
Pour elle ses valeurs "fondamentales correspondent à ce dont la France a besoin aujourd'hui: la famille, l'éducation, la sécurisation, la lutte contre toutes les violences, la relance économique avec d'autres façons de voir", a-t-elle poursuivi. Développant une vision plutôt scandinave de la société, où une "sécurité sociale professionnelle", sas d’un emploi vers un autre, enlèverait des verrous à l’embauche. Une société de la responsabilité et non de l’assistanat, mais aussi une société du sur-mesure ou les aides doivent être affectées " aux entreprises qui emploient, qui innovent, qui sont soumises à la concurrence internationale". Piquée à vif lorsqu’on lui a demandé si elle pourrait s’imposer, elle s’est animée expliquant son itinéraire et combien la tache était plus difficile pour une femme, qu'un homme avec un parcours équivalant au sien ne se verrait pas "remettre en question de façon permanente" comme elle. Vibrante lorsqu’elle a parlé de la république modeste qu’il entendait réhabiliter, émouvante lorsqu’elle a eu un geste envers un handicapé en chaise roulante, habitée par sa mission, pudique lorsqu’on l’a interrogé sur François Hollande, l’examen a été passé avec succès. Reste à savoir s’il aura fait changer l’opinion des Français qui, dans 26 sondages consécutifs, la disent battue par Nicolas Sarkozy.JM B
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