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Désirs d'Avenir 76

Jean-Pierre Mignard : « Ségolène Royal secoue les conformismes »

17 Septembre 2010 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Fraternité

http://www.publicsenat.fr/sites/all/themes/basic/css/img/logo-public_senat_simple.gif         François Vignal   Le 17.09.2010

Ségolène Royal organise samedi sa troisième fête de la fraternité. Jean-Pierre Mignard, ex-président de Désirs d’avenir, répond présent. Si « les divisions sont toujours là », « l’unité est indispensable », selon l’avocat. Estimant que « 2012 sera une campagne empreinte d’une incontournable gravité », il pense qu’« après Sarkozy, les Français ne voudront plus d’un roi soleil, ni d’une reine soleil »… Entretien.

!cid

Vous serez samedi à la fête de la fraternité. Vous vous êtes réconcilié avec Ségolène Royal ?
Ce n’est pas une réconciliation. J’ai pris du champ. A l’époque, il y avait eu une divergence importante sur la participation à la réunion organisée par Vincent Peillon à Marseille avec des responsables du Modem et Robert Hue. Là, je participe à la fête de la fraternité comme je participe à beaucoup d’autres réunions ou think-tanks : « Terra Nova », « convergence », avec des élus comme François Rebsamen et Gérard Collomb. J’ai adhéré à la convention pour la VIe République d’Arnaud Montebourg. François Hollande m’a invité à une réunion… Bref, ce serait un comble que je ne participe pas à une réunion de Désirs d’avenir.


Comment observez-vous la nouvelle unité au PS, notamment celle affichée par Ségolène Royal et Martine Aubry ?
Elle est indispensable. Ce sera ça ou rien. Il y aura un candidat ou une candidate. La victoire appartient à beaucoup de gens et aux dirigeants de premier plan : DSK, Aubry, Royal, Hollande, Valls, Moscovici, Montebourg et d’autres. Les primaires rassembleront des millions de personnes. Il faudra que tous les candidats participent à la victoire. Il faut créer un état d’esprit et cela passe par le fait d’aller chez tout le monde.

Les primaires approchant, le PS ne risque-t-il pas de voir ressurgir les divisions ?
Les divisions sont toujours là. Autant les mettre sur la table et que ce soit des divergences utiles pour le pays, comme sur l’âge de la retraite. La pression publique sera telle, que malheur à celui qui s’écartera de la ligne de l’unité. Il peut y avoir de bonnes divergences, celles qui reposent sur les solutions à apporter. Dans ce cas, c’est bien.

Quelles sont aujourd’hui les spécificités de Ségolène Royal, qu’apporte-t-elle au PS ?
Elle a été candidate. Sur la question du lien, du langage et du regard porté sur les classes populaires, elle est sur ce point indispensable. Elle secoue les conformismes. Elle a ouvert un débat sur la question de la sécurité, qu’on peut résoudre de façon utile. Elle a contribué à lever beaucoup de tabous. Candidate ou pas, elle sera une dirigeante de premier plan, comme d’autres.

Le PS reprend-il aujourd’hui des thèmes défendus par Ségolène Royal en 2007 que ne partageaient pas forcément les dirigeants socialistes ?
Oui, elle dénonçait la financiarisation de l’économie, la paupérisation d’une partie de la population, la montée de la violence. Aujourd’hui, ce sont des aspects reconnus. Le thème de l’ordre juste est la bonne expression.

Peut-on imaginer un ticket Aubry-Royal ?
Mon ticket, c’est que les candidats aux primaires travaillent ensemble et que les équipes fusionnent. La coordination et l’harmonie de la campagne dépendront de la qualité des relations humaines. Si nous avons des millions d’électeurs qui le veulent, c’est un bel adjuvant à l’amitié. Le notaire, c’est le peuple.

Ségolène Royal est aujourd’hui distancée dans les sondages face aux autres dirigeants socialistes. Est-elle toujours dans la course aux primaires ?
Oui, bien sûr. Mais il faut savoir si elle y va pour se compter ou porter des idées qui concourront à emporter une majorité de Français.

Bien qu’elle ait dit le contraire, la pensez-vous capable de se présenter au primaires face à Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn ?
Elle a dit que non, qu’elle ne serait pas candidate si sa candidature était de nature à perturber la dynamique de la victoire.  C’est vrai pour elle comme pour les autres. Mais Il faut bien qu’il y ait des candidats aux primaires. S’il n’y a qu’un candidat unique, ce ne sera pas des primaires mais un plébiscite. Mais il y en aura d’autres avec François Hollande, qui l’envisage, ou Manuel Valls. Mais la question n’est pas juste le nombre. C’est pourquoi les gens sont candidats, ce qu’ils ont à dire. Plutôt que se montrer, il faut réfléchir au meilleur moyen de s’harmoniser. Et je souhaite que les électeurs sanctionnent quiconque ne manifeste pas cet état d’esprit.

Si Ségolène Royal était candidate en 2012, les Français aimeraient-ils refaire le match de 2007 ?
Je ne sais pas du tout. Nous ne sommes plus en 2007. C’était une période assez euphorique. De part et d’autre. Des nuages noirs sont venus obscurcir le ciel et ces élections seront placées sous le signe de l’inquiétude. En 2007, personne ne parlait de la crise, sauf Ségolène Royal qui posait la question de la dette, comme François Bayrou. 2012 sera une campagne empreinte d’une incontournable gravité. Ça influera sur le choix du candidat. Apres Nicolas Sarkozy, les Français ne voudront plus d’un roi soleil, ni d’une reine soleil.

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la fourmi rouge 18/09/2010 05:31



bonjour Yvon,


 


Il va, il vient...


Pro-DSK, il répond ce baragouinement sur Ségolène.


Que pèse sa parole à cet homme ?


Amicalement, et bonne Fête de laFraternité!