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Désirs d'Avenir 76

Mennucci (PS): «Enterrer le dossier des primaires ne sera pas possible»

20 Août 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Espoir à Gauche

http://l.liberation.fr/img/content/lg_libe.gif  Interview

A la veille des ateliers d’été du courant socialiste l’Espoir à gauche, Patrick Mennucci, élu de Marseille où se tiendra ce rendez-vous des proches de Ségolène Royal, plaide en faveur de primaires et d’une discussion sur la question de l’alliance avec le Modem.

Recueilli par LAURE EQUY

L'élu (PS) marseillais, Patrick Mennucci, soutien de Ségolène Royal, avant le conseil national du

L'élu (PS) marseillais, Patrick Mennucci, soutien de Ségolène Royal, avant le conseil national

du parti, le 28 février à Paris. (Regis Duvignau / Reuters)

Secrétaire national du PS aux fédérations et proche de Ségolène Royal, Patrick Mennucci fait partie du courant L’Espoir à gauche, qui tient ses premiers ateliers d’été, vendredi et samedi à Marseille, une semaine avant l’université d’été du PS à La Rochelle.

Pourquoi votre courant et son chef de file, Vincent Peillon, ont-ils voulu organiser ces ateliers? Les rendez-vous de rentrée ne manquent pourtant pas à gauche...

L’Espoir à gauche n’est pas un club mais un courant du PS, qui a obtenu 30% des voix au dernier congrès. Il est donc tout à fait légitime que l’on se retrouve pour discuter, affiner nos positions. D’autres avant nous, comme le NPS, se sont réunis quelques jours avant la Rochelle pendant des années. Il n’y a aucune concurence, mais une volonté d’être utiles au PS. Et nos ateliers d’été sont évidemment beaucoup plus modestes que la Rochelle.

L’Espoir à gauche réunit les proches de Royal mais celle-ci ne sera pas à Marseille. Pourquoi?

Elle a indiqué clairement qu’elle n’avait plus à participer aux débats internes du PS. J’aurais aimé qu’elle vienne mais son choix est respectable et beaucoup de ses amis seront là.

Vous affichez une longue liste d’invités, parmi lesquels Daniel Cohn-Bendit (Verts), le communiste Robert Hue... et Marielle de Sarnez, du Modem. Façon de relancer le débat sur la stratégie d’alliances qui vous oppose à la direction?

Il y aura d’abord un travail de fond autour de la question du réformisme. Et effectivement, la question des alliances sera discutée. Les positions du Modem sont-elles compatibles avec les nôtres? Je n’en suis pas certain, mais nous devons avoir cette discussion. D’autant que pendant ce temps, Nicolas Sarkozy se permet, lui, de faire alliance, avec des partis aux positions nauséabondes (le président du MPF, Philippe de Villiers, devrait rejoindre le comité de liaison de la majorité présidentielle, ndlr).

Ni Vincent Peillon, ni moi n’avons eu un mot acerbe à l’égard de la direction. Nous ne sommes pas dans l’opposition au sein du PS. Le parti est en situation difficile, et nous voulons montrer à nos amis les voies pour s’en sortir: un débat sur les alliances, le réformisme et des primaires.

Vous vous êtes dit «totalement en accord» avec la demande d’Arnaud Montebourg sur ces primaires, qui a menacé de quitter le PS s’il n’était pas écouté...

S’il l’a dit, c’est qu’Arnaud n’en peut plus. Mais il s’agit plutôt d’une sorte d’appel au secours. J’ai le sentiment que la majorité en faveur de primaires va vite être claire et qu’enterrer le dossier ne sera pas possible. En cas de blocage, notre courant rassemblera les 10.000 signatures dans vingt fédérations pour exiger, comme le prévoient nos statuts, une convention nationale.

Si on ne donne pas un signe sur les primaires, si on renvoie cette question à l’après-régionales (de mars 2010, ndlr), le parti donnera encore aux Français le sentiment que rien n’a bougé.

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