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Désirs d'Avenir 76

Identité nationale: UMP-FN, les mêmes mots

1 Décembre 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

http://www.mediapart.fr/sites/all/themes/mediapart/mediapart/images/mediapart_head.pngPar  Marine Turchi

Dimanche 29 novembre, les Suisses se sont prononcés à 57,5% pour l'interdiction des minarets, à l'appel de la droite populiste. En France, la majorité des leaders de partis républicains s'est démarquée de ce vote... sauf à l'UMP. A quatre mois des régionales, le parti majoritaire compte bien séduire l'électorat de l'extrême droite.

Interrogé dans le Grand jury RTL dimanche soir, le secrétaire général de l'UMP a donné le ton: «Est-ce qu'on a forcément besoin de minarets pour le faire? Ça, je n'en suis pas persuadé!, expliquait Xavier Bertrand au sujet de la pratique de l'islam. A Saint-Quentin, il y a une mosquée dans ma ville mais il n'y a pas forcément de minaret.»

Le lendemain, Dominique Paillé, le porte-parole adjoint du mouvement, lui a emboîté le pas, en disant n'être «pas sûr» de la nécessité de construire des minarets en France. «Les salles de prières sont tout à fait indispensables mais pour autant faut-il des minarets au-dessus de ces salles de prière? Moi je n'en suis pas sûr», a-t-il expliqué au micro de France Info.

«Il y a évidemment des clochers sur les églises mais c'est un héritage historique», a-t-il souligné, en opérant une distinction entre les «religions qui étaient là avant l'avènement de la République» et «celles qui sont arrivées après». «Pour le reste il faut savoir, pouvoir en tout cas assumer ses convictions sans que cela blesse qui que ce soit, et notamment sans que cela transgresse le principe de laïcité», a-t-il ajouté.

Sur son blog, le député des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, franchit un cap. «Jusqu'à preuve du contraire, les Suisses acceptent le principe de lieux de culte – ce qui n'est pas toujours le cas en France – mais ils refusent une ostentation considérée comme une provocation. C'est parfaitement leur droit. Et ce qui est vrai pour la Suisse, l'est aussi pour la France», écrit-il.

Frédéric Lefebvre, le porte-parole du parti, a tenté de rectifier le tir, en répétant, lundi midi, que la «France n'est pas la Suisse». Pour lui, évoquer la présence des minarets dans le paysage urbain est légitime «au sein du débat sur l'identité nationale» mais «le prosélytisme doit s’arrêter là où il y a des règles». «Nous ne laisserons pas faire la provocation», a-t-il déclaré.

 

D'autres, comme le patron des députés UMP, Jean-François Copé, ont tenté de déplacer le débat sur l'interdiction de la burqa. «Ce qui est pour moi l'objet d'un véritable combat, ce sont les comportements intégristes. Prenez par exemple la question de la burqa, qui n'est pas une question religieuse! Il faut une loi d'interdiction», a-t-il estimé sur France Info.

 

 

Mais sur le blog de la fédération UMP du Finistère, on trouve des propos d'une tout autre virulence. Dans un billet intitulé «Les minarets en Suisse... c'est non... et chez nous ...à Barbès...?», Jean-René Le Léanec, délégué UMP de la 2e circonscription du Finistère, se plaint des «musulmans qui confisquent les trottoirs [lors de leur prière] chaque vendredi» à Barbès (dans le XVIIIe arrondissement de Paris), vidéo à l'appui.

 

 

Ils forç[ent] les piétons à marcher sur la chaussée et (...) bloquent l'entrée de la rue des Poissonniers avec une barrière, empêchant ainsi tout véhicule de l'emprunter, écrit ce responsable local. Cela dure depuis des mois, sans aucune intervention des forces de l'ordre pour faire cesser cette manifestation religieuse illégale [loi de 1905] et ce trouble à l'ordre public. En raison de pics de pollution de l'air à Paris, le maire de Paris, Bertrand Delanoë a annoncé que le stationnement résidentiel sera gratuit… et là… on fait quoi…?», interroge-t-il, avant de rappeler l'épisode Clotilde Reiss, cette étudiante «détenue en Iran (...) pour avoir participé à des manifestations post-électorales».

