"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
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Ségolène Royal
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Discrimination: Mme Royal veut la publication des entreprises contrevenantes
PARIS, 19 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a proposé lundi "l'affichage dans la presse locale" des entreprises qui ne respectent pas la loi afin de lutter plus efficacement contre la discrimination au travail.
"Il faut de la transparence et par exemple l'affichage dans la presse locale des entreprises qui ne respectent pas les lois sociales ou les lois environnementales", a déclaré la candidate socialiste dans l'émission "Pas de quartier" de la webradio de Radio France.
"C'est la lutte d'un pays tout entier, si les discriminations subsistent c'est parce que la parole politique n'est pas suffisamment forte dans la dénonciation de ces comportements et il va falloir renforcer l'application de la loi" a-t-elle ajouté.
Mme Royal a également suggéré "d'écarter des marchés publics les entreprises qui ne respectent pas la loi", indiquant qu'elle l'avait fait dans la région Poitou-Charentes qu'elle préside.
Pour elle, "il faut que le fait d'être en retard, en régression ou en non respect de la loi devienne une pénalisation pour l'entreprise".
"Lorsque l'on publiera (les noms de) ces entreprises qui ne respectent pas ces lois, cela leur portera préjudice et, à un moment, elles devront se mettre à niveau", a-t-elle expliqué, en affirmant que, "pour les entreprises polluantes, cela a très bien marché".
La candidate du PS a aussi proposé un système de parrainage dans la recherche d'emploi.
"Il y a un racisme ordinaire et un manque de parrainage. Il faudrait que l'ANPE soit réformée en profondeur et que les personnes qui sont à la recherche d'un emploi soient individuellement accompagnés par un adulte référent", a-t-elle dit.
Ségolène Royal "pas hostile" à des débats entre candidats
avant le 1er tour
PARIS, 19 mars 2007 (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, a déclaré lundi n'être "pas hostile" à des débats avec ses principaux challengers, d'ici au premier tour de scrutin.
"Je ne suis pas hostile à des débats avec les principaux candidats avant le premier tour", a déclaré Mme Royal lors d'une rencontre informelle avec la presse. Interrogée pour savoir si elle accepterait la présence du candidat du Front national, elle a estimé en substance qu'il fallait éviter la confusion.
Mme Royal a fait valoir que "les Français ont envie de comprendre la différence entre les projets". Elle a estimé que "la confrontation avec Nicolas Sarkozy et François Bayrou va se faire naturellement, sur les projets".
Ségolène Royal prévoit le mandat unique parlementaire en mars 2008
PARIS, 19 mars 2007 (AFP) - L'interdiction du cumul des mandats pour les parlementaires s'appliquera à partir "des élections municipales" prévues en mars 2008, en cas de victoire de la gauche aux élections présidentielle et législatives, a indiqué lundi Ségolène Royal.
La candidate socialiste à la présidentielle a envisagé d'"aller jusqu'à la réunion d'une assemblée constituante", en évoquant avec des journalistes la fondation d'"une VIe République" qu'elle a annoncé dimanche.
Faisant part de sa volonté d'aller "le plus loin possible dans ce qui pourra permettre de modifier le fonctionnement des institutions démocratiques", elle a souligné que cette réforme doit comprendre quatre volets: démocratie parlementaire, démocratie sociale, démocratie participative et démocratie territoriale.
Selon Mme Royal, "les processus de décision ne sont plus adaptés aux temps modernes" et il faut instaurer "un nouvel équilibre des pouvoirs pour moderniser les institutions et rendre plus efficace la décision politique".
Interrogée sur le moment où entrerait en vigueur l'interdiction du cumul des mandats pour les parlementaires, Mme Royal a répondu: "aux élections municipales", prévues en mars 2008. Le pacte présidentiel, et le discours de Mme Royal devant les élus socialistes dimanche, ne précisaient pas le calendrier de cette mesure, également prévue par le projet du PS.
Cette précision signifie que les parlementaires qui souhaitent rester maires devront démissionner de leur mandat de député ou de sénateur.
PARIS (Reuters) - Réfutant tout "effet d'annonce" pour contrer François Bayrou, Ségolène Royal a détaillé lundi le contenu des réformes institutionnelles qu'elle souhaite adopter pour permettre le passage à une VIe République dès l'automne prochain.
Au lendemain de son discours de la porte de Versailles, la candidate socialiste s'est elle-même chargée de l'explication de texte lors d'une rencontre informelle avec la presse devant qui elle a évoqué la convocation d'une assemblée constituante.
Persuadée que le système est "à bout de souffle", la présidente de Poitou-Charentes souhaite créer un "nouvel équilibre des pouvoirs pour moderniser la France, rendre plus efficaces la décision politique".
"J'irai le plus loin possible dans ce qui pourra permettre de réformer en profondeur le fonctionnement des institutions", a-t-elle précisé, parlant d'un "paquet global" de réformes et de textes destinés à améliorer les démocraties parlementaire, sociale, participative et territoriale.
Faudra-t-il pour cela convoquer une assemblée constituante? "Je souhaite aller jusque là", a-t-elle confié devant les journalistes, inhabituellement conviés à son QG de campagne pour un "échange informel et convivial" à moins de cinq semaines du premier tour.
En cas de victoire le 6 mai, date du deuxième tour de la présidentielle, Ségolène Royal pourrait annoncer aux électeurs que l'Assemblée nationale issue des prochaines législatives, en juin, sera déclarée constituante. Le dernier cas remonte aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale.
Un référendum institutionnel se tiendrait ensuite à l'automne pour valider l'ensemble de ces propositions. Il porterait notamment sur le mandat unique de parlementaire, qui s'appliquerait dès les municipales de 2008. Le rôle du Parlement en matière sociale, d'environnement, de politique étrangère et de défense serait renforcé.
