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Désirs d'Avenir 76

Elections sénatoriales : Journée faste pour le PS

22 Septembre 2008 Publié dans #Elections

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Le PS recueille les fruits d'une campagne dénonçant le désengagement de l'Etat

Avant de replonger dans ses dissensions d'avant-congrès, le Parti socialiste a connu dimanche une journée faste. Sa perçée, réalisée lors du renouvellement d'un tiers des sénateurs, apparaît sensiblement plus importante qu'espéré.

Alors que les experts du PS comptaient engranger entre douze et quinze élus supplémentaires, le groupe socialiste va compter vingt-et-un nouveaux membres. De son côté, le Parti communiste progresse d'un siège, tout comme les Radicaux de gauche. Au total, la gauche sénatoriale réalise un gain de vingt-trois sièges.

Pour autant, elle reste encore loin, malgré ses poussées régulières, de la position dominante auquelle elle prétend . "Si nous avions eu un mode de scrutin qui représente effectivement les populations vivant sur le territoire et pas un renouvellement triennal invraisemblable", la gauche "serait majoritaire" a déclaré François Hollande, premier secrétaire du PS.

Certains départements très à droite, comme l'Aube, ont donné des résultats particulièrement favorables à l'opposition. De même que les Alpes-Maritimes, l'Ille-et-Villaine ou la Côte-d'Or, qui n'avaient pas envoyé au Palais du Luxembourg de sénateur socialiste depuis cinquante ans voire davantage.

Cette poussée aux allures de "sanction contre le gouvernement", selon M. Hollande, ne s'explique pas uniquement par les bons résultats engrangés par la gauche lors des élections régionales de 2004 et des scrutins municipaux et cantonaux de mars 2008. "La défiance vis-à-vis de la politique de la droite est telle que l'on peut en percevoir les signes, en particulier dans les départements ruraux qui se mettent à voter à gauche", assure Bruno le Roux, secrétaire national du PS aux élections.

UN PARFUM DE GAUCHE PLURIELLE

Lors de la campagne sénatoriale, le PS a mis en exergue "la réduction du périmètre du service public de l'Etat", insistant notamment sur les conséquences du plan de modernisation de la Défense qui ont conduit à réduire nombre d'implantations militaires, la réduction des dotations budgétaires aux collectivités locales ou encore les menaces de privatisation de La Poste.

Elu en Côte-d'Or, un département qui compte pas moins de 707 communes - de très petite taille pour la plupart - François Rebsamen, maire de Dijon, évoque de son côté "le renouvellement des élus des zones rurales intervenu depuis les dernières élections municipales". Ce nouveau personnel politique, estime le numéro deux du PS, "ne s'aligne plus autant sur la droite et est devenu moins sensible à la thématique de l'opposition ville-campagne".

On notera enfin que ce succès redonne à l'opposition sénatoriale un parfum de gauche plurielle. Elu dimanche sur le Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'intérieur de Lionel Jospin, retrouvera sur les bancs du Palais du Luxembourg Dominique Voynet, ancienne ministre de l'environnement, Robert Hue, ancien secrétaire national du parti communiste, et Jean Michel Baylet, président du parti radical de gauche.

Jean-Michel Normand

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