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Désirs d'Avenir 76

Pour Pierre Henry, directeur général de FTA, François Hollande "n'a jamais proposé la disparition des centres de rétention".

3 Mai 2012 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Rétablir la vérité...

Le Point

François Hollande "n'a jamais proposé la disparition des centres de rétention", a réagi jeudi France terre d'asile (FTA), dénonçant un "stratagème grossier" de Nicolas Sarkozy qui a utilisé lors du débat présidentiel une lettre du socialiste à l'association. Le président sortant et candidat de l'UMP, s'appuyant sur ce courrier public, a affirmé que son rival socialiste voulait supprimer les centres de rétention administrative (CRA) des étrangers en voie d'expulsion, ce que François Hollande a réfuté. "Cela relève du mensonge et de la manipulation. Jamais François Hollande n'a proposé la disparition des centres de rétention", a déclaré Pierre Henry, directeur général de FTA, contacté par l'AFP.

Dans cette lettre à FTA, François Hollande s'engage à "mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants" et à ce que la rétention redevienne "l'exception et non un instrument banal de procédure". "Je souhaite que soient privilégiées les alternatives à l'enfermement et, lorsque le placement en rétention est nécessaire, qu'on veille aux conditions de vie dans les centres", ajoute-t-il.

Un "principe de droit fondamental"

François Hollande "s'est contenté de rappeler un principe de droit fondamental dans nos démocraties, à savoir que la détention ou la rétention doit demeurer l'exception et que la liberté est la règle", a fait valoir Pierre Henry. "Il s'est contenté de se conformer aux directives européennes qui recommandent que la rétention n'intervienne qu'en dernière analyse et que les États développent des alternatives", dont "l'assignation à résidence" des étrangers expulsables, selon lui.

Sur la rétention des enfants, "François Hollande a pris acte, d'une certaine manière, de la condamnation récente de la France par la Cour européenne des droits de l'homme", a argumenté Pierre Henry. "Je ne m'attendais pas à ce que le président de la République sortant se livre à un stratagème aussi grossier", a-t-il accusé, alors que FTA a appelé à voter François Hollande "sans hésitation".

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