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Désirs d'Avenir 76

Une liberté fondamentale en régression -

11 Avril 2009 Publié dans #Débat

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A propos de la nomination du Président de Radio France

Notes - David Merlin* - 09 avril 2009

 

Maison de la radio

Nicolas Sarkozy a décidé de ne pas renouveler le président de Radio France, Jean-Paul Cluzel, et de nommer à sa place Jean-Luc Hees.  Pour David Merlin, cette nomination est une illustration du risque de régression démocratique que porte en germe la nouvelle procédure de nomination des présidents de l’audiovisuel public : la tentation de contrôle éditorial de l'Etat, voire du seul Président de la République, sur les médias.

Le choix de Jean-Luc Hees à la tête de Radio France est la première application de la nouvelle procédure de nomination des présidents de l’audiovisuel public. Il est tout-à-fait illustratif des dérives qu’elle porte en elle.

Le choix a été fait par le Président de la République et aucun des contre-pouvoirs avancés par le gouvernement n’a fonctionné. Il n’y a eu aucune procédure collective : le Président de la République a décidé seul. Jean-Paul Cluzel, le président sortant de Radio France, a appris son non-renouvellement par un appel de l’Elysée. Le CSA, qui possède en droit le pouvoir de co-décision, s’est contenté d’avaliser la décision : son autorité est trop faible pour affronter politiquement l’Elysée.

Or ce choix est pris pour des motifs illégitimes. Il n’est pas scandaleux que l’Etat, qui est l’actionnaire et le financeur de Radio France, nomme son président. Mais uniquement pour des motifs actionnariaux : la bonne gestion, le management de l’entreprise. Or le Président de la République a expliqué les motifs de son choix : il n’aime pas le ton polémique de la matinale de France Inter. C’est donc pour des raisons éditoriales que Nicolas Sarkozy a débarqué Jean-Paul Cluzel.

Nicolas Sarkozy tente ainsi de remettre en place la tutelle éditoriale de l’Etat sur l’audiovisuel public – pire, une tutelle personnelle. La France revient trente ans en arrière. Ce n’est pas un bon signal pour la vitalité de notre démocratie.
(..)

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frederic crochet 11/04/2009 18:26

Supprimer toute contestation, toute impertinence matinale qui met de bonne humeur, c'est pousser les gens à la sinistrose, non?