"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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La citoyenneté a un sens juridique. Le citoyen n’est pas un individu concret. Joseph de Maistre allait même plus loin dans ses Considérations sur
La citoyenneté est d’abord le principe de la légitimité politique.
A ce titre, le citoyen est détenteur d’une part de la souveraineté politique. C’ est l’ ensemble des citoyens, constitués en « collectivité politique », qui est à la source du pouvoir et qui justifie que les décisions prises par les gouvernants soient bien exécutées.
Aujourd'hui, la modernité politique se caractérise par des formes politiques inédites selon deux traditions historiques différentes:
- en Angleterre, le citoyen est d’ abord libéral. Il a exigé la sûreté des personnes, la liberté de penser, de parler et d’ agir. Il reste attaché au pluralisme des appartenances et des attachements qu’ il perçoit comme l’ expression « naturelle » des libertés.
- en France, le citoyen est l héritier de l’ absolutisme royal qui avait construit une relation directe entre le Roi et ses sujets. C’est d’ abord un démocrate, disposant de la liberté politique par
La citoyenneté n’ est pas seulement le principe de la légitimité politique. Elle est aussi la source du lien social.
Être citoyen, c’est appartenir à une collectivité dont les liens entre les membres qui la constituent ne sont plus religieux ou dynastiques, mais POLITIQUES. Vivre ensemble c’est être citoyen de la même organisation politique. Cet aspect collectif est aujourd'hui remplacé par la prééminence toujours plus affirmée de l individu citoyen. Les modifications apportées au droit de la famille depuis 1960 ont consisté à reconnaître les droits des individus aux dépens de l’institution familiale, telle que l’ avait construite le code civil.
Cet individualisme démocratique affaiblit les institutions nationales par lesquelles était assurée l intégration de la société. La crise de légitimité ne concerne pas seulement les institutions politiques mais aussi l École, l’Église, les Syndicats qui n’ exerce plus une autorité s’ imposant par elle-même. D’ où l’évocation de ces « crises de l’enseignement », « crise des syndicats », « crise religieuse », « crise de la justice ». En 2006, à travers son discours « anti institutionnel », l’individu justifie ses comportements par son besoin d’épanouissement PERSONNEL et par son jugement AUTONOME.
Pour toutes ces raisons, je suis convaincu que la démarche de Ségolène Royal, , s’ inscrit dans la remise en ordre d’ une citoyenneté collective privilégiant l’ ensemble face à l’ individu. La citoyenneté participative, en renforçant le « groupe » protégera mieux l individu. Ch.CHARTREUX
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