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Désirs d'Avenir 76

Les socialistes du Finistère interdisent déjà à leurs élus de cumuler (enfin presque...)

3 Septembre 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

http://www.mediapart.fr/sites/all/themes/mediapart/mediapart/images/mediapart_head.png 31 Août 2009   Mathilde Mathieu

Sur le non-cumul des mandats, les socialistes sont-ils prêts à donner l'exemple? Martine Aubry a décidé d'«avancer drastiquement» et d'en remontrer à la droite: plus question, pour la première secrétaire, d'«attendre des lois qui ne viennent pas». Le 28 août, à l'université d'été de La Rochelle, elle a annoncé une consultation de tous les militants au 1er octobre, qui débouchera sur une modification des statuts du PS. L'objectif: empêcher les élus «maison» d'empiler les casquettes.

Cet horizon fixé, le flou règne pour l'instant: s'agit-il d'imposer le mandat unique aux parlementaires? Et/ou aux élus locaux? De limiter le nombre de mandats identiques consécutifs? Mardi 1er septembre, la rédaction du questionnaire, dont chaque mot devra être pesé au trébuchet, a été confiée à une commission pléthorique de seize membres, présidée par Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation.

Le sujet – serpent de mer au PS – est ultra-miné. Les débats internes n'ont en effet jamais cessé depuis les lois de 2000 du gouvernement Jospin, qui ont encadré le cumul. Pour cause: ces textes continuent d'autoriser l'addition de deux mandats locaux et permettent toujours à n'importe quel sénateur (ou député) de siéger en parallèle dans une assemblée locale – et même dans deux, puisque les conseils municipaux des petites communes (moins de 3.500 habitants) ne comptent pas.

Du coup, seize membres du groupe PS à l'Assemblée poussent l'engagement politique jusqu'à «pointer», par exemple, dans un conseil municipal et un conseil général... Et seulement 29 députés «roses» pratiquent le mandat unique (14% du groupe, contre 12,8% à l'UMP et 4,3% au Nouveau centre).

D'ici le 1er octobre, les débats s'annoncent donc houleux. Nombre de barons locaux, tel Gérard Collomb (sénateur et maire de Lyon) ou François Rebsamen (sénateur et maire de Dijon), ont d'ores et déjà montré les crocs et dégainé l'argument fatal: pourquoi le parti devrait-il s'infliger un tel handicap aux prochaines élections, face à une majorité non bridée? Pourquoi se tirer une balle dans le pied? La résistance est en marche.

Pour se faire une idée des empoignades à venir, Mediapart s'est penché sur la fédération du Finistère qui a pris un train d'avance: le 25 juin dernier, les militants ont en effet adopté une «Charte de la rénovation» qui interdit aux parlementaires socialistes finistériens de participer à tout exécutif local. En clair: plus question, quand on siège à l'Assemblée nationale (ou au Sénat), d'endosser en sus un costume de président (ou de vice-président) de conseil général (ou régional). Au PS, c'est une première.

Pour «vendre» cette Charte, le «patron» de la fédération, Marc Coatanéa, 35 ans, a en effet usé son «bâton de maréchal», section après section, pour convaincre. Il a dû, surtout, lâché du lest....suite et texte intégral ici

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