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Désirs d'Avenir 76

S. Royal : «l'alternance se fait forcément avec le centre»

8 Septembre 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Espoir à Gauche

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/06/10/20090610PHOWWW00336.jpg  S.L. (lefigaro.fr)   08/09/2009

Ce n'est pas interdit de rencontrer François Bayrou», ironise Ségolène Royal.

Ce n'est pas interdit de rencontrer François Bayrou», ironise Ségolène Royal.

Deux jours après l'«offre public de dialogue» de François Bayrou au PS, la présidente de la région Poitou-Charentes se dit «disponible» pour le rencontrer. Ce serait une première depuis leur dialogue manqué de l'entre-deux-tours 2007.

Si rapprochement PS-Modem il y a, Ségolène Royal veut en être la principale artisane. La présidente socialiste de Poitou-Charentes a mis au clair sur RMC Info mardi sa position sur l'hypothèse d'une alliance avec le centre, qui divise les socialistes : elle y est favorable, sans ambiguïté.

Désireux d'obtenir des élus afin de garantir la pérennité de son parti, François Bayrou a multiplié les gestes de rapprochement avec le PS. D'abord en envoyant sa lieutenante, Marielle de Sarnez, participer aux ateliers d'été du courant de Vincent Peillon, «l'Espoir à gauche».

Lundi, le leader centriste a fait un pas de plus en lançant une «offre publique de dialogue» avec le PS. Il a également répondu à Martine Aubry, qui lui avait demandé de clarifier ses intentions, en lançant à son adresse : «Je n'ai aucune preuve à faire, vous n'êtes pas chargée de contrôler les papiers, de vouloir faire rentrer tout le monde dans le rang. Il n'y a pas de surveillante générale».

Malgré cette pique, l'offre de Bayrou a semé la confusion dans les rangs socialistes et suscité chez certains de la méfiance face à une «offre publique d'achat», selon le mot de Jean-Christophe Cambadélis.

Mais la proposition a séduit Ségolène Royal. «L'alternance se fait forcément avec les centristes, j'ai toujours pensé cela. Cela correspond à un mouvement de pensée dans la société française», a-t-elle avancé. «Si on veut une alternance, c'est-à-dire mettre fin au régime actuel qui fait tant de dégâts, il faut une convergence des forces progressistes».

Ségolène Royal est partisane depuis longtemps d'une alliance au centre. C'était d'ailleurs l'un des points d'achoppement avec Martine Aubry, lors du congrès de Reims. Sa position, minoritaire au sein du PS, est partagée notamment par Vincent Peillon et son courant «l'Espoir à gauche», mais combattu par la majorité des responsables socialistes.

 

Royal «disponible» pour une rencontre

Pour réaliser cette alliance, Ségolène Royal se dit «disponible» pour une rencontre avec le leader centriste. «Pourquoi pas? Ce n'est pas interdit de rencontrer François Bayrou», ironise-t-elle. «Cela n'a rien d'extraordinaire que des responsables politiques se parlent». Et d'ajouter : «La politique ne se règle pas par accords d'appareil, c'est très important d'avancer à la fois sur des discussions entre dirigeants et appareils politiques».

La dernière tentative de rencontre entre les deux élus avait pourtant mal tourné, comme l'avait raconté par la suite Ségolène Royal dans son livre, «Ma plus belle histoire, c'est vous».

C'était entre les deux tours de la présidentielle, alors que Bayrou, fort de ses 16%, est en position d'arbitrer le second tour. Ségolène Royal le joint par téléphone pour une rencontre, que ce dernier accepte. Mais au dernier moment, alors que Royal attend dans sa voiture, en bas de l'appartement du député béarnais, Bayrou se rétracte, craignant d'être vu par des journalistes. Comme «un amoureux qui craint la panne ou un adultère risqué», écrira Ségolène Royal. François Bayrou, lui, niera par la suite que cette scène ait eu lieu.

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Legouy 08/09/2009 16:39

Un accord avec le centre, oui c'est possible avec beaucoup de précautions, mais attention un accord avec Bayrou qui ne m'inspire pas confia.nce et qui guigne la présidence et sa réussite personnelle, NON