Images aléatoires

Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Images et sons

 
Lundi 22 mai 2006
"la gauche du non fait encore semblant de croire au maintien du front commun.." 
Avec une sincérité qui n'avait d'égale que sa passion de l'emporter, Marie-George Buffet a répété, pendant la campagne sur le référendum du 29 mai 2005, que le non allait "booster la gauche". Le non a emporté une nette victoire à laquelle les adversaires de gauche du projet de Constitution européenne ont largement contribué. Mais, un an après, le pronostic de la secrétaire nationale du Parti communiste se trouve démenti.../..

La gauche dans son ensemble ne s'est pas remise de la fracture du 29 mai et abordera l'élection présidentielle en ordre dispersé. Même l'unité retrouvée du Parti socialiste, autour de la synthèse réalisée au congrès du Mans, en novembre 2005, paraît factice sur fond de lutte à couteaux tirés entre (certains ndlr) présidentiables. Pourtant, la gauche du non fait encore semblant de croire au maintien du front commun du référendum.../..

../..Mais faute d'avoir fait la clarté à son congrès, le PCF a deux fers au feu : il participe à des forums avec le PS et ses partenaires de l'ex-gauche plurielle et il dialogue avec la LCR et les autres "nonistes" de gauche, comme José Bové, l'ancien dirigeant de la Confédération paysanne.../..

../..Dans A gauche du 16 mai, le bulletin de PRS, François Delapierre, lieutenant de M. Mélenchon, explique à ses camarades socialistes cette maïeutique acrobatique en ces termes : "Nous sommes à la fois favorables à ce que le PS désigne un candidat issu du non, donc Laurent Fabius, et à ce que la gauche qui ne se reconnaîtra pas dans le candidat socialiste se rassemble. L'union exige l'un comme l'autre"... Mais ces gages contre le "social-libéralisme" du PS n'ont pas suffi. La direction de la LCR a réitéré son refus de s'y associer, plombant un peu plus le rêve d'union des "nonistes".

Au sein du PS, la position du seul candidat déclaré venant du non, M. Fabius, est toujours précaire, alors que l'ancien premier ministre, qui propose, en se référant à François Mitterrand, "un choix clairement à gauche", entend, dans l'esprit du Mans, dépasser le clivage du référendum. Mais M. Fabius n'a recueilli aucun dividende de son non et souffre d'un déficit de popularité qui ne se dément pas. En juin 2005, dans un sondage IFOP sur le candidat socialiste favori, il recueillait 14 %, avant de redescendre dans d'autres enquêtes à 8 % (novembre 2005 BVA, décembre 2005 IFOP) puis de remonter à 10 % en début d'année. Son "potentiel électoral", mesuré par les sondages Ipsos-Le Point, est évalué dans la dernière enquête des 12 et 13 mai à 31 %, très loin derrière Ségolène Royal (66 %). Et sa côte de popularité le met invariablement en queue de peloton.

M. Fabius a raison de dire que les sondages ne font pas l'élection et que, un an avant le scrutin présidentiel de 1981, François Mitterrand était nettement distancé par Michel Rocard. On connaît la suite. Mais l'ancien président, dans un contexte politique différent, ne flirtait pas avec des scores aussi bas que son "héritier".

Un an après le 29 mai, le non de gauche est au bord du désenchantement. Quant au oui de gauche, il lui reste encore le plus dur : trouver son champion. Mais c'est une autre histoire.

Michel Noblecourt LE MONDE | 22.05.06 texte intégral

par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=267558&ref_article=2792121
ajouter un commentaire  

Rejoignez nous !

nous écrire


____________
citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


La Lettre 76

Inscription à la newsletter

Recherche

 
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus