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Désirs d'Avenir 76

Européennes : «Au PS, on ne choisit pas les meilleurs»

5 Mars 2009 , Rédigé par Yvon GRAIC Publié dans #Europe


François Rebsamen chez Christophe Barbier
envoyé par segolene-royal

L'ex-numéro 2 du PS François Rebsamen dénonce «l'affreuse logique des courants» qui aboutit au choix «du plus petit dénominateur commun».

Ce que Benoît Hamon appelle «une réussite», François Rebsamen la qualifie de «logique affreuse». Le porte-parole officiel du PS face à celui qui a secondé François Hollande pendant onze ans rue de Solférino, aujourd'hui l'un des principaux animateurs du courant de Ségolène Royal. Leurs dernières déclarations, situées aux antipodes l'une de l'autre, démontrent à quel point la constitution des listes pour les élections européennes continue de déchirer le Parti socialiste.

Pas de langue de bois de la part du sénateur-maire socialiste de Dijon : «Aujourd'hui, on ne fait pas le choix des meilleurs, on fait souvent le choix du plus petit commun dénominateur», a-t-il déploré ce mercredi sur LCI. Certes, il estime que «globalement, le rassemblement des socialistes s'est fait…» Mais il dégaine encore plus fort dans la foulée : «Ce que l'on peut noter, c'est que le PS n'a pas du tout commencé la rénovation de ses pratiques, or nous sommes au bout d'un système de fonctionnement avec cette logique affreuse des courants».

Exemple avec la liste constituée pour la région Est, où le maire de Dijon indique qu'en Bourgogne, «forcément, on ne ratifiera pas cette liste car on est extrêmement frustré du fait qu'on avait un député sortant de qualité et il n'a pas été retenu», en allusion à Pierre Pribetich. Un refus public d'avaliser des candidatures serait du plus mauvais effet pour le PS à l'approche d'un scrutin où traditionnellement les partis de gouvernement souffrent.

 

Hamon minimise les quelques «grincements»

Le maire de Lyon Gérard Collomb a averti mardi qu'«une fronde est en train de s'organiser» dans plusieurs régions contre «les listes ubuesques» établies par la direction du PS. Dans le sud-est, Vincent Peillon «reste le candidat de l'appareil du PS c'est-à-dire un bon candidat pour les six personnes qui l'ont désigné, pour les autres, je suis plus dubitatif». Selon lui, cette fronde «peut déboucher sur une volonté de rassemblement de toutes celles et tous ceux qui en ont un peu assez du système actuel où une dizaine de personnes se réunissent pendant une nuit et un jour et où à la fin, émerge une liste improbable».

Mais Benoît Hamon minimise, évoquant quelques «grincements» dans «un, deux ou trois départements». Au contraire, celui qui figure en troisième position sur la liste en Ile-de-France, derrière Harlem Désir, avait jugé quelques heures avant la sortie fracassante de Rebsamen que les listes adoptées par le Conseil national du PS traduisaient «l'unité dans une échéance clé».

«Objectivement, c'est aujourd'hui une réussite. Nous sommes rassemblés, c'était pas gagné et pour nous, c'est l'essentiel», s'est même félicité Benoît Hamon pour qui «une majorité de gauche est à la portée de la main» au Parlement européen. Reste d'abord à convaincre une majorité de militants PS, qui doivent se prononcer sur les listes dans toutes les régions par un vote le 12 mars.

http://www.lefigaro.fr/icones/pict_figaro_communautaire.png Samuel Potier (lefigaro.fr)

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frederic crochet 07/03/2009 02:31

Nous on devra voter pour qui? Je ne trouve pas et ce qui me gêne, c'est que dans les n°519 et 520 de l'Hebdo il y a une petite erreur de casting sur la couverture...

la fourmi rouge 05/03/2009 19:24

si quand même, une belle langue de bois. Et ce n'est pas l'analyse du journaliste du Figaro qui va déceler et dévoiler. Même si ce jeune S.Potier n'est pas mauvais du tout. Mais convenu cependant.Enfin par tempérament, François Rebsamen ne peut qu'être amène et tourner autour du pot de façon feutrée.Car quand il parle "de logique affreuse" des courants "qui continue de déchirer le PS".... FR ne rentre pas volontairement dans le détail et responsabilités des uns et des autres.Il faut décrypter et lire ailleurs chez Gilles Savary, Michèle Delaunay, Gérard Collomb, ou Vincent Peillon avec le contenu de l'interview qu'il donnée le 2 mars dans "la Provence" pour mieux cerner "ceux qui déchirent" à qui mieux mieux pour dessiner leur plan de carrière, "en tuant tout sur leur passage".La rénovation du PS n'est pas encore née.