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Désirs d'Avenir 76

L'unité affichée des jeunes partisans d'Hollande, Royal, Valls et Baylet

14 Octobre 2011 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

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TRIBUNE. "Faire le pari de l'avenir avec toute la Jeunesse de notre pays"

Des carreaux de la Puerta del Sol aux pavés parisiens en passant par les places des principales artères des pays arabes, et aujourd'hui les avenues new-yorkaises, la jeunesse exprime son "sentiment d'être arrivée trop tard dans un monde trop vieux". Cette formule, pour la première fois énoncée il y a plus de deux siècles par Alfred de Musset, a ressurgi dans l'esprit des jeunes chaque fois que les dirigeants de notre pays ont ignoré leurs appels.

Au-delà des mouvements sociaux, un sentiment d'indignation plus silencieux, mais non moins intense, ronge toute une génération qui n'a plus guère de confiance en la parole politique. La génération actuelle est la plus diplômée que la France n'ait jamais eue. Bien qu'étant créatifs, volontaires et engagés, notre société propose moins de progrès social et moins d'avenir. Le taux de chômage des jeunes atteint des records allant jusqu'à 40% dans les quartiers populaires; 150.000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans aucun diplôme ni qualification en guise de tremplin vers un avenir professionnel. Plus grave encore, dans certains quartiers, la précarité s'institutionnalise, elle n'est plus exceptionnelle mais elle devient la norme. Cette précarité s'installe à tous les niveaux de la vie des jeunes : elle ne se contente pas de les priver d'emploi, elle leur refuse l'accès aux services publics les plus élémentaires.

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La droite française ne s'est pas contentée d'ignorer les jeunes, elle a choisi de les mépriser. Pourtant, la jeunesse doit être reconnue et rassemblée pour l'avenir qu'elle incarne. Il n'y a pas des jeunesses mais une jeunesse. Qu'elle soit des quartiers populaires ou des centres villes, des provinces ou issue de la ruralité, tous les enfants de notre pays méritent d'être au cœur du projet politique et des politiques publiques. Les jeunes doivent se rassembler largement, au-delà des structures partisanes, pour impulser enfin ce changement dont ils ont tant besoin.

Toute souffrance d'un jeune, quel que soit son milieu social, son histoire, le territoire où il vit, amoindrit la force de notre pays, entame la génération précédente et affaiblit la suivante. Les maux d'un jeune ne doivent pas être reconnus à l'aune d'un milieu social, d'une origine ou d'un territoire. La République n'a pas le droit de trier la reconnaissance, l'accompagnement et le soutien qu'elle doit à tous ses enfants. Il est des jeunes pour qui les souffrances se cumulent et vers qui nous devons redoubler d'attention pour les aider à surmonter tous ces obstacles qui s'ajoutent au simple fait d'être jeune. Quel avenir imaginer, quel dialogue entretenir avec la République lorsque leur chance de trouver une place dans la société est compromise par tous ces handicaps qui s'accumulent ?

La crise économique n'a pas épargné la jeunesse. Mais au-delà, elle a été aussi la première victime des coupes budgétaires décidées par la droite depuis près de dix ans. Les gouvernements successifs ont démontré leur incapacité à mettre en œuvre de véritables politiques de jeunesse volontaristes. Ce désengagement s'est aussi traduit dans les faits par la réduction des moyens accordés aux associations qui constituent pourtant un lieu d'engagement ou d'insertion.

On ne peut plus réduire les jeunes à des consommateurs, des producteurs ou des personnes assistées. Les jeunes sont citoyens, veulent s'émanciper et imaginer leur devenir non seulement au travers d'un projet professionnel, mais plus globalement d'un projet de vie incluant la santé, le logement, l'accès aux loisirs et à la culture ou la mobilité. Si l'épanouissement personnel de chaque jeune doit nous préoccuper. Sa réussite est une promesse pour une plus grande participation à la vie de la cité.

Alors que les jeunes des pays arabes se battent pour permettre l'émergence d'un régime démocratique, les jeunes ont pris leurs distances avec nos institutions. Rien d'étonnant. La classe politique toute entière partage la responsabilité de son incapacité à donner à nos institutions une image fidèle de la société française, jeune et métissée, si souvent instrumentalisée dans les discours, trop rarement valorisée dans les actes.

Pour redonner une espérance, pour la réconcilier avec notre République comme avec ses valeurs, pour retisser de la cohésion sociale et les liens entre les générations, loin d'opposer les uns aux autres, il faut rassembler, redonner du sens. Il est grand temps d'offrir l'alternance à notre pays. La France a besoin d'une gauche moderne et renouvelée pour remettre la jeunesse, toute la jeunesse au cœur de ses priorités.

François Hollande incarne aujourd'hui cette gauche qui envisage la jeunesse non pas comme une variante macro-économique, mais bien comme la pierre angulaire de son projet de rassemblement de tous les français autour de cette grande cause nationale.

Faire de la jeunesse une priorité montre la capacité de François Hollande à oser le pari de l'avenir avec une génération à laquelle il croît et pour laquelle il investira les moyens afin que demain elle prenne toute sa place dans la société.

Il a pour ambition d'offrir une chance d'égalité plutôt que de promettre une égalité des chances dont le sens est aujourd'hui si galvaudé. En se prononçant contre le culte des différences, François Hollande refuse que tout membre de la communauté nationale puisse douter de son appartenance à notre Nation.

Mobilisons-nous pour que la jeunesse de la société civile, les associations et les quartiers se saisissent de ce rêve Français et fasse de ce rêve une réalité pour eux-mêmes et pour notre société.

Signataires :

Vincent Rezzouk, Responsable des "Jeunes Hollandais" (Groupe de jeunes soutiens de la société civile)

Gilles le Bail, parrain des "Jeunes Hollandais"

Amine El Khatmi, ex co-animateur de "Ségolène Royal pour les jeunes"

Sébastien Le Gall, ex co-animateur de "Ségolène Royal pour les jeunes"

Ali Soumaré, ex porte-parole de Manuel Valls, conseiller régional d'Ile de France

Zhora Bitan, ex porte-parole de Manuel Valls

Sandra-Elise Reviriego, présidente des Jeunes Radicaux de Gauche, soutien de Jean-Michel Baylet

 

Le Nouvel Observateur

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