demander de quitter la vie politique. Y compris des journalistes qui l'ont pourtant interviewée toutes ces années, et probablement sur la BPI. Y compris les journalistes, très surpris (oulala imaginez, on ne s'en doutait pas) qu'elle soit nominée à la Vice Présidence de la BPI. Ces mêmes journalistes qui ont noirci des papiers pour écrire qu'elle avait ses chances à la tête de la BPI car elle l'avait pré-figurée dans sa région et que c'était son idée. Allo la psy, on a des schizo sur les bras...

Sinon autre catégorie au moins aussi délétère : les gens qui ne sont pas forcément contre sa nomination à la tête de la BPI, mais qui pensent qu'elle l'a obtenue parce qu'elle "a fait la paix avec Valérie Trierweiler". Merci, mais bouclez là, hein.


Ségolène Royal a fait voté la création, dans sa région, d'une Banque publique d'investissement des PME, le 15 octobre 2012. C'était dans son programme, elle en parlait déjà en 2008, soit bien avant que François Hollande soit conquis par l'idée.

Pour le manque de légitimité, merci de repasser. D'ailleurs, ça me fait mal de le dire, mais mêmeOlivier Falorni (ancien conseiller régional en Poitou Charentes, à qui il reste donc un peu de mémoire et de bonne foi) trouve "légitime" sa nomination à ce poste pour les raisons pré-citées.

Alors oui, elle n'est pas banquière. Bien sûr, qui le nie ? Mais, vous imaginez, seulement des banquiers à la tête de la BPI ?? Qui en voudrait ? Si on veut faire échouer la BPI, la recette est simple : mettez-y des banquiers.
La BPI, qui est là pour financer et accompagner les petites et moyennes entreprises, a besoin d'autre chose que de technocrates. Elle a besoin d'un sens politique pour prendre des risques et avancer.

Pour finir, non, elle ne cumule pas. Non, elle ne va pas quitter son poste de Présidente de Région, comme des imbéciles sont capables de le demander. Simplement parce que la BPI travaille en partenariat avec chaque Région. Il faut donc des représentants des Régions parmi le Conseil d'Administration. Ce sont Jean-Paul Huchon et Ségolène Royal, parité oblige. Et pour le coup, on n'a pas beaucoup le choix dans les présidentEs de région. Il serait anormal de ne pas choisir Ségolène Royal (pour les raisons encore pré citées).
Le Vice Président est lui même choisi parmi le Conseil d'Administration (CA). Si elle n'est plus présidente de Région, elle n'a aucune raison d'être au CA, puisqu'elle y est en tant que présidente de Région. Donc elle n'est plus Vice Présidente non plus. CQFD...

Réfléchir parfois, avant de dire n'importe quoi simplement parce qu'on n'aime pas Ségolène Royal et qu'on est un gros troll, c'est bien aussi. C'est bien quelque soit le sujet, d'ailleurs. Pensez-y, ça vous aidera dans la vie.

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HECKMANN 10/03/2013 19:04


Nous avons été assez longtemps privés de l'action de Ségolène Royal.Enfin elle commence à voir le résultat de cette action§ Quand donc les responsables politiques, les medias reconnaîtront-ils
tout ce qu'elle a apporté et lui redonneront-ils sa juste place???

Harmonie 23/02/2013 13:01


Ségolène Royal n'a pas été nommée par Hollande et le gouvernement mais par ses pairs Présidents de Conseils Régionaux. Les journalistes intervenant depuis quelques jours sur ce jour auraient du -
comme leur métier le demande - rectifier cette erreur. O. Mazerolle sur BFMTV et M. Darmon sur iTélé ont été les seuls ,à remettre les pendules à l'heure. Mazerolle a répondu avec véhémence au
journaliste qui  le questionnait "Oui mais c'est l'ex compagne de Hollande et la mère de ses quatre enfants..." comme si, sa nomination était essentiellement due à ce lien. On sait pourtant
que Hollande ne l'a jamais épargnée et que, depuis sa candidature il a soigneusement évité de la citer alors qu'il n'a jamais oublié Jospin le grand perdant de 2002 !


Qu'ils se taisent donc ces faiseurs de vilénies, ces détracteurs en mal d'inspiration ! Soutenir Ségolène et son action : adhérer à Désir d'avenir serait encore le meilleur moyen de
leur clouer le bec.