"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Les perroquets parlent aux moutons…
Que l’UMP se livre à un harcèlement en règle de la candidate du PS en amplifiant, tronquant, déformant, stigmatisant chacune de ses déclarations pour créer chaque jour, et souvent de toute pièce, de nouvelles polémiques et que leur chef de meute s’approprie à des fins personnelles les moyens du ministère de l’Intérieur pour aller fouiller dans l’intimité de sa rivale et de son entourage tout en accusant celle-ci, avec l’aplomb formidable qu’on lui connaît, de tirer la campagne vers le caniveau, tout cela n’est finalement pas très surprenant ; et ça a au moins le mérite de nous donner une petite idée du type de société qui nous attend si par malheur, trop d’électeurs en venaient à se tirer une balle dans le pied en portant cette Droite manipulatrice au pouvoir.
Là où il y a un véritable problème, c’est quand la quasi-unanimité des médias, à l’abri d’une posture prétendument neutre et objective, reprend les propos partisans émanant de ces fouineurs de basses fosses, sans la moindre distance critique, en leur décernant de cette manière, aux yeux de tous, un brevet d’authenticité qui ne tarde pas à prendre force d’évidence par les multiples rappels qui en sont faits à chaque nouveau flash d’informations.
Ainsi, à chaque fois qu’un micro se tend vers Ségolène Royal, la Droite dit : « bourdes, gaffes, boulettes,… » et les journalistes reprennent en écho et en chœur : « bourdes, gaffes, boulettes,… » ; à chaque fois qu’elle hasarde un pied hors de France, la Droite dit « imprudence, légèreté, incompétence,… » et partout aussitôt on lit et on entend : « imprudence, légèreté, incompétence,… » ! A tout le moins, on pouvait espérer que dans un sursaut de déontologie, les journalistes – et c’est plus choquant encore lorsqu’ils vivent de l’argent du service public – n’omettent pas l’usage de simples guillemets pour rappeler que toutes ces stupéfactions indignées, ces effarouchements scandalisés, ces cris d’orfraie montés des rangs de l’UMP ne sont rien d’autres que de pitoyables faux semblants destinés à instiller le doute sur les capacités de l’adversaire mais non, d’emblée les médias les adoptent comme autant de vérités, ils authentifient les polémiques, valident les parti pris et dramatisent toutes ces « affaires » avec une servilité et un empressement stupéfiants. Et les sondages viennent affirmer à la suite l’extraordinaire efficacité de ce processus de calomnie généralisée importé de la fange des campagnes électorales made in USA.
Combien sont-ils aujourd’hui à ne pas mêler leur voix à ce lynchage médiatique, à refuser la confortable anesthésie que procure la répétition paresseuse de toutes ces pseudos polémiques ? Quand on a cité la parfaite honnêteté des commentaires de Françoise Degois, la subtilité et l’humour de la dernière chronique de Katleen Evin (toutes deux résistent sur France Inter) et bien sûr la décapante lucidité quotidienne des Guignols de l’Info, en est-il d’autres encore pour sauver l’honneur de leur profession ?
Pour conclure, osons un mot savant, un mot aussi peu usité que le mal qu’il désigne est aujourd’hui largement répandu, parlons du psittacisme des médias, c'est-à-dire de ce comportement de perroquets répétant sans aucun examen les allégations colportées par une Droite sans morale. 
La fable et sa morale ne sont pas encore écrites ; c’est à nous d’en décider.
Michel Coruble (01/02/07)
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