"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Je créerai une agence européenne de lutte contre le cancer,
cet engagement avait déjà été pris, mais jamais été réalisé. |
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| "Je créerai une agence européenne de lutte contre le cancer, cet engagement avait déjà été pris, mais jamais été réalisé. Cette fois-ci, il faudra tenir parole, je serai celle qui créera cette agence", a-t-elle promis, qualifiant d'"urgence" la mise en place de cette structure. "La recherche sur le cancer en Europe et notamment en France est de haut niveau. Mais les chercheurs savent que les échanges entre eux sont absolument nécessaires pour progresser. Ils savent que certaines duplications sont inutiles et coûteuses. Ils savent enfin que pour avancer sur beaucoup de sujets, il faut une taille critique suffisante, en moyens financiers et en nombre de chercheurs". Ségolène Royal a précisé qu'elle voyait cette agence "comme un vrai programme pour coordonner la recherche et mutualiser les moyens en créant par exemple une banque de tumeurs pour permettre des recherches plus pointues sur la diversité des affections cancéreuses". La candidate socialiste est aussi revenue sur les franchises proposées par Nicolas Sarkozy. "Il n'y a rien de plus inhumain en matière de santé que le libéralisme, la France n'est pas condamnée à cette santé à plusieurs vitesses qui semble gagner du terrain". "Je m'oppose fortement aux franchises médicales, c'est-à-dire aux déremboursements généralisés qui ne sont en fait que la première étape de la privatisation de la Sécurité sociale". Ségolène Royal évoque "un candidat" qui "vient de proposer non pas une franchise mais quatre franchises sur les médicaments, sur les examens biologiques, sur les consultations et sur l'hospitalisation". "Parce qu'il a été incapable de juguler le déficit de l'assurance-maladie, le pouvoir en place a choisi de le creuser en proposant l'augmentation des honoraires médicaux et d'en faire payer le prix fort aux familles et aux classes moyennes". "Le pacte social est rompu", dit-elle, fustigeant "un mur sanitaire entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas". "Une société se juge à la manière dont elle prend soin de tous".Ségolène Royal dénonce "la mécanique de privatisation du service public hospitalier" menée par les gouvernements du président Jacques Chirac depuis 2002, pour se déclarer en faveur d'"un contrat social fort". Refusant "le contexte bien dégradé" de la santé publique en France, "résultat d'une asphyxie programmée", la candidate socialiste affirme que "la solution n'est pas de revenir aux 39 heures" mais "d'attirer les praticiens libéraux à l'hôpital". Pour cela, Ségolène Royal déclare vouloir "engager une réflexion sur les rémunérations médicales", dénonçant le fait qu'un praticien puisse être payé trois à quatre fois plus dans le privé que dans le public, "sans obligation de faire des gardes" et "avec la possibilité de sélectionner les patients". Le co-directeur de campagne de Ségolène Royal a par ailleurs indiqué dans la journée que les forfaits de 1 euro sur chaque consultation médicale et de 18 euros pour les actes médicaux lourds seraient "à supprimer" en cas de victoire à l'élection présidentielle. Jean-Louis Bianco ajoute qu'il faut "étudier toutes les mesures de financement possible" du système de soins, même s'il "exclu" toute TVA sociale, proposition du candidat UMP Nicolas Sarkozy."Il s'agit d'une hausse sur un impôt non progressif, donc injuste", et cela fait peser une menace "sur la consommation, qui est un des facteurs de la croissance"
Ségolène Royal avait visité en début d'après-midi le centre Léon Bérard de Lyon, spécialisé dans le traitement du cancer, où elle a rencontré des malades, notamment des enfants à qui elle a signé des dédicaces, des médecins, et des responsables du dépistage du cancer du sein. Elle s'est ensuite rendue au service immunologie-sida de l'hôpital Edouard Herriot, où elle a dialogué longuement avec Dominique, un malade du sida, avant de signer une série d'autographes pour sa famille. |










