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Désirs d'Avenir 76

PS : la perdante est la grande gagnante

26 Novembre 2008 Publié dans #Dans la presse

Ségolène Royal/Photo Reuters
26 Novembre 2008 - 13:08

Politique. Entre Martine Aubry et Ségolène Royal, l’écart est mince. L’ex-candidate à la présidentielle remportera la bataille de la popularité même si elle n’obtient pas la tête du PS.

Par Sylvie Santini/Paris Match

Deux dames qui croisent le fer... L’histoire aurait pu plaire, renouvelant un genre longtemps réservé aux hommes du Parti socialiste : la guerre des chefs. Mais le championnat a tourné au pugilat, sous le regard navré des militants. A l’heure où les dirigeants du monde n’ont qu’un mot d’ordre : résoudre la pire crise économique depuis 1929, les projets politiques concrets semblent avoir déserté le principal parti d’opposition français. On n’a plus d’idées, mais des alliés, d’une loyauté parfois discutable. Royal, Aubry, combien de divisions ? La présidente de Poitou-Charentes arrive en tête au premier tour de l’élection au poste de premier secrétaire avec 43,10 % des voix, contre 34,5 % à la maire de Lille. Au second tour, le vote, qui devait enfin trancher pour l’une ou l’autre, a fait pire : il a coupé le PS en deux blocs. Et qui ne semblent pas près de se réconcilier.

 

« On a gagné » ! scandaient contre toute vraisemblance les ségolistes le vendredi 21 au soir dans les salons de la maison des Polytechniciens. Oui, Ségolène Royal a gagné. Même si, en cette fin de semaine, l’imprécatrice du Poitou n’a pas remporté au finish la direction du Parti socialiste, elle aura acquis, plus que jamais, la stature d’une combattante, rétive aux compromissions, pourfendeuse des petitesses de son parti et encore et toujours le meilleur atout de celui-ci pour la présidentielle de 2012. « Ségolène est révolutionnaire ! Ségolène est socialiste ! », clamait son ami et avocat Jean-Pierre Mignard, sur les tréteaux du dernier meeting d’avant le vote du 20 novembre. Cette fille de Lorraine que ses camarades ont si souvent tenté de traîner au bûcher a sans doute trop pérégriné, enfant, avec la tribu familiale vers la colline inspirée de Maurice Barrès... Elle se vit en Jeanne d’Arc, telle qu’elle la décrivait elle-même un certain 8 mai 1998, à Orléans : « Femme de guerre, dérangeante, subversive, folle de colère, douce à pleurer...» Et rien ne la fera dévier de ce qu’elle considère, à n’en pas douter, comme une mission : rendre, en sa personne, le pouvoir à la gauche. la suite ......

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Frédéric CROCHET (FredHook) 26/11/2008 13:39

Ségolène ferait mieux de quitter le parti maintenant pour en créer un autre avec ses valeurs et son équipe, beaucoup de socialistes sont prêts à la suivre.
Le vieux ps ne s'en relèvera pas.