"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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la présidente de la "France métisse"
GRENOBLE, 1 fév 2007 (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, a affirmé jeudi soir à Grenoble au cours d'un show à l'américaine qu'elle "serait la présidente de la République de la France métisse", critiquant à plusieurs reprises, sans le nommer, Nicolas Sarkozy.

"Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui français à part entière", a-t-elle renchérit, dans un discours d'une cinquantaine de minutes concluant plus de 2H30 de débat.
Plusieurs dizaines de jeunes avaient au cours du forum évoqué au micro la discrimination, les stages non rémunérés et la difficulté à trouver un logement et du travail.
"L'ascenseur social reste bloqué au sous-sol et ne dessert plus les étages du haut, et le modèle que l'UMP propose à nos enfants face aux grandes transformations du monde peut se résumer à peu près à ceci -- +sois compétitif, ne pense qu'à toi et tais-toi+ -- est cela que vous voulez?", s'est écriée la candidate sous un tonnerre d'applaudissements.
Elle a ensuite pris à partie le ministre de l'Intérieur: "Je ne veux pas de cette société du +tous contre tous et du chacun pour soi+ qu'un autre nous prépare, je ne veux pas d'un projet où la jeunesse est infantilisée, considérée comme une menace, un danger".
Mme Royal a évoqué l'échec de la politique actuelle dans les banlieues: "on pourra envoyer tous les bataillons de police et de gendarmerie que cela n'y changera rien, par les mots de la provocation, rien n'est réglé".
"Je pense à Bouna, Zyed et Muhittin, aux jeunes électrocutés de Clichy et je dis à leur famille que nous n'aurons de cesse que la vérité soit connue dans la tragédie qui a pris leur vie au delà des mensonges du ministre de l'Intérieur".
Afin de participer à l'opération "cinq minutes de répit pour la planète", les lumières de la salle avaient été très fortement tamisées, entre 19h55 et 20h00.
Auparavant, Mme Royal avait rencontré pendant près de deux heures à la mairie de Grenoble 32 enseignants réunis par l'ancienne secrétaire nationale du syndicat enseignant SNES-FSU, la Grenobloise Monique Vuaillat. Cette dernière, qui s'était souvent opposée à l'ancien ministre de l'Education Claude Allègre, a précisé qu'elle n'avait pas rejoint l'équipe de campagne de Mme Royal mais qu'elle "avait une démarche contributive", sans donner de précision.










