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Désirs d'Avenir 76

Hollande aux électeurs : "Ne faites pas un vainqueur étriqué"

4 Mai 2012 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

 

Hollande aux électeurs : "Ne faites pas un vainqueur étriqué"

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A deux jours du scrutin, le candidat PS à la présidentielle a appélé les électeurs à lui donner une "victoire ample" dimanche : "Je ne le dis pas pour la forcer peut-être n'y aura-t-il même pas victoire, et je reste humble avant l'échéance de dimanche, a précisé François Hollande, vendredi 4 mai sur RTL. Mais si les Français doivent faire un choix qui le fassent clairement, massivement, qu'ils donnent à celui qui sera investi toutes les capacités et les moyens d'agir".

"Ne faites pas un vainqueur étriqué", a-t-il lancé. "Donnez à celui que vous avez choisi (... ) la légitimité la plus forte !" Il a jugé que s'il obtenait "52 %" des voix, ce serait obtenir une victoire large, ajoutant que, "déjà, faire 50,5 % permet la victoire"et "la victoire doit déjà être prise""Une élection présidentielle doit donner de la force, même si les Français me choisissent avec même 50,5 ou 50,1, ce sera une grande responsabilité et une grande tâche qui m'attendra", a-t-il ajouté.

Il voit encore "plusieurs inconnues" dans le scrutin, citant la "participation" dont il pense qu'elle "sera forte""ensuite, quelles seront les suites des consignes de vote qui ont été données" et enfin "les consignes de vote blanc".

"Les sondages sont là, ils montrent un resserrement, alors je dis à tous ceux qui veulent que je devienne le prochain président de la République, ne laissez pas d'autres prendre la décision à votre place", a-t-il dit.

"PAS DE DÉLAI DE GRÂCE"

Le candidat socialiste a par ailleurs estimé que s'il était élu à l'Elysée il n'aurait"pas de délai de grâce""C'est à dire que tous les choix que je devrai faire devront être justes et cohérents", a-t-il analysé. "Ce qui m'a frappé dans cette campagne, c'est à la fois une volonté de changement parfois exprimée d'une manière radicale par nos concitoyens et en même temps une lucidité par rapport aux problèmes", a-t-il expliqué.

"Le temps ne me sera pas donné", a-t-il insisté. Il a reconnu qu'il ressentait "une appréhension" à l'idée de devenir éventuellement président de la République. "Une appréhension au sens où je sais ce qui m'attend", a-t-il précisé. "Les problèmes du pays ne vont pas disparaître avec le départ éventuel de Nicolas Sarkozy, il ne va pas emmener avec lui la dette publique, le chômage, les urgences sociales, je vois bien ce qui m'est demandé", a-t-il ajouté.

Il a aussi estimé que c'est "parce qu'il n'a pas su appréhender correctement ce que cette charge exigeait" que Nicolas Sarkozy "a commis ses erreurs, ses fautes", citant "le paquet fiscal voté dans l'été qu'il a traîné tout au long de son quinquennat, les injustices qui lui ont coûté fort cher, les erreurs de choix de personnes, d'attitude, de connivence" qu'"il a aussi assumées pendant les cinq ans de son mandat".

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