une "campagne" anti-Royal
"insultante pour les femmes"
"insultante pour les femmes"
PARIS, 5 fév 2007 (AFP) -
Onze femmes socialistes de toutes sensibilités, dont huit députés, ont dénoncé lundi "la campagne menée à l'encontre de Ségolène Royal", candidate du PS à la présidentielle, la jugeant "insultante envers toutes les femmes".
"La campagne menée à l'encontre de Ségolène Royal est insultante envers toutes les femmes. La suspicion d'incompétence, les pièges, les propos condescendants, les attaques personnelles ont un objectif: jeter le doute dans l'esprit des Français sur les capacités de Ségolène Royal à être présidente de la République", déclarent les signataires dans un communiqué.
"La campagne menée à l'encontre de Ségolène Royal est insultante envers toutes les femmes. La suspicion d'incompétence, les pièges, les propos condescendants, les attaques personnelles ont un objectif: jeter le doute dans l'esprit des Français sur les capacités de Ségolène Royal à être présidente de la République", déclarent les signataires dans un communiqué.
Y figurent des pro-Royal de longue date comme l'ex-ministre Yvette Roudy et la députée des Côtes-d'Armor Danièle Bousquet mais aussi des proches de Martine Aubry (Catherine Génisson et Marylise Lebranchu), de Lionel Jospin (Elisabeth Guigou), de Dominique Strauss-Kahn (Danièle Hoffman-Rispal) et de Laurent Fabius (Laurence Rossignol, Pervenche Bérès).
Ces socialistes ajoutent: "Autoritaire! Imprévisible! Incontrôlable! Légère! De tout temps, c'est ainsi qu'on a dévalorisé les femmes pour les assigner à ne pas sortir de leur condition. Hier, on disait hystérie, inconstance, versatilité, incapacité. Ces stéréotypes sommeillent encore dans notre société; ce sont eux que Nicolas Sarkozy veut réveiller. Si la cible était atteinte, toutes les femmes en subiraient les dommages collatéraux".
Ces responsables déclarent n'avoir "pas de leçon à recevoir du leader d'un parti qui préfère, de nouveau en 2007, payer des amendes que d'investir des femmes au élections législatives. D'un parti qui croit qu'il suffit pour faire la parité de désigner 50% de suppléantes !".
Selon elles, "disqualifier la candidate pour éviter la confrontation des projets, voilà la stratégie de campagne de l'UMP
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article