Et de conclure: «La France, je crois savoir, est le pays des droits de l'homme… pas de l'intolérance religieuse… essayez donc d'en faire autant dans le prochain pays musulman que vous visiterez lors de vos prochaines vacances… vous m'en parlerez ici à votre retour…»

Ces prises de position se font l'écho de ce que pensent certains militants et sympathisants de la majorité. En témoigne une partie des 280 contributions des internautes sur le blog de l'UMP dédié au débat sur l'identité nationale et lancé le 2 novembre (lire notre onglet "Prolonger"). A la question, «Qu'est-ce qu'être français?», la réponse de Serge est symptomatique du balancier que l’on retrouve souvent entre un attachement à une tradition et la reconnaissance d’une diversité pourvu qu’elle vienne du monde judéo-chrétien.

Et donc du rejet de l’islam: «La France est une nation de culture gréco-latine et de tradition chrétienne, mais c'est aussi une république laïque. Etre français, c'est d'abord reconnaître ce fait historique incontestable et inaliénable, mais c'est aussi adhérer à un certain nombre de valeurs (...). Mais la France est aussi faite de la diversité de ces régions et de son peuple, constitué d'apports successifs de migrants, aujourd'hui parfaitement intégrés car majoritairement d'origine européenne, et partageant globalement les mêmes valeurs. Ceux qui aujourd'hui tentent de nous imposer intégrisme, prosélytisme religieux et communautarisme n'ont pas leur place dans notre république.»

Même réaction chez Cécile : «Etre français, c'est non seulement se reconnaître des droits mais aussi des devoirs. Le premier est d'aimer et respecter la France, de se lever quand la Marseillaise est entonnée, de respecter les lois et de connaître les traditions françaises. C'est aussi de ne pas profiter de son système social qui a été mis en place lorsque la population était respectueuse et digne et qui ne convient plus à une époque ou “tout est bon pour moi parce que je le vaux bien” ! (...) Maintenant, tout ce qui se passe avec les “sans-papiers” n'est pas tolérable. Nous ne devrions pas les garder sous prétexte d'analyser je ne sais quoi. Le retour immédiat au pays s'impose car ce n'est pas rendre service à un pays que d'accepter que ses habitants s'enfuient sous prétexte qu'ils seront plus heureux ailleurs.»

D'autres comme Mélodie tiennent des propos encore plus durs. «Etre français, ce n'est pas avoir un passeport français. C'est aimer la France et être prêt à se battre pour elle si le cas se présentait. Quant à moi, je ne peux admettre qu'un noir musulman (par exemple) soit aussi français que moi dont le grand-père s'est battu à Verdun, le père en 40 et qui apprécie tous les produits du terroir contenant du cochon. Et en plus, il siffle la Marseillaise... C'est vraiment un débat inutile puisque nos gouvernements souhaitent une France métissée et qu'hélas ils y parviennent.»

 

Du Philippe de Villiers dans le texte. Le président du MPF, qui dénonce régulièrement «l'islamisation des esprits», aime répéter que «ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam, c'est à l'islam de s'adapter à la République». «Le préfet de Seine-Saint-Denis explique qu'il a perdu le contrôle des quartiers à cause des barbus. On a vu des médecins se faire frapper dans les hôpitaux par des islamistes. A la une de nombreux journaux de la presse régionale, la semaine dernière, on a vu des articles sur la conversion de Français au Djihad», expliquait-il lors de la campagne présidentielle de 2007

En 2006, l'élu vendéen expliquait, dans son livre Les Mosquées de Roissy, qu'«il sera trop tard, quand Marianne portera le tchador, trop tard pour s’alarmer, trop dangereux pour protester».

