"C'est un scandale, c'est une provocation, surtout dans cette entreprise, où l'Etat est actionnaire. Donc l'Etat aurait très bien pu s'opposer à cette façon de faire", a déclaré sur France-2 la candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Elle a demandé "aux dirigeants d'Airbus de retirer la totalité de ce plan (Power-8) pour que nous mettions à plat des stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d'emplois". Et de s'interroger: "est-ce que ce sont des licenciements boursiers? Est-ce que ce sont des licenciements qui sont justifiés par des stratégies industrielles?".
"Pots cassés"

Selon elle, l'annonce des indemnités de départ de Noël Forgeard "tendrait à prouver que c'est la première hypothèse, qui, finalement, est la bonne".
Ségolène Royal a également affirmé que, si elle est élue présidente de la République, "dans les entreprises où l'Etat est actionnaire, l'Etat exercera ses responsabilités, c'est-à-dire rendra publique la rémunération des hauts dirigeants des entreprises, comme cela se fait dans les pays du nord de l'Europe".
Ensuite, "l'Etat mettre en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse, si j'ose dire, tandis que des salariés qui ne sont pour rien dans les difficultés de l'entreprise, eux, paient les pots cassés par la précarité, par le chômage et par les difficultés personnelles".
8,5 millions d'indemnités
Lors de son départ, en 2006, l'ancien co-président exécutif d'EADS et ex-PDG d'Airbus Noël Forgeard a perçu quelque 8,5 millions d'euros, a-t-on appris mardi, via un document d'EADS, destiné aux actionnaires du groupe.
"En vertu des termes de son contrat de travail, Noël Forgeard a eu droit à six mois de préavis, représentant une somme de 1.223.317 euros (salaire brut et bonus), et des indemnités de départ de 4.893.268 euros, soit deux ans de salaire brut annuel", révèle ce document.
Ce à quoi il faut ajouter 2,4 millions d'euros au titre d'une prime de non-concurrence, car Noël Forgeard a droit, ajoute la maison-mère d'Airbus, à "une indemnité de non-concurrence de deux ans, qui représente un montant brut mensuel de 101.917 euros" (donc 2,44 millions sur vingt-quatre mois).
2,33 millions d'euros de rémunérations
En 2005, Noël Forgeard avait touché une rémunération brute de 2,33 millions d'euros, comprenant un salaire fixe annuel de 1,13 million d'euros et un bonus de 1,2 million.
Noël Forgeard avait été évincé l'été dernier, dans un contexte de perturbations profondes liées au retard du très gros porteur A380.
Délits d'initiés
Il est notamment mis en cause -avec le directeur stratégique du groupe Jean-Paul Gut, le patron de la division Espace François Auque et Fabrice Brégier, ex-président d'Eurocopter, désormais directeur général délégué d'Airbus- dans une affaire de délits d'initiés qui fait l'objet d'une enquête de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
La vente d'actions Airbus à laquelle il avait procédé, quelques semaines avant l'annonce des retards de l'avion géant, a en effet été perçue comme suspecte. Il en a retiré une plus-value de 2,5 millions d'euros.



Et vazi ma poule! cette expression n'est pas destinée à Ségolène.
c'est juste une expression ,naturelle pour moi, que je connais depuis plus de quarante ans et qui me vient à l'esprit quand je lis le détail des rémunération de l'ami Forgeard
Et on nous parle de Bonus comme le bonus 3 ou lebonus 4 du quinté! j'hallucine; Réveillez vous les tsétsétisés!!
Madame Royal , il ne suffira pas de publier les rémunérations des dirigeants. Ces montants de rémunération sont inacceptables.
Tout simplement inacceptable et il est hors de question de l'accepter.
Nous trouverons ce qu'il faut faire pour cela.
Rien n'empêche de diviser par cinq ces rémunérations pour simplement revenir au niveau(d échelle des salaires) d'il y a dix ans
Si la Gauche au pouvoir à l'Elysée n'est pas capable d'imposer cela, c'est que ce n'est pas la Gauche qui sera à l'élysée. Je me refuse à le croire.et je sais que même si c'est dur Ségolène Royal le fera. elle peut compter sur nous. Nous le ferons avec elle.