Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Désirs d'Avenir 76

Elections régionales : S. Royal dégaine sec contre Bussereau

17 Octobre 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Elections

http://static3.sudouest.com/fileadmin/templates/img/logo.jpg   POLITIQUE.

La présidente de Poitou-Charentes a réagi vivement à l'annonce du probable duel qu'elle va devoir livrer contre Dominique Bussereau

Les premières flèches ont été décochées hier. (photo léoty)

Ainsi que nous l'annoncions dans notre édition d'hier, l'ordre est tombé de l'Élysée : sauf nouvelle surprise au sein d'une armée UMP pictocharentaise dont les généraux ont tendance à se glisser des peaux de banane sous les bottes, c'est Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, qui va mener la liste UMP des régionales contre la sortante Ségolène Royal.

Une décision qui, pour l'heure, ne doit pas enchanter grand monde dans le camp UMP : le Charentais Henri de Richemont qui avait été élu chef de file en janvier dernier par les militants doit l'avoir saumâtre d'avoir été renvoyé sans façon dans sa verte campagne. Dominique Bussereau, tout nouveau président du conseil général de Charente-Maritime - et bien content de l'être - ne doit pas être emballé face à la mission qui l'attend. Il a d'ores et déjà expliqué qu'il ne dirait pas un mot sur le sujet avant le 28 novembre, date de la désignation officielle des têtes de liste UMP.

Il est en tout cas assuré de ne pas avoir une ingrate face à lui. Hier, Ségolène Royal a décoché les premières flèches en qualifiant son futur adversaire de « sommet du cumulard », ajoutant, perfide, que « la morale veut qu'on garde le dernier mandat sollicité auprès des électeurs ». « Donc, a-t-elle précisé, M. Bussereau, quelle que soit l'issue de l'élection, devra rester au conseil régional et démissionner du conseil général. »

Elle a également évoqué Nicolas Sarkozy « dont on dit qu'il s'occupe de moi ». Et d'ironiser : « Les moyens d'appui au sol et dans les airs vont suivre. Les bataillons vont s'aligner. Les défilés des ministres se poursuivre en région. »

Et avant de rendre un hommage appuyé à Henri de Richemont (« c'était un très bon candidat pour l'UMP car il correspond à l'identité du terrain, c'est un homme de centre droit, consensuel, correct »), elle s'est demandé si « Dominique Bussereau, actuel ministre du gouvernement, avait l'intention de venir en région pour y faire ce qui est fait au niveau national ».

Et de pointer du doigt « la création de 22 taxes supplémentaires » de la part du gouvernement.

Après s'être occupée du cas Bussereau, Ségolène Royal a parlé des émeutes de Poitiers, samedi dernier, en rejetant la responsabilité sur le préfet de région qui était « informé » et qui n'aurait pas pris les décisions adéquates.

Elle a aussi parlé de son refus d'entrer à la direction du PS. « Je n'ai pas claqué la porte, je n'y suis pas allée. Parce que je suis mal à l'aise dans les appareils politiques, notamment dans celui-ci », a-t-elle dit.

Auteur : Patrick Guilloton
(photo léoty)

Partager cet article

Commenter cet article