Le "pacte présidentiel" précise également qu'une "dose de proportionnelle" sera introduite pour les législatives, que le 49-3 sera supprimée et que le mode d'élection du Sénat sera modifié.
Le droit de vote des étrangers aux élections locales - promesse électorale de la gauche depuis 1981 - fera également partie des projets soumis au vote des Français.
En revanche, la candidate socialiste n'a pas souhaité préciser lundi ses idées sur la répartition des tâches entre présidente et Premier ministre.
UNE PRESIDENTE A L'ASSEMBLEE?
Tout sauf "improvisée", cette annonce dimanche d'une "VIe République" marque "l'aboutissement" de sa réflexion sur "l'ensemble des volets" institutionnels, a-t-elle assuré.
Reprendre le vocable "VIe République" à son compte, et non l'idiome "République nouvelle" comme le stipule son "pacte présidentiel", c'est également un moyen de "continuer sur (s)a liberté de parole" par rapport au Parti socialiste, dont les courants internes se sont opposés sur la VIe République lors du congrès du Mans.
"Je ne suis pas prisonnière de tel ou tel vocabulaire", a expliqué Ségolène Royal, qui revendique le droit d'utiliser toutes les "idées qui me semblent le plus conformes" pour réformer le pays.
Dans la dernière ligne droite, elle revendique de plus en plus sa liberté, se plaçant à la fois dans la posture gaullienne de la rencontre entre un homme, ou une femme, et d'un peuple, et dans le sillage de François Mitterrand, qui se voulait au-dessus des partis.
Une liberté qu'elle entend conserver une fois à l'Elysée au nom de l'efficacité démocratique. "Le principal risque du pouvoir, c'est l'isolement", a-t-elle avancé, exprimant le souhait de "rester au contact" des Français, de promener ses "petites antennes" dans les territoires.
Pas question d'accepter "36 filtres pour acheminer vers moi des vérités partielles", a souligné la première femme à avoir une chance réelle d'accéder à la magistrature suprême.
Tout en veillant à ne pas "désolenniser le rôle du chef de l'Etat", la présidente Royal se rendra "peut-être une fois par semaine" sur le terrain. Adepte de la démocratie participative, elle rendra compte de son mandat une fois par an sous une forme qui reste "à travailler" mais qui pourrait être un "jury de citoyens tiré au sort".
Elle "imagine très bien" également se rendre à l'Assemblée nationale pour "répondre pendant une heure aux questions non préparées des parlementaires"... une possibilité qu'interdit la Ve République.
Ségolène Royal : il faut dire quelles sont les bonnes dépenses pour résorber la dette
PARIS, 19 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a indiqué lundi qu'il fallait "dire quelles sont les bonnes dépenses pour résorber la dette" car "ce n'est pas en disant que l'on ne va rien dépenser qu'on va redresser le pays".
"Le choix politique qui doit être fait aujourd'hui c'est de dire quelles sont les bonnes dépenses pour résorber la dette", a affirmé la candidate socialiste lors de l'émission "Complément d'enquête" sur France 2 dont le script a été transmis à l'AFP.
Il faut selon elle "investir dans les endroits qui vont permettre d'avoir un retour sur investissement et donc de résorber la dette".
En revanche, "ce n'est pas en disant que l'on ne va rien dépenser qu'on va redresser le pays. Il y a de bonnes et de mauvaises dépenses", a-t-elle dit en précisant qu'elle investirait en particulier dans "la matière grise, la formation professionnelle et l'emploi des jeunes".
Partisane du "maintien du service public", elle prône "aussi sa réforme en mettant les agents là où c'est nécessaire et en réformant profondément l'Etat beaucoup trop centralisé, beaucoup trop hypertrophié".
Pour ce faire, Mme Royal envisage une "nouvelle vague de décentralisation" pour "mettre les agents publics sur le territoire au plus près des besoins des gens".
Interrogée sur la question des médecins ayant une clientèle privée dans les hôpitaux publics, Mme Royal dit "ne pas être choquée du tout que les médecins puissent avoir sur une partie de leur temps libre, une clientèle privée".
19 mars: Ségolène Royal salue la mémoire des anciens combattants d'Afrique du Nord
PARIS, 19 mars 2007 (AFP) - La candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal a salué lundi "la mémoire des anciens combattants d'Afrique du Nord", à l'occasion du 45è anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, alors que la Journée de commémoration officielle est fixée au 5 décembre.
"Quarante-cinq ans après l'annonce du cessez-le-feu, la France doit conserver le souvenir des heures douloureuses de cette guerre et honorer ceux qui y ont laissé leur vie", souligne Mme Royal dans un communiqué.
La candidate PS "entend également rappeler à cette occasion l'importance qu'elle attache à la force des liens qui unissent la France et l'Algérie, dont l'histoire commune doit servir de socle à un projet ambitieux de coopération méditerranéenne", poursuit le communiqué.
Au terme d'une longue querelle entre des associations d'anciens combattants, le gouvernement a décidé par un décret de 2003 de fixer la commémoration au 5 décembre, date de l'inauguration en 2002 par Jacques Chirac du "mémorial national" du quai Branly à Paris, dédié aux victimes de ce conflit.
Plusieurs organisations -- dont la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca, 370.000 adhérents), et l'Association républicaine des Anciens combattants et victimes de guerre (Arac, 100.000 membres) -- ont toutefois rejeté cette date de compromis, estimant que "seule la date historique du 19 mars, anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, peut convenir pour un tel hommage".
La guerre d'Algérie, qui a duré plus de sept ans (1954-1962), a fait 500.000 morts dont environ 27.500 soldats français, selon des estimations récentes.










