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Désirs d'Avenir 76

Sénatoriales les résultats

22 Septembre 2008 Publié dans #Elections

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Le PS et ses alliés ont gagné 23 sièges supplémentaires. 114 sièges étaient à pourvoir. L'UMP minimise, soulignant la "bonne résistance de ses listes".

Le Sénat (AFP)

Le Sénat (AFP)

Les élections sénatoriales ont été marquées dimanche 21 septembre par une importante poussée de la gauche sans remettre en cause le contrôle inamovible de la droite sur la Haute Assemblée. Le PS et ses alliés ont gagné 23 sièges supplémentaires, selon les résultats disponibles à 21h.
Ce renouvellement d'un tiers de la Haute Assemblée a donné lieu à une progression de la gauche plus importante que prévu. Alors que la majorité et l'opposition s'attendaient à des gains compris entre 10 et 15 sièges, le PS et ses alliés communistes, radicaux et chevènementistes ont gagné 23 sièges supplémentaires sur les 114 concernés par ces élections, deux fois plus qu'au précédent renouvellement de 2004 (10 sièges).

Rebsamen élu en Côte d'Or

Certains départements ont enregistré des résultats spectaculaires, qui traduisent les victoires de la gauche aux municipales et cantonales de 2008 ainsi qu'aux régionales de 2004. Ainsi, la liste conduite par l'ancien ministre socialiste Edmond Hervé a remporté trois sièges sur quatre en Ille-et-Vilaine. L'ancien ministre de la Défense Charles Millon (UMP), un temps mis au ban de la droite républicaine pour avoir été élu avec les voix du Front national, a été battu dans l'Ain.
La gauche a raflé les deux sièges de l'Aveyron, profitant de l'affrontement à droite entre les anciens ministres Jean Puech et Jacques Godfrain, et de la Charente. Le maire de Dijon François Rebsamen, numéro deux du PS, et l'ancien ministre François Patriat ont été élus en Côte d'Or. Deux socialistes, dont l'ancien ministre René Teulade, ont été élus en Corrèze, ancien fief de Jacques Chirac. Le PS a aussi gagné un siège dans l'Aisne et en Dordogne.

Un siège supplémentaire dans les Bouches-du-Rhône

Les alliés du PS ne sont pas en reste. Les radicaux de gauche ont conquis deux sièges dans le Cantal et le Gers, les communistes un dans l'Allier. Jean-Pierre Chevènement, élu à Belfort face à un socialiste, fait son retour au Parlement.
La gauche a aussi remporté la plupart des 12 sièges créés. Elle a ainsi remporté un siège supplémentaire dans les Bouches-du-Rhône, où a été élue une jeune femme représentant la diversité, Samia Ghali, ainsi qu'un siège en Gironde, dans les Ardennes et les Alpes-Maritimes.
L'UMP a gagné des nouveaux sièges dans l'Hérault, la Haute-Garonne, l'Eure-et-Loir, ainsi que dans les collectivités d'outre-mer de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Dans le Gard, Jean-Paul Fournier (UMP) a fait basculer un des rares sièges conquis sur la gauche.

"Bonne résistance des listes UMP"

Les dirigeants de la majorité ont minimisé leurs pertes. "La majorité sénatoriale a mieux résisté que prévu", a estimé le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian. Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi s'est félicité de la "bonne résistance des listes UMP", attribuant la poussée de la gauche à ses victoires aux municipales dans les grandes villes. Le parti de Nicolas Sarkozy conserve 149 sièges, contre 159 dans le Sénat sortant. L'UMP va devoir dialoguer davantage avec ses partenaires centristes (29 sièges) et radicaux valoisiens.
Au nom du PS, François Hollande s'est félicité de cette "victoire de la gauche rassemblée". Le Premier secrétaire du PS a attribué ce "recul sérieux" à l'effet "mécanique" des élections précédentes, mais aussi au "mécontentement" des élus locaux vis-à-vis de la politique du gouvernement sur la "privatisation" de La Poste, les suppressions d'effectifs dans l'Education nationale ou les fermetures d'hôpitaux.

Larcher et Raffarin vise la présidence

Le numéro un socialiste a dénoncé "l'anomalie" du mode de scrutin sénatorial, qui n'a pas permis à la gauche de faire basculer la Haute Assemblée. "Normalement, il devrait y avoir une majorité de gauche au Sénat", a-t-il protesté.
Car la principale inconnue de ce scrutin portait sur la présidence du Sénat, qui se jouera mercredi lors de la primaire organisée au sein du groupe UMP. Les deux principaux prétendants à la succession de Christian Poncelet, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, sont venus à tour de rôle dimanche dans la salle des conférences du Palais du Luxembourg. Le sénateur des Yvelines s'est attardé plus longtemps que son rival, parti faire une émission de radio. "La confiance, ce n'est pas une addition de clichés, c'est vraiment une relation humaine qui fait passer le contact", a glissé Gérard Larcher. (avec AP)


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