"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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"Je maintiens la position que j'aie prise", a expliqué Ségolène Royal mercredi matin sur RMC, répétant qu'elle n'est "pas favorable à ce que l'Iran accède au nucléaire civil".

Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius "ont essayé d'en profiter", a-t-elle expliqué. "Mais, j'espère que les débats vont éclairer le fait que je connaissais sur ce point mieux la situation internationale qu'eux".
"Ils ont tort"
La candidate socialiste s'est livrée à une explication du dossier iranien. "Je pense que ce sont les deux challengers qui ont tort sur cette question et j'espère qu'aujourd'hui et dans les jours qui viennent, on va assister à des débats d'experts".
Mais, dans ce traité il y a aussi l'exigence de contrôler le nucléaire civil", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. "Actuellement, l'Iran refuse le contrôle sur le nucléaire civil. C'est pourquoi, j'ai dit et je le répète, je ne suis pas favorable à ce que l'Iran accède au nucléaire civil".
L'enrichissement en civil lui permettrait "de maîtriser les technologies d'enrichissement de l'uranium et si ces techniques ne sont pas contrôlées, rien ne dit que petit à petit cela ne s'orientera pas vers de l'enrichissement de l'uranium à dimension nucléaire, à dimension militaire", a ajouté Ségolène Royal.
C'est avec satisfaction qu'elle voit les débats au sein du Parti socialiste se terminer. "Ces débats n'étaient pas fait pour m'aider. Puisque j'avais entendu dire avant, 'elle va s'écrouler', 'elle tiendra pas la route', 'elle n'y connaît rien"'. La campagne a été "trop longue", a conclu Ségolène Royal, même si "paradoxalement, j'en sors renforcée".
1 - Le Traité de non prolifération nucléaire reconnaît le droit des pays signataires d'avoir recours au nucléaire civil. Mais ils doivent se soumettre au contrôle de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA). Or c'est bien le problème avec l'Iran : l'Agence a découvert des activités nucléaires civiles non déclarées. Il y a donc risque de prolifération.
2 - L'Union européenne considère que le droit de l'Iran à accéder au nucléaire civil ne peut être admis qu'à la condition que toutes ses activités nucléaires ainsi découvertes soient mises à plat et contrôlées. Elle a proposé, dès lors que l'Iran se soumettrait au contrôle de l'AIEA et renoncerait à ses activités proliférantes, de lui construire des centrales nucléaires. L'Iran a refusé. Par ailleurs, l'Union européenne soutient la proposition russe d'enrichissement de l'uranium en Russie pour l'Iran, à des fins pacifiques. A ce jour, l'Iran n'a pas donné suite à cette proposition.
3 - A ce jour, le Conseil des Gouverneurs de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) et le Conseil de Sécurité de l'ONU ont décidé de refuser à l'Iran la maîtrise du cycle complet de production, y compris à des fins civiles, tant que la position de l'Iran n'évoluerait pas.










