
Les mêmes se retrouveront le 14 novembre à Dijon afin de donner un premier contenu concret à leur démarche. Pas seulement pour prendre la pose et faire "une belle photo", comme avait persiflé la première secrétaire du Parti socialiste (PS), Martine Aubry.
"Créer une alternative progressiste face à Nicolas Sarkozy ne sera possible que si nous sommes crédibles, c'est-à-dire capables de formuler des propositions", souligne Vincent Peillon, porte-drapeau de L'Espoir à gauche, le principal courant constitué au sein du PS (29 % des voix au congrès de Reims). Le député européen regrette de voir "les progressistes" aborder en ordre dispersé les régionales de mars 2010 mais aussi que le PS ait adopté "un ordre de préséance" dans ses alliances en décidant d'écarter tout rapprochement avec le MoDem au premier tour.
Hardis mais prudents, les organisateurs de cette réunion, dont le programme a été rendu public vendredi 6 novembre, ont évité de convier des "présidentiables". Ségolène Royal, qui fut soutenue par L'Espoir à gauche au congrès de Reims, tout comme François Bayrou, n'ont donc pas été invités à Dijon. C'est sur la question de l'éducation que cette recherche d'une alliance élargie passera un premier test. "Il s'agit d'un débat central lorsque l'on s'interroge sur l'identité de la France", fait valoir M. Peillon qui souhaite "faire bouger l'école, mais en associant les enseignants".
Sont prévus six ateliers consacrés, entre autres, au collège unique, aux violences scolaires, aux rythmes éducatifs ou aux priorités budgétaires. A ces travaux, seront associés les principaux dirigeants syndicaux de l'éducation nationale, dont Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, mais aussi des associations de parents d'élèves ainsi que des experts. "Cette journée ne sera pas un simple colloque : en conclusion des travaux, il nous faudra déterminer ensemble quels sont nos points d'accord mais aussi de désaccord pour débloquer le système éducatif", insistent les organisateurs.
Dans les prochaines semaines, sera constitué un "lieu de débat" qui, par l'intermédiaire d'un site Internet, permettra "de faire vivre ce rassemblement". D'autres rencontres, consacrées à la réforme des institutions puis à l'économie et à la fiscalité, devront contribuer à jeter les bases d'un projet politique "socialiste, écologiste et démocrate" à l'horizon 2012.
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