"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Au PS, la progression du centriste dans les sondages sème le trouble et réveille la querelle entre les ailes gauche et droite du parti, entre les "sociaux-démocrates" tels Dominique Strauss-Kahn et les tenants d'une ligne "à gauche toute" dont Laurent Fabius. Un désaccord de fond, plus que stratégique, qui a éclaté mardi soir lors de la réunion hebdomadaire du bureau national rue de Solférino.
Pour Laurent Fabius, qui "n'envisage pas" de gouvernement UDF-PS, Ségolène Royal doit d'abord rassembler la gauche au premier tour. "Il faut qu'elle rassemble le maximum de voix de gauche et puis, peut-être, d'autres voix", a-t-il maintenu sur LCI.
Dans le collimateur, DSK a reconnu une "divergence tactique". "Il faudra rassembler toutes les voix possibles pour gagner", a-t-il répliqué sur Europe-1. S'il a exclu d'être Premier ministre de François Bayrou, DSK semble le ménager. Il a irrité l'aile gauche du PS en appelant le centriste à refuser l'alliance avec l'UMP au second tour et à rejoindre Ségolène Royal car "cela fera une belle majorité pour battre Sarkozy" et "changer la France". Au risque de laisser penser que ce mouvement pourrait se faire dans l'autre sens.
Surtout, le député du Val d'Oise ne tarit pas de critiques sur ce qu'il décrit comme une vieille gauche. Et de déplorer "la difficulté qu'a cette gauche à faire sa mutation", critiquant ses "recettes" et "méthodes" d'"il y a une quarantaine d'années". "On ne peut pas rester dans un combat un peu manichéen", cela "peut nous faire perdre à l'arrivée", a-t-il plaidé, assurant que Ségolène Royal en est elle-même "convaincue" et saura faire preuve de "novation".
Une brèche dans laquelle François Bayrou s'est aussitôt engouffré. Dans le "Nouvel observateur" à paraître jeudi, il en appelle aux "sociaux-démocrates" qui "en ont ras-le-bol de la manière dont le PS fonctionne" et invite DSK à "s'émanciper". "Il y aura des socialistes dans la majorité nouvelle", prédit-il. Le PS est "très fissuré", constate-t-il, même s'il ne souhaite pas son "éclatement", réveillant ainsi le spectre d'une explosion du PS.
"Faire le pas vers Bayrou, c'est un truc suicidaire", analysait récemment François Hollande, que certains au PS accusent d'avoir empêché un aggiornamento idéologique du parti lors des congrès de 2003 et 2005, avec son "réformisme de gauche" aux contours flous.
Dans ce contexte, Ségolène Royal s'en est vertement prise à François Bayrou. "La démagogie qui consiste à dire qu'on va régler les problèmes simplement en effaçant les clivages politiques, je crois que c'est une forme d'imposture", a-t-elle tancé, l'accusant d'"endormir" les Français avec des discours "consensuels" et du "bla-bla".
Elle a notamment critiqué ses propositions pour juguler la dette. L'UDF se donne ainsi trois ans pour réduire le déficit en y consacrant la moitié des recettes de l'Etat et veut interdire au gouvernement de présenter un budget en déficit (hors récession). Le PS, lui, préconise de stabiliser la dépense publique en limitant sa progression à 1,8% par an en volume (hors inflation).
"Un pays qui ne dépense plus rien, qui n'investit plus dans l'avenir est un pays qui va mourir parce que le plus grand danger qui nous guette, c'est l'immobilisme", a-t-elle sermonné.
Invitée récemment à préciser si elle était sociale-démocrate, Ségolène Royal avait alors répondu: "Je suis dans le socialisme du XXIe siècle". AP










