"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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et c'est pourquoi je me sens solide"

Résolument optimiste, Ségolène Royal a invité le peuple à la rejoindre pour faire de "la politique". "Avec moi, la politique ne sera plus jamais la même", a-t-elle exprimé. "Elle ne se fera plus jamais sans vous, elle ne se fera plus jamais sans écouter", a tonné la candidate "de tous les Français".
"Heureux" d'accueillir Ségolène Royal, Laurent Fabius a fait connaître son souhait "que d'ici quelques semaines, la présidente de la République s'appelle Ségolène Royal", la décrivant comme "la voix des sans voix et l'espoir de tous ceux qui n'ont pas d'espoir".
Même si l'ancien Premier ministre n'est intervenu que brièvement, il n'a pas été en reste pour les deux candidats de la droite. "Cette campagne se présente d'une façon plutôt simple. Face à nous, il y a M. Sarkozy qu'il serait plus simple et plus juste d'appeler M. Supercherie", a-t-il estimé. "Supercherie sur tous les plans", a martelé Laurent Fabius allant jusqu'à le comparer "à un chargé de clientèle". "Cela nous rappelle M. Chirac mais avec des pantalons plus courts".
"Face à nous, aussi, la candidature de M. Bayrou, victime médiatique bien connue, qu'il faut aborder de front et non contourner dans je ne sais quel silence gêné", a ajouté Laurent Fabius. Après avoir retroussé ses manches et acquis la salle aux valeurs socialistes, l'orateur a invité Ségolène Royal à le rejoindre sur la scène, lançant: "Ton succès n'est pas une hypothèse, c'est une nécessité".
Alors que M. Fabius a cogné sur le candidat UMP, son hôte a déroulé son "pacte présidentiel". Tour à tour, Ségolène Royal a énuméré les thèmes qui lui sont chers: solidarité, pouvoir d'achat. Aux détracteurs qui lui reprochent le chiffrage de son programme, elle a renvoyé le "déficit des comptes sociaux" que "la droite laisse". La candidate a également évoqué l'avenir des salariés d'Alcatel. "Face à une inertie gouvernementale, impardonnable, je vois des usines qui ferment, des délocalisations et une colère", a-t-elle estimé.
Dans une région ouvrière et populaire, Ségolène Royal s'est adressée aux salariés des "petites entreprises", aux "femmes seules". Sans jamais prononcer le mot "socialiste", la candidate a évoqué à plusieurs reprises la mémoire de François Mitterrand, Léon Blum ou Pierre Bérégovoy. "Le pacte présidentiel est solide et c'est pourquoi je me sens solide", a tonné la candidate qui a affirmé avoir "entendu les reproches: le peuple ne peut pas décider de tout; la politique, c'est l'art de choisir, de trancher".
Mais "qu'on cesse de crier au populisme", a tonné la candidate, "Je tiendrai bon sur cette façon de faire, je crois tout simplement que l'on ne peut pas faire autrement". AP










