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Désirs d'Avenir 76

De Rungis à La Rochelle : l’Indécence de Nicolas Sarkozy

21 Février 2012 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

Ze Rédac

Nous n'avons que le pouvoir des mots !

Il y a comme une indécence à voir Nicolas Sarkozy jouer au candidat du peuple, à l’usine d’Alstom à Aytre près de La Rochelle. Visiter les chaînes de montage d’une usine qui va bien, s’attabler à la cantine  avec les ouvriers payés chaque fin de mois.

Quel courage lui faut-il pour affronter ce site où tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes possible et c’est heureux.

Et Ségolène Royal ne s’y est pas trompée, qui a épinglé, dans le train qui la menait à La Rochelle, le manque de courage d’un candidat qui évite soigneusement d’aller à Florange qui va fermer  ou à Gandrange  qui attend encore le premier résultat de ses promesses présidentielles.

Et François Hollande ne s’y est pas trompé, qui a déclaré Dimanche soir sur BFM TV “je ne me laisserai pas donner la leçon par celui qui n’a pas tenu ses promesses à Gandrange “.

Il y a comme une indécence à le voir, dès potron-minet, disserter à Rungis de la viande Hallal, en sortant son appeau à volaille frontiste du 1er tour comme si ce faux débat, cette vilaine polémique lancée par la ” Le Pen-Adams Familly ” avait un sens. Donner du sens à un non sens : la belle démagogie que voilà.

Il y a comme une indécence à entendre vociférer Nathalie Kosciusko-Morizet, toute nouvelle porte parole du candidat , déclamant à gorge déployée que ” Ségolène Royal veut criminaliser le débat politique ( maisquoidoncestce? ) et que François Hollande veut organiser une chasse aux sorcières chez les hauts fonctionnaires ( recsic ) il faudrait peut être apprendre à NKM à ajuster ses tirs, pour le moment totalement incompréhensibles pour les gens normaux . C’est aussi délirant que Nadine Morano mais beaucoup moins drôle.

Il y a surtout une indécence à voir cette droite répéter en boucle, en creux, en long et en travers que la gauche n’aime pas la France. Vieille réthorique extrême droitière à laquelle il est bon d’opposer une question simple. Aimer la France, c’est d’abord ne pas abîmer la République.

Qui abîme la République ? Le chômeur qui galère ou le ministre qui se fit offrir 12.000 euros de cigares.

Qui abîme la République ? L’ouvrier qui se révolte au point de vouloir faire sauter son usine ou le gouvernement qui fait des ristournes de dizaines de millions d’euros aux familles les plus riches?

Qui abîme la République ? Le cadre moyen qui tire sur la corde ou le système qui protège les généreux donateurs de l’UMP?

Qui abîme la République ? Les ouvrières de Lejaby, les ouvriers de New Fabris ou Monsieur Woerth ?

Qui abîme la République ? Celui qui détruit les emplois industriels et les postes dans l’éducation nationale ou celui qui veut ré-industrialiser et embaucher 60.000 personnes dans l’éducation nationale.

Qui abîme la république ? Les journaliste qui font leur travail ou ceux qui les écoutent, les surveillent et les menacent?

Qui abîme la République ? Les Roms ou celui qui prononce le discours de Dakar et celui de Grenoble à 3 ans d’intervalle ?

Qui saccage notre rêve républicain, et donc nous mêmes puisque nous sommes la République ?

Est-ce la gauche ? Non. C’est la droite, c’est Nicolas Sarkozy qui peut chanter son amour de la France. Aimer c’est agir disait Victor Hugo. Tout le reste n’est que fadaises et contes pour enfant.

Oui il y a comme une indécence à voir se balader ce drôle de petit bonhomme, les mains dans les poches, le nez en l’air, le voir arpenter ce pays comme si de rien n’était, en Docteur Nicolas et Mister Sarkozy, deux jumeaux dont l’un aurait gère pendant 5 ans un pays que l’autre semblerait découvrir .

Grotesque et indécent.

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Harmonie 21/02/2012 18:15


Et qui était derrière Sarkozy en Charentes-Maritime ? Le sieur Bussereau !... Ceci explique cela.