 

Ces discours ne sont pas non plus sans rappeler ceux du Front national dans les années 1980. «J'adore les étrangers chez eux, j'adore les mosquées en Algérie, j'adore le tchador au Maghreb», avait l'habitude de lancer Jean-Marie Le Pen, comme lors de ce débat sur l'immigration, en décembre 1989 (voir les images).

«On vous aime, mais chez vous», c'est en substance ce qu'avait dit Nadine Morano, sur le marché de Montreuil, pendant la campagne présidentielle de 2007:

 

L'opposition, elle, n'en finit plus de dénoncer les propos «électoralistes» des ténors de l'UMP. Pour Benoît Hamon, en Suisse comme en France, «la stratégie du bouc émissaire porte» et permettrait, selon lui, de récupérer des voix d'extrême droite à quatre mois des élections régionales.

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MCPN 05/12/2009 13:13



En Suisse et ailleurs... L’actu qui rassemble !!


On est en  2009 : La terre n’est plus plate.


Le paradis dans l’univers où la température moyenne est proche du zéro absolu (-270°).


Couvrez vous avant d’y aller !!


 


Psychoses/croyances : ce qu’en disent les spécialistes et je suis doublement concerné...


 


Dieu a dit ; mais a qui l’a-t-il dit ?


- Dr Philippe Rouby psychiatre en exercice: «Quand le ciel s’ouvre
et que Dieu m´appelle par mon nom... c’est que la psychose a pris le dessus».


Une maladie qui se soigne mais dont on ne guérit pas.


- Le laboratoire Lilly est clair sur la notice de son antipsychotique, l’un des plus utilisés : «Zyprexa est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances
erronées...».


Doit-on encore nier la recherche en
neurosciences.


- Imagerie cérébrale : Elle montre que les zones
activées lors de la prière ou de la méditation, ainsi que durant les rêves en phase de sommeil paradoxal, sont identiques à l'activation soutenue
du psychotique.


 


Folie et spiritualité, le couple inséparable.


Quelles différences faites-vous entre les relations dites «mystiques» venant de l’au-delà : contacts
prophétiques, apparitions, voix intérieures d’avec les manifestations hallucinatoires psychotiques, quelles soient visuelles, auditives,


de sensations intérieures... ?  


Demandez cette réponse à vos supérieurs religieux avant d’avoir de grandes théories de conservatisme religieux
moyenâgeux.


 


Ceux considérés comme « prophètes », lesquels sont à la base des religions, étaient-ils schizophrènes ou
bien sous l’emprise de ces drogues nommées «enthéogènes», certainement les deux permettant d’y ajouter des perceptions plus réelles que la réalité : ce que l’on nomme
«illumination». Tout ce qui suit après, les écrits, ne sont que pour asseoir par du « palpable »  les visions d’irréalité, ce qui se nomme « délires mystiques ».
 


 


Qu’une seule possibilité : Dieu existe et cette maladie n’a pas de sens ou inversement, en visitant les
hôpitaux psychiatriques, vous aurez la réponse.


La schizophrénie restera taboue tant qu’elle fera double emploi avec les religions.


Un réel plan de santé mentale de prévention envers les jeunes ne peut que passer par cet explicatif clair.


Avez-vous déjà vu une mobilisation pour elle permettant de collecter quelques fonds pour la recherche ; ce n’est pas grave ce ne sont que
des jeunes, aucun intérêt. En parlez ferait désordre.


 



Fred le Zèbre 01/12/2009 21:05


Il étrange de constater que les individus expriment plus facilement leur peur, part d'ombre, haine que ce qu'il y a de meilleurs en eux.

J'ai lançais un espace de débat alternatif sur l'identité nationale afin justement que ceux qui souhaitaient parler de nos valeurs humanistes de leur part de lumière le puissent.

Le constat est un nombre assez faible de prise de parole, voire même de simple vote et ce malgrès un nombre de visites significatifs.

Venez découvrir ce site, venez prendre la parole, venez exprimer cet amour qui est en vous, faites connaître :
http://www.debatidentitenationale-alter.fr