F. Chérèque : Sarkozy, beaucoup d'affirmations factuelles "fausses"
PARIS, 6 fév 2007 (AFP) -
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déploré mardi plusieurs affirmations factuelles "fausses" de la part de Nicolas Sarkozy, notamment sur les retraités ou le SMIC, lors de son émission de la veille sur TF1, lui reprochant d'avoir "noirci le tableau".
"Ce que je demande aux candidats (à l'élection présidentielle) c'est de parler bien évidemment des problèmes des Français et des salariés, mais tels qu'ils sont.... Il y en a suffisament pour pas en rajouter",
a déclaré M. Chérèque au micro d'Europe 1 à propos de l'émission qui plaçait le candicat de l'UMP à l'élection présidentielle "face aux questions de 100 Français". "Ce que je demande aux candidats (à l'élection présidentielle) c'est de parler bien évidemment des problèmes des Français et des salariés, mais tels qu'ils sont.... Il y en a suffisament pour pas en rajouter",
"C'est une émission très difficile et il s'en est plutôt bien sorti: il a répondu à tout... Mais à vouloir répondre à tout je pense que par moment, il a dressé un tableau trop négatif, et j'ai des exemples", a commenté M. Chérèque.
Ainsi, "il nous dit: +Les retraités sont de plus en plus pauvres+, c'est faux ! On a des problèmes avec les retraités les plus pauvres, mais les retraités sont la catégorie sociale dont le pouvoir d'achat s'est le plus amélioré depuis 20 ans", a-t-il cité comme exemple.
"Il nous a dit +le SMIC, c'est la moitié de Français+: c'est pas vrai ! Il y a 17% des Français au SMIC", a poursuivi M. Chérèque.
"Il nous dit: +Il n'y a pas de politique familiale au premier enfant+, c'est faux !: on est le seul pays en Europe où on a un quotient familial qui réduit les impôts pour tous les Français dès le premier enfant".
"Il nous dit les classes moyennes ne peuvent plus s'acheter de maisons: je veux bien qu'il y ait un problème de logement et des classes moyennes qui vont de plus en plus loin dans les banlieues pour habiter, mais quand même ils achètent des maisons !", s'est exclamé M. Chérèque.
"Je trouve que face aux difficultés des Français, on a pas intérêt dans le débat politique à noircir le tableau, qui est suffisament difficile comme ça pour trouver des solutions", a conclu le leader cédétiste.



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cordialement depuis Toulouse
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