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Désirs d'Avenir 76

La polémique sur Frédéric Mitterrand divise le PS

9 Octobre 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

http://l.liberation.fr/img/content/lg_libe.gifLibération.fr

Au lendemain de la mise au point du ministre, Valls, Hamon et Aubry ont répliqué en appelant à ne pas faire d'«amalgame» avec les attaques du FN. Le Foll, proche de François Hollande, dénonce, lui, un «malaise» au sein du parti.

Retour de boomerang sur le PS? Au lendemain de l’explication de Frédéric Mitterrand sur le plateau du JT de TF1, sur une polémique qui avait, par ailleurs divisé les socialistes, les quadras du parti répliquent aux «accusations de populisme» lancées contre eux. Martine Aubry défend le porte-parole du PS alors que d’autres jugent que Benoît Hamon a sans doute dégainé trop vite et trop fort.

Avant même l’intervention du ministre de la Culture, les socialistes avaient divergé dans leurs réactions sur le passage de son livre la Mauvaise vie, exhumé par le FN, concernant ses aventures sexuelles en Thaïlande. D’un côté, trois «quadras» qui dénoncent des «écrits choquants» (Benoît Hamon et Manuel Valls), un «ministre consommateur»«la révocation» de Frédéric Mitterrand (Arnaud Montebourg).De l’autre, des socialistes préférant la prudence ou, comme Bertrand Delanoë prenant la défense de l’auteur et condamnant une «offensive populiste», ou, Jack Lang qui vient de lui faire part de ses «sentiments d'amitié». (Hamon), voire demandent

Au lendemain du passage de Frédéric Mitterrand, la question de la position à adopter sur cette polémique reste: sur le fond - la vie intime d’un homme public- et la tactique - l’opportunité de réagir à une charge orchestrée par l’extrême droite.

«Hamon a pu avoir une réaction de sensibilité»

En réaction à la mise au point donnée par le ministre, Manuel Valls et Benoît Hamon usent de la même formule laconique: «dont acte». Ils s’attardent, en revanche, sur la contre-attaque de Mitterrand qui a déploré «un torrent de mensonges et d’amalgames» et le «désir de rancune et de vengeance de certains socialistes», comme de la droite qui avait accusé le PS de se placer sur le terrain du FN.

Outré, Hamon dénonce, sur RTL, un «amalgame entre les mots scabreux de l’extrême droite» et l’indignation de ceux «qui s’étaient exprimés contre l’exploitation sexuelle». «On nous dit que nous sommes populistes parce que nous aurions mis en cause Frédéric Mitterrand, mais moi je suis un républicain», rétorque-t-il. Pas de regrets, donc. Il «assume la totalité de [ses] propos depuis le début jusqu’à la fin», «reste un homme debout», mais précise s’être «exprimé en tant que porte-parole du PS mais pas au nom de tout le Parti socialiste».

Après avoir prudemment botté en touche en affirmant n’avoir pas lu l’ouvrage, Martine Aubry a appelé vendredi à ne «pas faire d’amalgame» entre le porte-parole du PS et le FN. «Comprenons aussi que Benoît Hamon a pu avoir une réaction de sensibilité, comme tous les Français qui liraient ce livre», a défendu la première secrétaire.

Manuel Valls s’insurge, à son tour: «l’accusation de populisme - voire d’homophobie - à l’égard de ceux qui, à gauche, ont exigé des explications légitimes de la part du ministre et dénoncé ses ambiguïtés, est insupportable». Reprenant le même argument, il juge qu’«il y a des amalgames qui ne sont pas admissibles».

«Nécessité de bien peser ses mots»

Pour Arnaud Montebourg, le ministre de la Culture «a choisi de se défendre en laissant croire avec malhonnêteté qu’on stigmatisait son homosexualité et sa "différence" alors qu’il sait parfaitement que celle-ci est à son honneur d’être ainsi assumée.»

Tous ne sont pas disposés à resserrer les rangs autour des socialistes qui sont montés au créneau. Blâmant des «iniatives personnelles» brouillant une voix claire du PS, Stéphane Le Foll, proche de François Hollande «souhaite, au nom d’une génération de socialistes que je peux aussi représenter comme d’autres, que l’expression publique au sein du Parti socialiste soit moins soumise à la spontanéité et à l’émotion des uns et des autres et plus à une réflexion issue d’une délibération collective».

Selon l’eurodéputé, «il y a sur des sujets graves, nécessité de bien peser ses mots et ses prises de position pour clarifier le débat». Dans un communiqué, il appelle les socialistes à tirer les leçons de cette polémique qui «ne peut que susciter un malaise au sein du parti».

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à lire aussi : Julien DRAY    La forme et le fond 

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Raphaël Zacharie de IZARRA 10/10/2009 10:08



FREDERIC MITTERRAND N'EST PAS HORS-LA-LOI !


Comme tous les "bons citoyens" honnêtes, j'ai réagi bêtement à chaud et sans avoir tous les éléments en main au sujet de la prétendue pédophilie de notre ministre de la culture, me fiant
uniquement aux assertions de Marine le Pen.


Après examen plus attentif de l'affaire et après avoir écouté les arguments des défenseurs du présumé coupable, je me suis aperçu que j'étais tombé dans le piège des apparences.


Le seul reproche que l'on peut faire à monsieur Mitterrand c'est d'avoir pratiqué le tourisme sexuel, non la pédophilie. Et encore, c'est un reproche personnel et non judiciaire.


Cessons l'hypocrisie ! Certes il est immoral de s'adonner au tourisme sexuel, pour autant ce n'est pas illégal.


Tant qu'il n'y a pas de mineurs impliqués.


