"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
“Je propose la création, dans tous les établissements, d’ “unités pédagogiques” de 60 à 80 élèves qu’on confierait à une équipe de professeurs qui y auraient l’essentiel de leur service, avec une enveloppe globale d’heures-élèves à organiser comme ils le souhaitent. Il me semble qu’on n’aurait pas besoin alors de compter leurs heures ! Bien sûr, ce système serait mis en place progressivement sur la base du volontariat. Il permettrait, en même temps, l’insertion des élèves dans une unité à taille humaine, l’organisation de travaux en groupes de tailles diverses selon ce qui est requis par les activités pédagogiques et les objectifs d’apprentissage. On peut aussi penser que ces unités pédagogiques seraient des repères pour les familles. Un professeur pourrait en assurer la coordination à tour de rôle avec une décharge partielle d’enseignement, un bureau et un petit budget de fonctionnement. On impliquerait ainsi les enseignants dans un système sur lequel ils auraient vraiment prise collectivement et où je suis convaincu qu’ils se mobiliseraient fortement.
On peut aussi envisager un système simple de périquation : 1 heure de cours = 2 heures d’activités pédagogiques ne nécessitant ni préparation ni correction (suivi individualisé, travail documentaire, réunions de concertation, rencontres avec les familles, etc.). Chaque professeur pourrait alors choisir d’organiser son temps dans ce cadre au sein des unités pédagogiques en fonction des besoins des élèves et de la réflexion menée avec ses collègues... Certes, tout cela reste à retravailler, mais il y a ici des solutions acceptables par tous dans l’intérêt de tous...
Evidemment, la question de la grande fatigue des enseignants qui ont à faire face à des situations particulièrement difficiles doit être traitée en même temps : ces enseignants ont besoin de temps de respiration, de formation, d’accompagnement. Et il faut, pour cela, que la dotation horaire des établissements difficiles soit significativement augmentée : c’est pourquoi je milite pour l’indexation de la dotation horaire et budgétaire (budget consolidé évidemment) sur la CSP des familles des élèves qui y sont scolarisés (plus la moyenne de la CSP est basse, plus la dotation est importante et inversement)... et cela, évidemment, aussi bien pour les établissements publics que pour les établissements privés qui montreraient ainsi qu’ils participent vraiment à l’effort collectif en faveur de tous.”
Philippe Meirieu










