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Désirs d'Avenir 76

Encadrement militaire : quand Sarkozy moquait "l'incompétence" de Royal

13 Septembre 2011 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Ségolène ROYAL

http://tempsreel.nouvelobs.com/themes/header/mag-logo.png   Julien Martin  

 

Le chef de l'Etat reprend aujourd'hui l'idée d'un encadrement militaire pour les jeunes délinquants, défendue il y a cinq ans par l'ex-candidate socialiste à la présidentielle. Par Julien Martin.

Nicolas Sarkozy (AFP) Nicolas Sarkozy (AFP)

Après avoir défait ce qu'il avait fait (bouclier fiscal, défiscalisation des heures supplémentaires...), Nicolas Sarkozy fait ce qu'il ne voulait pas faire. En déplacement ce mardi 13 septembre en Seine-et-Marne, le chef de l'Etat a annoncé le dépôt à l'automne d'un projet de loi sur l'exécution des peines.

En détail, il prévoit de doter la France de 30 000 places de prison supplémentaires d'ici 2017. Mais ce n'est pas tout : il entend également "diversifier les modes de prise en charge des mineurs". Et reprend, pour ce faire, une mesure contenue dans le rapport que lui avait remis en juin le député UMP Eric Ciotti : l'encadrement militaire des jeunes délinquants.

Selon les mots du président, cette mesure va "permettre que les auteurs de délits puissent accomplir, pendant quelques mois, un service citoyen dans le cadre d'un établissement d'insertion de la défense".

Sauf que les mots du même Nicolas Sarkozy étaient radicalement différents il y a cinq ans. Alors ministre de l'Intérieur et futur candidat UMP à la présidentielle, il fustigeait cet encadrement militaire des jeunes délinquants, la marotte à l'époque de sa rivale socialiste Ségolène Royal.

Le 1er juin 2006, depuis Perpignan, il lançait : "Je suis parfois un peu étonné des propositions qu'elle fait. Si l'avenir des jeunes c'est d'être pris en mains par l'armée, pourquoi pas. Mais je ne le pense pas. Si on pense que la solution aux problèmes, c'est de tenir des propos aussi incompétents, c'est son choix."

Comme c'est le choix aujourd'hui du chef de l'Etat de prendre des mesures qu'il jugeait ridicules quand il était candidat.

Julien Martin - Le Nouvel Observateur

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