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Désirs d'Avenir 76

Ségolène Royal : *Vae Victis... malheur aux vaincus ? Pas si sûr...

6 Mars 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Débat

     http://www.agoravox.fr/IMG/2006/site-agoravoxcom.gif   Véronique Anger-de Friberg (Halifax)

Ségolène Royal m’intrigue. Je me suis souvent interrogée à son sujet : comment une femme qui a réussi brillamment Sciences Po, l’ENA, réalisé un parcours politique sans faute : deux fois ministre, présidente de la région Poitou-Charentes, icône du PS et candidate dans la course à la présidence contre Nicolas Sarkozy,… comment cette femme à l’avenir prometteur est-elle passée en quelques mois de « brillante » à « Bécassine » reine de la « cruchitude » ?! J’avoue que ce « Ségo bashing » dépasse l’entendement. Trop énorme… Quand un personnage fait à ce point l’objet de railleries et de jalousies, cela me paraît toujours suspect. Mon côté avocat du diable sans doute

 
Quelques semaines après la sortie de « Femme debout »(1), le livre d’entretiens de Françoise Degois (journaliste à France Inter) et Ségolène Royal, un ami me téléphone de France : « Il faut absolument que tu rencontres Ségolène Royal et que tu l’interviews ! Enfin, si tu aimes son livre... Tu risques d’avoir un choc en te reconnaissant à travers ce qu’elle dit sur la vie, le combat, l’amitié, l’engagement, la pugnacité dans l’adversité, la solidarité,... Tu ne vas pas me croire mais « Ségolène » et toi vous vous ressemblez ! Non pas physiquement bien sûr (hum... je suis une grande blonde au look plus sportif que bcbg... smiley mais par l’esprit. Achète son bouquin, tu jugeras par toi-même... ». Moi et Ségolène ? De prime abord, ça me semble un peu surprenant, mais bon... pourquoi pas ? La comparaison n’est « pas si pire » comme disent les Québecois !
 

Certes, après avoir admiré Ségolène Royal quand elle était ministre sous François Mitterrand, pour être totalement honnête, mes ardeurs ont quelque peu refroidi pendant et après la campagne pour les présidentielles de 2006. Tous ces ratés, ces jalousies, ces haines, ces sabotages de l’intérieur, ce manque de préparation et cette perte de contrôle face aux « éléphants » du PS déterminés à la faire échouer, cette colère « surjouée » dans le débat entre les deux tours,... Tout cela m’a profondément agacée, déçue. Bien sûr, je me disais que les cadres du PS avaient été au-dessous de tout, qu’ils auraient dû soutenir la personne désignée démocratiquement par les militants contre vents et marées mais, comme beaucoup aussi, j’ai pensé que la candidate du PS manquait peut-être de charisme puisqu’elle n’arrivait pas à mobiliser les cadres du parti autour d’elle. J’ai même imaginé qu’elle n’était pas à la hauteur de la tâche, trop candide, pas suffisamment cynique ou manipulatrice, ces armes indispensables quand on veut jouer dans la cour des grands, faire de la politique à très haut niveau et rivaliser avec les « killers », ces « bêtes de politique » qui ne lui auront rien épargné. la suite de l'article

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