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Désirs d'Avenir 76

Nicolas Sarkozy aura donc donc tout raté...

4 Mai 2012 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

 le blog profencampagne

Nicolas Sarkozy et l'UMP auront donc totalement raté la campagne électorale. Je ne sais pas qui l'emportera dimanche et j'appelle de toutes mes forces, des forces d'un militant qui, avec tant d'autres, a connu l'amertume de la défaite en 2007, j'appelle chacun à venir voter dimanche car un match n'est jamais gagné avant de l'avoir joué.

Mais revenons à la campagne du candidat sortant.

 

Il y eut tellement d'erreurs grossières que je ne peux les citer toutes.

D'abord, j'ai toujours pensé -et je le penserai toujours- que le vainqueur de 2007 n'avait pas et n'aura jamais l'étoffe d'un chef d'Etat. Déjà le soir même de son triomphe, il commettait l'erreur fatale: la réception au Fouquet's qui marquera son quinquennat d'une tache indélébile. Puis les vacances à bord du yacht... Comme s'il avait oublié que la persévérance dans l'erreur était diabolique. La messe, en ces premières semaines, était dite.

Ensuite il y eut tout le reste. J'en ai ici même fait l'énumération et je renvoie pour approfondir à l'excellent livre de Jean-Noêl Jeanneney: L'Etat blessé, Flammarion.

Je ne m'attarderai donc que sur ces derniers mois.

L'UMP a méprisé le Parti Socialiste, a moqué ses primaires, a raillé le vainqueur, ne voyant en François Hollande que sa marionnette des guignols, un mou, un benêt, un incapable sans expérience. Même parmi les alliés du PS, Jean-Luc Mélenchon parla de capitaine de pédalo pour éreinter un peu plus encore celui qui aujourd'hui fait figure de favori. C'est pourtant en partie dans ces attaques que François Hollande puisait, petit à petit, la force dont il fait preuve aujourd'hui et qu'une majorité de français lui reconnaît.

L'UMP et le candidat sortant ont cru que le PS se désunirait. Que jamais une Ségolène Royal par exemple, ne rallierait efficacement et ouvertement le "camp Hollande". Pourtant, il leur fallut constater que celle-ci, défaite et en larmes au soir des primaires socialistes, allait devenir l'une des pièces maîtresses du dspositif -espérons-le- victorieux.

Nicolas Sarkozy a cru qu'il lui suffirait de promettre, de dire, d'annoncer pour donner l'illusion d'un projet. Or de projet, il n'y eut pas. Lors du débat, très largement, presque facilement, remporté par François Hollande, le sortant ne fit que défendre un indéfendable bilan. Il disposait d'un bouclier (fiscal?) mais était dépourvu d' arme offensive.

Enfin, et ce fut pour moi une surprise, l'UMP et Nicolas Sarkozy ont "joué" la campagne 2012 on oubliant, en négligeant l'impact des réseaux sociaux et notamment de Twitter, devenu incontournable. Contrairement à ce qu'affirme Le Nouvel Observateur dans son édition récente, la "révolution en 140 signes" a eu lieu. Elle ne fait que commencer! Mais l'adversaire de François Hollande et ses conseillers -Buisson, Guaino entre autres- ont continué la campagne de 2007 quand François Hollande se projetait en 2012, 2013, 2014, etc. Le candidat flamboyant d'il y a cinq ans, suivi par un troupeau de journalistes entassés sur la remorque tirée par un tracteur, s'effaçait chaque jour un peu plus, balayé par la vague qu'il disait voir monter. C'était la vague de la méthode Coué.

Dimanche nous élirons un nouveau Président de la République. Rien ne se termine ce jour-là. Au contraire!

Tout commence!

VOTONS!  


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