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Désirs d'Avenir 76

Les six dossiers qui font tanguer l'UMP

15 Octobre 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Débat

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Deux ans après son arrivée à l'Elysée, les difficultés s'accumulent pour le chef de l'Etat, désormais critiqué dans son propre camp. La crise économique qui s'éternise s'est doublée d'une crise d'angoisse des élus locaux et d'une crise des valeurs qui désoriente l'électorat de droite. A l'Assemblée, le mécontentement gagne les rangs de la majorité. Petit tour d'horizon des dossiers qui divisent la droite.

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Le casse-tête de la taxe carbone

Les députés de la commission des finances ont commencé à amender, mercredi, le projet de budget 2010. La création de la taxe carbone devrait faire l'objet d'âpres discussions. Cette nouvelle taxe désoriente un électorat auquel on avait promis une baisse des prélèvements obligatoires, et compte de nombreux détracteurs parmi les élus de la majorité. Face à l'incompréhension d'une partie de son électorat qui goûte peu cet appel du pied aux écologistes, la direction de l'UMP s'est résolue à distribuer à partir de vendredi un million de tracts pour promouvoir cette mesure.

Lire aussi :  "L'écologie de droite ou l'art de marquer sa différence".

La suppression de la taxe professionnelle

Une autre mesure examinée par la commission des finances suscite l'incompréhension jusque dans les rangs de la droite : la suppression de la taxe professionnelle. Ce prélèvement représente une ressource financière de 22 milliards d'euros pour les collectivités territoriales, qui redoutent d'être les dindons de la farce. En témoigne cette sortie d'Alain Juppé : "C'est tout de même se foutre du monde. Le président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro, mais il avait oublié de dire "pendant un an"", s'est insurgé l'ancien premier ministre dans Sud- Ouest.

Lire aussi : "Taxe professionnelle, ce qui fâche les parlementaires".

La réforme des collectivités locales

Le projet ambitieux de la réforme des collectivités locales est l'un des sujets épineux de la rentrée et suscite des réticences aussi bien chez les élus de droite que de gauche. Là encore, c'est Alain Juppé qui a exprimé de vive voix les interrogations des élus locaux. "Ce n'est pas un bouleversement. C'est toujours pareil avec Sarkozy, on vous dit que c'est une rupture avec tout ce qu'on a fait par le passé... C'est une transition", a-t-il déclaré à Sud-Ouest. Mais plusieurs élus locaux et députés ont également fait part de leurs réticences.

Lire aussi : "Alain Juppé tacle Nicolas Sarkozy sur la réforme des collectivités territoriales".

Le poids du bouclier fiscal

Même des réformes destinées au cœur de l'électorat sarkozyste sont désormais remises en cause. Le bouclier fiscal, mesure emblématique du quinquennat Sarkozy, a refait surface mercredi, deux ans après son adoption, lors de l'examen du budget 2010. Un rapport de la commission des lois de l'Assemblée suggère d'ouvrir une brèche dans ce fameux bouclier, évoquant la situation exceptionnelle consécutive à la crise. Son président UMP, Jean-Luc Warsmann, demande que la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) soit sortie du dispositif. En clair, que les bénéficiaires du bouclier puissent payer jusqu'à 50 % d'impôt sans compter la CRDS.

Lire aussi : "Le dogme du bouclier fiscal remis en cause par un parlementaire".

L'"affaire" Frédéric Mitterrand

Après une campagne placée sous le signe de la "liquidation de Mai 68", les électeurs de Nicolas Sarkozy ne s'attendaient sans doute pas à voir leur champion prendre la défense de Frédéric Mitterrand, accusé par le FN d'avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs. Symbole malgré lui des dangers de l'ouverture, ce dernier avait quelques jours auparavant, avec un autre ministre venu de la gauche, Bernard Kouchner, volé au secours de Roman Polanski. Pour Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, l'affaire Mitterrand fera des "dégâts considérables dans l'électorat de la droite classique". Le réveil du Front national sur cette question en témoigne... Rama Yade redoute pour sa part que ces affaires ne donnent le sentiment d'une coupure entre les "élites" et le peuple.

Lire aussi : "L'Elysée orchestre le sauvetage de Frédéric Mitterrand".

Lire aussi : "L'affaire Polanski provoque un malaise à droite".

Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD

Mais l'"affaire" Mitterrand n'a peut-être pas autant perturbé l'électorat de droite que la candidature annoncée de Jean Sarkozy à la présidence de l'EPAD, l'établissement public chargé d'aménager le quartier d'affaires de La Défense. Nombreux sont ceux qui se demandent où est passé le candidat qui affirmait dans un spot de campagne en 2007 vouloir "que les nominations soient irréprochables". Plusieurs députés de droite se sont publiquement émus des conséquences de cette affaire dans l'opinion, estimant qu'il y avait eu "pour le moins (...) une maladresse", selon les mots de Pierre Cardo, député UMP des Yvelines. L'affaire a agité la réunion du groupe UMP à l'Assemblée nationale, mercredi.

Lire aussi : "L'affaire Jean Sarkozy trouble l'UMP et indigne la gauche".

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