Je rappelle que la loi française n'interdit nullement de pratiquer le tourisme sexuel pourvu que les prostitués ne soient pas des mineurs.


Le ministre est un citoyen comme les autres, il a le droit d'exercer sa liberté. Jusqu'à preuve du contraire, il n'a rien commis d'illégal.


Il a certes commis des choses hautement condamnables mais "seulement" sur le plan moral, non sur le plan légal.


Puisque la morale de la république et de ses défenseurs se borne aux termes de la loi, pourquoi les citoyens font-ils tant d'histoire pour si peu de choses ?


En république on peut faire tout ce qu'on veut tant que cela n'enfreint pas la loi : avorter, faire commerce de la pornographie, tuer son semblable sous uniforme, fabriquer et vendre des bombes à
des belligérants, etc...


De deux choses l'une : ou bien on change les lois en les mettant en accord avec la morale, ou bien on joue le jeu de la sainte république et on la ferme !


J'insiste : du strict point de vue des lois républicaines, on n'a rien à reprocher au ministre de la culture.


Tant qu'il ne viole pas les lois, sa vie privée le regarde.


On se scandalise hypocritement des moeurs du ministre mais à côté on trouve normal d'avorter, de vendre des armes, de faire du business avec la pornographique...


Sous prétexte que c'est légal.


Avant de faire les écoeurés face aux moeurs de Frédéric Mitterrand, les honnêtes citoyens rangés -avec leur si belle morale républicaine- feraient bien de balayer devant la porte de leur
conscience !


Raphaël Zacharie de IZARRA


=======


Réponse faite à un détracteur me reprochant ma prise de position :


La république nous demande d'adopter avant toute chose sa "morale". Ensuite le citoyen fait ce qu'il veux tant que cela ne sort pas du cadre des lois républicaines. C'est le principe même de la
république. La morale des individus n'a rien à voir avec les lois temporelles de notre société.


Contrairement aux régimes islamiques, dans notre démocratie nous avons le droit d'être immoral, abject, immonde, criminel tant que nos actes sont en conformité avec les règles républicaines.


Par exemple vous avez parfaitement le droit de vous enrichir en faisant du commerce avec la pornographie, en fabriquant des armes et en les vendant à des belligérants. Dans ce dernier cas vous
serez même choyé par l'Etat. Vous avez également le droit d'avorter. La loi le permet. Il ne vous est pas interdit d'appartenir à des sectes sataniques tant que vous restez dans les rails de la
loi. La société ne peut pas non plus vous reprocher de cultiver du tabac. Or toutes ces activités et adhésions parfaitement licites n'en sont pas moins fondamentalement criminelles.


C'est cette hypocrisie que je dénonce à travers mon article.


Dans un premier temps, égaré par les fumées du discours général sans nuance j'ai éprouvé un profond dégoût envers monsieur Mitterrand que je pensais -à tort- être un libidineux pédophile. Or
après examen de l'affaire il se trouve qu'il ne s'est pas rendu coupable de ce crime.


Par ailleurs j'admire le courage et la combattivité dont il fait preuve dans sa défense.


Et je ne trouve pas déplacé qu'il se montre courageux et combattif dans la mesure où il n'est pas pédophile. Un innocent a le devoir de se défendre.


Maintenant, s'il s'avère que le ministre s'est réellement rendu coupable de pédophilie, alors croyez bien que je serai le premier à le condamner et ne lui trouverai aucune circonstance
atténuante. Et cette fois toute argumentation de sa part pour justifier ses actes serait indécente.


Mais au fait, ne nous éloignons-nous pas de l'essentiel dans cette affaire ?


Qu'est-ce qu'on demande avant tout à un ministre de la république ? De produire un certificat de virginité ou bien d'être tout simplement compétent dans son ministère ?


C'est dans une monarchie que l'on exige des hauts placés des preuves de moralité, pas dans un système qui se veut efficace, égalitaire, laïc.


Tant que le ministère de la culture fonctionne bien, c'est le principal et c'est tout ce qu'on demande à un ministre responsable de son ministère. Le ministre n'est qu'un serviteur de l'Etat, un
employé de la république comme un autre. Pourquoi devrait-on exiger de lui un comportement plus exemplaire que les autres ?


Parce qu'il est ministre ? Un ministre est un citoyen ordinaire, en vertu du principe républicain de l'égalité de tous face à la loi.


Nous ne sommes pas dans une monarchie : théoriquement l'accession au poste de ministre de Frédéric Mitterrand n'est pas un privilège, pas un cadeau, pas une récompense.


Juste un fait.


Nous sommes en impartiale république, je le rappelle.


Raphaël Zacharie de IZARRA


+++++++


PRECISION :


S’il s’avère que le ministre est réellement coupable, je serai le premier à le condamner.


Mon avis sur cette affaire n’est pas définitif. Il évolue et se nuance avec les nouveaux arguments qui arrivent au fur et à mesure du débat. Et je me donne d’ailleurs le droit de me tromper.
C’est ce qui fait l’intérêt de tout débat. Je ne suis pas entré dans ce débat pour avoir raison mais pour faire triompher la vérité, quelle qu’elle soit.


Mes positions sont susceptibles de changer selon les nouveaux éléments.


Je suis ni pro-Mitterrand ni anti-Mitterrand.


Je suis juste « pro-réflexion », à la seule recherche de la vérité.


Je n’ai aucun intérêt social ou personnel à défendre des criminels. Au contraire, j’ai tout intérêt à promouvoir la vertu.


S’il faut condamner Mitterrand pour ses actes, je le ferai sans aucun problème et avec virulence.


Mais je veux des preuves.


Raphaël Zacharie de IZARRA
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
02 43 80 42 98