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Désirs d'Avenir 76

Martine Aubry se donne six mois pour rénover le Parti socialiste !!!

10 Juin 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Actualité

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Apparemment rien ne presse. Deux jours après avoir enregistré l'un des pires résultats électoraux de son histoire en recueillant 16,48 % des voix aux élections européennes, le Parti socialiste s'accorde un délai de grâce. Au terme d'un conseil national réuni à huis clos mardi 9 juin, à Paris, dans une ambiance jugée " atone" par de nombreux participants, Martine Aubry, dont personne n'a contesté la légitimité, s'est donné "six mois pour changer de cap". Le principal changement porte sur le vocabulaire. Rue de Solférino, on ne parle plus de "rénovation" mais de "profonde refondation". Pour autant, celle-ci n'est pas encore sur les rails. Sous le choc d'une défaite historique, les socialistes louvoient et préfèrent discuter en coulisse. Mardi matin, Mme Aubry s'est rendue dans les locaux de Ségolène Royal. Rencontre d'une heure où il a été beaucoup question de rénovation, mais sans signe tangible pour le moment. Seule certitude : l'ex-candidate à la présidentielle représentera désormais le PS auprès de l'Internationale socialiste, dont elle sera la vice-présidente.

 

Ségolène Royal et Martine Aubry ont définitivement scellé leur réconciliation. La première secrétaire du PS a annoncé que Mme Royal "ira porter le message du PS" auprès de l'Internationale socialiste, dont elle occupera la vice-présidence. Mme Royal a souligné que toutes deux ont décidé "de se consulter régulièrement".

Elle a assuré Martine Aubry de "son soutien complet pour toutes les initiatives qu'elle prendra pour la transformation radicale du PS".

La réunion a laissé une impression d'immobilisme. Battu en Ile-de-France, Benoît Hamon reste porte-parole du parti. Et, devant le conseil national, Martine Aubry réduit au minimum l'autocritique : la première secrétaire constate que "les Français n'ont pas envie de nous soutenir", mais sans formuler l'ombre d'un remords à l'égard d'une campagne électorale qui s'est terminée par un fiasco. Elle prend acte que "la personnalité de Daniel Cohn-Bendit a séduit une partie de notre électorat", mais ne s'interroge guère sur la prise en compte relative, jusqu'au 7 juin, des questions écologiques dans le parti, "une juste cause que nous avons fait nôtre depuis quelques années", affirme-t-elle.

Pour ne pas donner le sentiment de rester inerte, la première secrétaire promet de lever prochainement le voile sur les grandes lignes du futur projet socialiste. Celui-ci sera l'occasion d'un " tour de France" et sera porté par des "ambassadeurs" issus de la société civile. Comme elle l'avait prévu de longue date, la direction du PS propose "une nouvelle démarche de rassemblement à gauche, sans volonté hégémonique".

Mme Aubry évoque la création d'une "Maison commune de la gauche" - ce qui semble satisfaire l'aile gauche du PS - mais sans donner de précision sur le contenu de sa proposition. Elle promet aussi "un nouveau mode de gouvernance" avec la constitution "d'une équipe collective resserrée" qui sera "coresponsable des chantiers de la refondation". Par ailleurs, une instance rassemblant "les grandes figures du PS" (Ségolène Royal, François Hollande, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë) sera convoquée à intervalles réguliers. L'initiative rappelle le groupe de travail (qui ne s'était jamais réuni) lancé en 2007 par Mme Royal pour relancer sa campagne présidentielle. Il comprenait Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

PRESSION CROISSANTE

Depuis la défaite de dimanche, Martine Aubry cherche l'ouverture. Elle a proposé d'intégrer dans une direction resserrée des personnalités telles que Vincent Peillon, Manuel Valls et Pierre Moscovici. Mais les tractations n'ont pas encore abouti. La principale question porte sur l'organisation de primaires ouvertes aux sympathisants pour désigner le candidat PS à l'élection présidentielle de 2012 Mme Aubry n'a pris aucun engagement sur ce point. Elle évoque une simple "réflexion" - d'ailleurs déjà lancée - et considère que "ce sujet ne peut être traité à la légère comme un gadget pour masquer nos insuffisances". La première secrétaire risque cependant d'être soumise à une pression croissante de la part des partisans de Mme Royal mais aussi de la gauche du PS, des strauss-kahniens ou d'Arnaud Montebourg. Les propositions de la direction "ne sont pas suffisantes, il faut aller plus loin, avoir plus d'audace ; la primaire ouverte est la question centrale", a considéré le député de Saône-et-Loire qui doit remettre dans les prochaines semaines les propositions d'un groupe de travail rassemblant les diverses sensibilités du PS.

L'autre question sensible est celle des alliances, notamment aux prochaines élections régionales de 2010. Quelle attitude adopter à l'égard des présidents de conseils régionaux socialistes qui préparent une alliance parfois de premier tour avec le MoDem ? L'option, récusée par les amis de Martine Aubry, n'est pas écartée par ceux de Ségolène Royal. Les pourparlers s'annoncent compliqués.

Jean-Michel Normand

ndlr : Et pourquoi pas trois ans ? 2002,2007,2009 et vous nous dites : "je continue"!

Militants on se fout de vous

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